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Apprentissage : les grandes dépenses du CFPA

jeudi 30 mars 2017

formation mécanique

Le CFPA a rouvert en octobre dernier, après deux ans d’interruption faute de formateur, une formation de mécanicien réparateur de marine de plaisance. (© Marie Guitton)


Le centre de formation professionnelle des adultes (CFPA) a lancé ces derniers mois un vaste plan d’investissement. Machines industrielles, grandes surfaces de travail, outils, matières premières comme le ciment pour s’entraîner à construire un mur éphémère… Les besoins sont nombreux et très coûteux. Le CFPA peut compter sur ses importantes réserves constituées ces dernières années (au cours d’une période de “sous-activité” selon la chambre territoriale des comptes). Une chance que n’ont pas, pour la formation initiale, les lycées professionnels.

Équipement de nouveaux plateaux pédagogiques, achèvement de la construction du bâtiment qui abritera – enfin – un restaurant-école digne de ce nom… Le centre de formation professionnelle des adultes (CFPA), critiqué par la chambre territoriale des comptes (CTC) dans son dernier rapport pour avoir constitué des réserves faramineuses (plus d’un milliard de francs) en 2015, a engagé une vague de dépenses tous azimuts afin de se maintenir à flots.

Début 2017, le fonds de roulement de l’établissement public n’était plus que de 800 millions de francs. Et il diminuera encore de moitié en un an.

“Par exemple, on va lancer à la fin de cette année une formation de serveur à Raiatea, donc on a investi dans un plateau pédagogique avec tout ce qu’il faut – bar, vaisselier, lave-vaisselle… – pour un coût d’environ 2,5 millions de francs”, décrit le directeur Jean-Michel Blanchemanche. “On va aussi investir à peu près 20 millions sur le plateau pédagogique métallerie, pour quatre machines-outils, dont l’une avec commande numérique. Celles que l’on a ont trente ans. L’industrie évolue, donc on essaie de se mettre au même niveau, pour donner à nos stagiaires les capacités de travailler, par la suite, dans le milieu professionnel.”

Alors que certains enseignants des lycées pro se disent limités par le budget qui leur est alloué par l’Éducation nationale (lire dans notre édition du jour), le CFPA, qui relève de la compétence du Pays, assure, lui, être “énormément appuyé” par le territoire.

Certes, son budget de fonctionnement est stable depuis des années et c’est avec les contrats aidés financés par le service de l’emploi, de la formation et de l’insertion professionnelles (Sefi) que le CFPA parvient à réaccueillir aujourd’hui un nombre acceptable de stagiaires (de 670 en 2015, ils devraient être 891 à entrer en formation en 2017, soit un retour aux taux atteints il y a dix ans, avant le long passage à vide critiqué par la CTC).

Mais c’est bien grâce aux réserves que l’établissement a constituées ces dernières années sur son budget d’investissement qu’il parvient à acquérir en ce moment les équipements nécessaires à l’accueil des nouveaux contingents. “On travaille avec les référentiels de métropole puisque tous nos titres sont reconnus par l’État français. Le CFPA doit donc s’équiper des matériels réglementaires”, précise le directeur.

En 2017, les seules dépenses de matériel atteindront près de 75 millions de francs. Et les gros travaux ne sont pas en reste, comme l’achèvement du nouveau bâtiment devant accueillir, à Pirae, une cuisine pédagogique avec une salle de serveur (type lycée hôtelier).

 

Vingt-six plateaux pédagogiques de 400 m2

 

Lancée en 2013, puis stoppée en raison de la présence d’amiante, sa construction a repris en février 2016, pour une inauguration prévue le 7 septembre.

Faudra-t-il ensuite calmer les dépenses ? “Tout à fait !”, répond le directeur, qui souhaite conserver une capacité d’investissement sur fonds propres suffisante pour les jours à venir.

Car tout coûte cher : 7,1 millions de francs pour le futur plateau pédagogique “amiante”, destiné à conformer les employés du bâtiment aux dernières recommandations de la direction du travail ; “deux ou trois millions” pour les machines à coudre achetées récemment pour la formation tissus d’ameublement ; ou encore quelques chèques à six ou sept chiffres pour les quatre voitures “presque neuves” achetées l’année dernière afin de faire découvrir les “nouvelles technicités des véhicules” aux stagiaires en formation mécanique auto.

Pour les 37 titres qu’il dispense, le CFPA compte 26 plateaux pédagogiques d’environ 400 m2 à Raiatea, Taravao, Pirae et la Punaruu, composés chacun d’un atelier, une salle de cours, un magasin et un bureau.

“Donc ça a énormément de coût et la difficulté, c’est d’arriver à entretenir le matériel”, souligne Jean-Michel Blanchemanche, en parcourant des yeux un atelier où s’étalent une dizaine de moteurs de bateaux que des stagiaires montent et démontent à longueur de journée… 

 

M.G.

 

Retrouvez l’intégralité de notre article dans notre édition du jour ou au feuilletage numérique avec :

• Reprise de la formation “mécanicien réparateur de marine de plaisance” au CFPA

• Dans les lycées, “on fait avec ce qu’on a”

 

 

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