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L’armée nigériane libère par centaines des otages de Boko Haram

samedi 2 mai 2015

L’armée nigériane a libéré près de 700 otages en moins d’une semaine dans la forêt de Sambisa, repaire de Boko Haram dans le nord-est du pays, alors que l’incertitude demeure sur le sort des lycéennes de Chibok enlevées l’an dernier.
« Un autre groupe de 234 femmes et enfants » retenus par le groupe islamiste « a été libéré jeudi » dans cette forêt, a annoncé vendredi soir l’état-major dans un communiqué.
« Ils ont été évacués et conduits avec d’autres ex-otages dans un endroit où des identifications sont en cours », a indiqué l’armée.
Au cours des jours précédents, quelque 500 femmes et enfants avaient déjà été libérés : un groupe d’environ 300 captives avait été délivré mardi, et 160 autres ex-prisonniers libérés jeudi.
« L’assaut sur la forêt se poursuit sur divers fronts », a expliqué l’armée, précisant porter ses efforts sur le « sauvetage des otages civils et sur la destruction de tous les camps terroristes et de leurs équipements » dans la forêt de Sambisa.
Le porte-parole de l’armée, le colonel Sani Usman, a affirmé samedi à l’AFP que les otages avaient été libérés plus facilement que lors des précédentes opérations conduites dans cet ancien parc national de l’ère coloniale.
« Dans la dernière opération de sauvetage, il n’y a pas eu beaucoup de résistance des terroristes, contrairement aux deux précédentes opérations », a-t-il déclaré.
« Il n’y a donc pas eu de victimes à déplorer parmi les otages libérés cette fois », a-t-il précisé. « Ils sont traumatisés et certains sont malades », a-t-il cependant ajouté.
Les membres du dernier groupe vont désormais devoir être identifiés pour déterminer s’il s’agit bien « d’otages ou de combattants terroristes », a souligné le porte-parole.
« Les terroristes sont connus pour utiliser des femmes dans leurs actions terroristes et en ont utilisées comme kamikazes. Il faut donc des enquêtes approfondies pour établir leurs véritables identités », a-t-il expliqué.
Le nombre de captifs délivrés au cours des derniers jours donne une idée de l’ampleur des rapts de masse perpétrés par le groupe islamiste, désormais affilié à l’organisation État islamique.
Selon Amnesty International, environ 2 000 femmes ont été kidnappées depuis début 2014 par Boko Haram.
Des filles et femmes enlevées ont expliqué à cette organisation de défense des droits de l’Homme avoir été soumises au travail forcé, à l’esclavage sexuel et avoir parfois dû combattre sur la ligne de front aux côtés des insurgés.

AFP

sandrine lecomte
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