L’armée salue la mémoire d’un soldat “exemplaire et courageux”

    samedi 28 mars 2015

    Un geste héroïque reconnu par l’État-major des armées. “Le 27 avril 2009, grâce à sa rigueur et son professionnalisme, il a découvert et neutralisé des engins explosifs.”
    Cette déclaration, faite hier après-midi par le colonel Thierry Dapsens, commandant d’armes adjoint, n’est qu’un échantillon dans le parcours “exemplaire et courageux” du caporal-chef Teuira Barsinas-Eyrin, militaire du 3e régiment du génie de Charleville-Mézières (Ardennes), décédé lundi, à Papeete.
    En présence de la famille, les obsèques de cet homme, âgé de 35 ans, ont tout d’abord débuté par une cérémonie religieuse, tenue en la chapelle Saint-Louis, au camp militaire de Arue.

    “Une plus-value singulière et remarquée”

    Une cinquantaine de militaires, de tout corps, dont le Comsup, étaient présents pour rendre hommage à leur camarade. Parmi eux, une délégation composée d’une trentaine d’officiers, un groupe du régiment du service militaire adapté (RSMA), ainsi qu’un détachement de légionnaires et un clairon. L’armée locale a déposé des gerbes de fleurs, tout comme le régiment et la commune de Charleville-Mézières.
    Dans son discours, le colonel Thierry Dapsens a rappelé “la rigueur professionnelle” du défunt, qui a notamment été en mission sur des terrains dangereux, à la frontière palestino-libanaise.
    “Disponible, déterminé, faisant preuve d’ardeur au travail.” Ses qualités sont reconnues et lui permettent, en mai 2012, d’accéder au grade de caporal-chef.
    En septembre 2013, son efficacité dans la prise de décisions lui permet de réussir une mission en Martinique, où il avait en charge une équipe.
    Quelques mois plus tard, retour sur un terrain plus hostile. Le caporal-chef Teuira Barsinas-Eyrin est envoyé en Guyane pour lutter contre l’orpaillage sauvage.
    “Son expérience et sa détermination”, mais aussi son aptitude à “veiller à la sécurité de ses camarades” sont remarquées par ses supérieurs.
    En novembre dernier, il part alors, dans le cadre de la mission Sangaris, en Centrafrique, où il apporte “une plus-value singulière et remarquée”.
    C’est probablement dans ce pays d’Afrique centrale que le militaire a contracté le paludisme, auquel il aurait succombé (lire encadré ci-contre).
    Après la cérémonie religieuse, la famille et les représentants de l’armée se sont rendus au cimetière de l’Uranie, à Papeete, pour dire un dernier adieu à ce militaire qui a fait preuve “d’engagement au service de la France”.

    Karim Mahdjouba

    Pas de paludisme au fenua

    Le paludisme est l’hypothèse privilégiée quant à la cause du décès du caporal-chef Teuira Barsinas-Eyrin, selon les premiers éléments de l’autopsie pratiquée jeudi, ordonnée par le parquet, qui avait ouvert une enquête en “recherche des causes de la mort”. Le résultat des examens sanguins, envoyés pour analyse dans un laboratoire en métropole, sera connu d’ici une quinzaine de jours. Pour rappel, le paludisme est un parasite transmis par le moustique Anopheles, qui n’est pas présent au fenua. L’Anopheles est donc différent de l’Aedes, que l’on trouve en Polynésie française et qui transmet dengue, chikungunya et Zika. L’Aedes ne peut pas transmettre le paludisme.

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