L’art de la Terre des hommes fait son show

    lundi 21 novembre 2016

    salon marquises

    Le haut-commissaire René Bidal et le président du Pays, Édouard Fritch, ont ouvert le salon, samedi dernier au matin.
    Tous deux ont salué la vitalité de l’artisanat marquisien. (© DR)

     

    Une cinquantaine de stands, garnis du meilleur de l’artisanat marquisien : les exposants sont au rendez-vous et, quelques semaines avant les fêtes de Noël, ils espèrent écouler leur production avant le 4 décembre, date de clôture du salon. Près de 35 associations rassemblant plus de 80 exposants ont fait le déplacement. Le Salon des Marquises, c’est de l’artisanat – et souvent de l’art tout court, comme en témoignent certaines pièces exceptionnelles – mais pas seulement.

    De nombreux exposants ont aussi amené dans leurs bagages des litres de mono’i parfumé, du miel, denrée rare et recherchée à Tahiti, ou encore des fruits, comme les combavas, ces agrumes bosselés, plus acides et intenses que le citron vert. Dépêchez-vous d’aller faire vos courses en salle Aorai Tini Hau, à Pirae !

     

    C.P.

     

    Le tronc en bois de rose de Fred Tema

    salon marquises

    (© Caroline Perdrix)

    Une pièce exceptionnelle venue de Tahuata : un tronc entier de bois de rose, qui sert de support à deux ‘umete. Comptez 60 kilos pour le seul support ! Deux heures après l’ouverture du salon, Fred Tema avait déjà vendu cette œuvre, ainsi qu’une autre du même genre. Chaque pièce lui a demandé trois mois de travail.

     

    Le mono’i, toujours

    monoi

    (© Caroline Perdrix)

    Mais pas le mono’i déjà vu partout : ici, il est parfumé au combava, cet agrume asiatique dont le parfum évoque la citronnelle, ou aux “mille parfums”, ceux des kumu hei qui embaument les cheveux des Marquisiennes, ou bien encore au “poc-poc”, la graine un peu poivrée d’une herbe envahissante et grimpante. Et comme la récolte du miel vient de se terminer, l’artisane propose également plus de 100 litres du précieux nectar.

     

    Les bambous de tatouage d’Edwin Fii

    salon marquise

    (© Caroline Perdrix)

    Edwin Fii travaille également l’os, mais ce sont ses flûtes nasales gravées et ses bambous de tatouage qui sont à l’honneur sur ce salon. Les anciens gravaient des bambous de motifs traditionnels destinés au tatouage, “une sorte de catalogue indiquant quels motifs étaient destinés à quelle partie du corps”. D’environ 50 cm, ce bambou est fermé à ses extrémités par des médaillons en os, reproduisant les motifs que l’on trouvait sur les parures de tête en nacre et en écaille de tortue des chefs et des guerriers marquisiens.

     

    Les tapa de Titaua

    salon marquises

    (© Caroline Perdrix)

    Titaua est venue de Fatu Hiva en famille : sa maman, qui lui a transmis l’art du tapa, son grand-père et sa petite sœur. En tout, ils ont amené plus d’une centaine de pièces.

     

    Les selles de Marc Barsinas

    salon marquises

    (© Caroline Perdrix)

    Ces selles de cheval traditionnelles sont réalisées à Fatu Hiva, en bois de manguier. Il faut deux jours pour en fabriquer une. L’artiste Marc Barsinas réalise également des bijoux et objets en os, ainsi que des statuettes en pierre. Il est venu à Tahiti avec plus d’une tonne de fret.

     

    Les coffres sculptés de Jean-Marc Kaiha

    salon marquises

    (© Caroline Perdrix)

    Ces coffres en bois de tou, qui viennent de Ua Pou, sont étonnamment légers et munis d’une serrure à clé. Tenuhei, le fils de Jean-Marc Kaiha, pose fièrement devant l’œuvre de son papa.

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