L’association hippique pas prête à lâcher la bride sur l’hippodrome

vendredi 30 janvier 2015

L’association hippique et d’encouragement de l’élevage de Tahiti (AHEE) monte au créneau pour dénoncer les projets du Pays et de la commune de Pirae de récupérer le terrain de l’hippodrome. Le Pays estime que le bail arrive à échéance au mois d’octobre, date à laquelle il entend récupérer les terrains.

L’AHEE a une autre interprétation des termes du bail. Estimant cette future expulsion “illégale”, elle a porté l’affaire
devant le tribunal.“J’ai commencé à courir sur cet hippodrome le 14 juillet 1955 et j’ai encore des chevaux de course. Je continue à courir et je me battrai jusqu’à la fin pour conserver cet hippodrome.” Louis Raoulx, le président de l’association hippique et d’encouragement de l’élevage de Tahiti (AHEE), n’est pas prêt de lâcher la bride.
Depuis le début de la semaine, la récupération du terrain de Pirae par le Pays, et éventuellement ensuite par la commune, est devenue un sujet médiatique. “Cela ne date pas d’aujourd’hui, cela dure depuis plus de 40 ans. Périodiquement, la mairie a voulu récupérer ce terrain”, explique Louis Raoulx, qui avoue pourtant aujourd’hui ne plus rien comprendre, perdu entre les déclarations plutôt optimistes du Pays et de la commune dans la presse, et les échanges de courrier avec le Pays depuis plusieurs mois qui sonnent le glas de l’hippodrome.
C’est donc Brice Dumas, l’avocat de l’association, qui prend le relais et pointe ce paradoxe. Abel Temarii, l’adjoint de la mairie, affirme : “Nous n’avons rien contre ceux qui ont les moyens de se payer des tours de poney.” Pourtant, le courrier du Pays reçu par un huissier en août dernier indique clairement la fin du bail en octobre. “Donc, on nous dit que l’on ne veut pas nous expulser dans les médias, mais d’un autre côté, on demande à l’association de partir.”

“Tentative d’expulsion”

Aménagé voilà 50 ans par l’association sur une parcelle du Pays en friche, le terrain a fait l’objet d’un bail signé une première fois en octobre 1955, puis reconduit en 1985. Il est censé arriver à terme en octobre cette année, date à laquelle le Pays entend récupérer le terrain. L’association conteste cette décision et a porté cette affaire devant le tribunal. Ce bail est, “il est vrai, un peu particulier dans la forme parce qu’il est très vieux”, admet l’avocat, mais “il dit explicitement que le bail est renouvelable au gré du preneur avec un préavis d’un an.”
L’association avait pris les devants et cette demande de renouvellement a ainsi été faite sept mois avant l’échéance. “En conséquence, la tentative d’expulsion, parce qu’il faut l’appeler par son nom, que mène le Pays, est illégale à l’heure actuelle.”
L’AHEE avait anticipé cette reconduction car “il y avait des signes que, petit à petit, l’association hippique était de moins en moins dans les bonnes grâces”. Les subventions de la commune ont ainsi été supprimées. Le Pays a également envoyé un courrier interdisant les paris mutuels “alors que sa position était inverse antérieurement. Il a joué l’intimidation compte tenu du vide juridique dans ce domaine. Nous avons voulu obtenir des explications, nous n’avons jamais eu de réponse”, détaille l’avocat, pour qui “cela tend à prouver qu’il y a, de la part du Pays et de la commune ,une action conjointe visant à nuire à l’association hippique”.
Dans nos colonnes, un conseiller de la mairie expliquait ainsi “qu’un centre équestre, au niveau de l’hygiène, c’est compliqué. La zone est reconnue comme insalubre par l’État.” Un jugement infondé pour l’avocat. “Qu’ils le prouvent, il n’y a pas eu d’enquête menée.”

De la transparence quant aux projets à venir

Le juriste pointe également du doigt les intentions diverses et variées pour réaménager le site du “centre culturel” à une “zone de loisirs multi-activités” alors qu’un courrier du ministère des Affaires foncières parle “d’une urbanisation importante du fait de la construction prochaine de logements pour l’OPH”. Aussi, l’AHEE demande “de la transparence, le mot est à la mode quant aux projets du Pays et de la commune”.
Pour Louis Raoulx, il n’est même pas possible de partager ce terrain sous peine de mettre à mal l’activité hippique. Les voies judiciaires possibles seront engagées pour obtenir satisfaction. “Sur cet hippodrome, il y a 300 à 400 chevaux en période de course. Il est utilisé par des clubs, par la fédération polynésienne, et nous avons également installé un parcours de santé, où nous avons une cinquantaine de joggers qui viennent tous les soirs. (…) En début d’année, des propriétaires ont investi dans des chevaux à hauteur de 8 à 10 millions de francs. S’il n’y a plus d’hippodrome, qu’est-ce que l’on fait ? L’association génère
40 emplois. Ces gens-là, qu’est-ce qu’ils vont faire pour nourrir leurs familles ?”

F.C.

aec 2015-01-31 01:47:00
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