L’autorité de la concurrence en place fin juillet

    mercredi 15 juillet 2015

    À la suite du vote de la loi du Pays du 26 juin 2014, une structure indépendante devait être mise en place en Polynésie française. 
    Ce sera chose faite le 24 juillet. Entre-temps, plusieurs rencontres entre des responsables politiques polynésiens et le président 
    de l’autorité de la concurrence française (ACF), Bruno Lasserre, ont eu lieu ; la dernière en date, le 23 février, avec Jean-Christophe Bouissou. Le président Lasserre se rendra au fenua les 23 et 24 juillet pour signer un accord de coopération entre l’autorité 
    de la concurrence métropolitaine et son homologue polynésienne, qui sera présidée par Jacques Mérot, à la tête d’un collège 
    de quatre membres. Un rapporteur général supervisera les services d’instruction. Au cours d’un entretien accordé à La Dépêche, 
    Bruno Lasserre brosse les grandes lignes de l’action de l’autorité de la concurrence et de sa version polynésienne. 

    Pourquoi une autorité de la concurrence en Polynésie française ? 
    Elle répond à un vrai besoin. Ce n’est pas parce que la Polynésie – comparée à d’autres économies dans le monde – est une “petite” économie, qu’elle n’a pas besoin de régulation concurrentielle, tout au contraire ! L’économie polynésienne, du fait de son insularité et de ses particularités géographiques, subit indéniablement des handicaps économiques. Ce sont notamment des coûts d’approche, des économies d’échelle souvent difficiles à atteindre, des mutualisations complexes à réaliser, des investissements parfois impossibles, etc. Ces handicaps sont, en quelque sorte, “hérités”. Et il ne faut pas en ajouter d’autres, qui seraient générés, cette fois, par les entreprises polynésiennes. La population ne doit pas payer deux fois : payer les coûts liés à une situation structurelle et payer le coût de handicaps supplémentaires qui grèveraient artificiellement les prix du fait de comportements ou de stratégies d’entreprises. D’où la nécessité de mettre en place une autorité qui puisse prévenir et sanctionner les dérives telles que les ententes conclues entre entreprises concurrentes ou les abus de position dominante comme, par exemple, le prélèvement de marges abusives en cas de détention d’un fort pouvoir de marché.
    Il se trouve que je suis, par ailleurs, vice-président de l’International Competition Network (ICN), qui regroupe plus de 130 autorités de la concurrence dans le monde. Plusieurs d’entre elles sont d’une taille économique comparable à la Polynésie française. L’autorité polynésienne aura, naturellement, vocation à rejoindre ce réseau. Elle pourra s’appuyer non seulement sur l’expérience de l’autorité française, puisque nous allons signer un accord de coopération technique par lequel nous allons apporter notre appui à cette jeune autorité, l’aider à traiter ses dossiers, former ses membres et rapporteurs, mais également sur l’expérience des autres autorités de la zone océanique.

    N’y a-t-il pas des “monopoles naturels” du fait des spécificités du territoire ?
    Oui, il y a indéniablement des particularités et ce sera précisément le rôle de l’autorité de faire la part des choses entre ce qui relève de justifications objectives intangibles et ce qui provient de comportements illicites. Elle devra notamment s’attacher à distinguer les coûts “justifiés” des “surcoûts” qui ne le sont pas. 

    Philippe Binet

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    Mathius 2015-07-16 11:36:00
    Je ne pense pas que cette autorité rassurera les éventuels investisseurs étrangers ou locaux, c'est une autorité qui n'en sera vraiment pas une puisque il n'existe aucune économie qui peut supplanter l'economie quaternaire qui est la manne de la richesse des décideurs politique, alors, cette nouvelle autorité est juste l'arbre qui ce veut caché la forêt. Encore un truc bidon pour rassurer le clientèlisme politique.
    Nous en allons avoir rapidement la preuve avec, l'Edt et l'Opt et surtout avec les produits pharmacetiques et para médicaux, nous allons bien voir si le gouvernement va continuer son sophisme politique ou bien se décider à agir dans l'intérêt des populations en ouvrant vraiment la concurrence.
    Affaire à suivre et les paris sont ouverts... Emere tu mises combien?:))))
    TETUANUI Monil 2015-07-16 06:38:00
    Pourquoi attendre une instance légale qui vient encore de France pour constater l'évidence. On a l'électricité le plus cher au monde car les gouvernements successifs ont donné le monopole à EDT/EDF/GDF/SUEZ/ELYO/SMEG pour nous obliger à payer une facturation qu'on sait aujourd'hui qui rapporte des bénéfices EXHORBITANTES et ILLICITES.? 143 milliards de bénéfice que se sont répartis ces sociétés de la poche des polynésiens l'année dernière. Je suis d'avis que EDT doit gagner mais pas se faire de l'or sur notre dos, tous les jours. Le Prince de Monaco se fait presque 30 milliards de bénéfice car il a 20%. Ce n'est pas de sa faute. Notre gouvernement FRITCH doit arrêter cette fuite des capitaux organisée. EDT le sait. Elle nous fait avaler des couleuvres en nous expliquant par des a+b+c bien montés une facturation où elle maîtrise seule les inconnues. Et cela fait 143 milliards de bénéfice. Aller MATE TUIHANI, ALLEZ GASTON, ALLEZ OSCAR (Indépendance énergétique) ALLEZ FRITCH.... GEREZ NOUS NOTRE POLYNESIE AVEC TRANSAPRENCE: une 2ème société concurrente..........
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