Habillage fond de site

L’avion retrouvé à Tiarei n’est pas celui disparu en 1992

vendredi 10 novembre 2017

(©Photo : archives LDT)

Georges Vuillod a effectué un atterrissage en catastrophe sur les hauteurs de Tiarei en février 1970.(©Photo : archives LDT)

Les restes d’avion retrouvés sur les hauteurs de Tiarei ne sont pas ceux de l’appareil de Wilfried Mardjoeki, disparu sans laisser de trace le 5 avril 1992, a révélé hier TNTV.

La déception est à la hauteur des espoirs qu’avait suscités la découverte, fin septembre, d’une carlingue par des chasseurs. Le mystère du Cessna de l’aéro-club reste donc entier.

En fait, les enquêteurs de la gendarmerie, qui se sont rendus sur le site de l’épave il y a deux semaines, ont vite compris qu’il ne s’agissait pas de l’avion piloté il y a 25 ans par le jeune homme de 19 ans.

En revanche, comme le précisent nos confrères de TNTV, ils ont fait le lien avec un accident aérien survenu 22 ans plus tôt.

En effet, le jeudi 26 février 1970, un avion de l’aéro-club a réalisé un atterrissage forcé sur l’un des sommets du district de Tiarei, dans le secteur où la rivière Vaipuu prend sa source.

L’appareil, un Jodel DR 220 “FOCIC”, était piloté par Georges Vuillod, 23 ans, seul à bord.

Engagé dans une vallée dont il ne pouvait plus sortir, il a su manœuvrer avec habileté et s’est posé en catastrophe après avoir visé une clairière.

Son appareil est passé entre deux arbres, dont l’un lui a arraché une aile. Le pilote, qui s’en est tiré avec un tassement de vertèbres sans gravité, a expliqué que cela s’était passé après les exercices de prise de terrain en campagne.

“En cas de panne, il s’agit de sauver au moins sa peau”, a raconté Georges Vuillod, “après un troisième ou quatrième exercice sur une butte assez plane, j’ai essayé de dégager de la montagne pour revenir sur le bord de mer. J’ai perdu trop d’altitude et je ne pouvais pas faire un demi-tour réglementaire. J’ai été obligé de remonter dans la vallée et je me suis aperçu que mon avion n’arrivait pas à grimper.”

L’homme a alors décidé d’effectuer un atterrissage en campagne, il a cherché un terrain favorable et essayé de limiter les dégâts.

“Le choc a été moins violent que prévu”, a encore précisé le pilote, “la radio marchait encore et j’avais, avant le contact avec le sol, lancé un message de détresse.”

À cause de la configuration du terrain, la tour de contrôle n’a pas reçu le message. Le pilote a attendu le passage d’un autre appareil de l’aéro-club, où l’on commençait à s’inquiéter, pour enfin signaler sa position. “Tout se termine bien, quelques égratignures… Je repiloterai la semaine prochaine”, a conclu Georges Vuillod.

La famille Mardjeoki, qui réside en Nouvelle-Calédonie, reste avec sa peine, et toutes les questions qu’elle se pose depuis 25 ans.

 

Damien Grivois

 

 

 

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