Le bambou par le bon bout

    lundi 25 janvier 2016

    Jean-Marc et Hinano entretiennent une petite bambouseraie dans leur jardin, depuis huit ans environ. Le couple attend généralement trois ans avant de récolter, au gré des commandes.  Ils cultivent quatre variétés, aux propriétés et aux usages variés.
    À Vairao, à la hauteur du PK 9,1, côté montagne, Jean-Marc, 47 ans, et sa femme, Hinano, 48 ans, entretiennent un véritable jardin botanique, à seulement quelques mètres de la route. Parmi les fruits et les fleurs poussent des bambous de couleurs et de tailles variées, dont les feuilles frémissent au moindre souffle de vent. “C’est tellement reposant !”, confie d’emblée Hinano, qui apprécie à la fois cette plante pour l’ombre et la musique qu’elle procure.
    Le couple s’est lancé dans l’agriculture il y a environ huit ans, pour arrondir les fins de mois difficiles. Au fil du temps, Jean-Marc, électricien de métier, a développé une véritable passion pour le bambou, malgré quelques contraintes… de taille.
    “Je dirais que c’est facile à faire pousser, mais que c’est dur à entretenir. Il faut couper régulièrement les jeunes pousses, pour équilibrer le tout, sinon ça devient vite envahissant !”,
    précise-t-il.
    “Quand tu coupes un bambou, le lendemain, tu as mal au dos et aux bras. Mais c’est mieux de le faire à la main, parce qu’avec une tronçonneuse, tu risques de casser ta lame”, ajoute-t-il. C’est donc avec un couteau particulièrement aiguisé que Jean-Marc terrasse cette herbe surprenante dont la résistance est souvent comparée à celle de l’acier.

    Entre huit et douze mètres de hauteur

    “En général, je coupe les bambous lorsqu’ils ont atteint entre huit et douze mètres de hauteur. Si on les laissait pousser, ils pourraient être encore plus grands”, explique-t-il.
    Avant d’en arriver là, il aura fallu se montrer patient, le temps de trois années de croissance minimum. Pourtant, pour une perche de six ou sept mètres, taillée et redressée – en étant chauffée par le feu, comme on travaille un métal –, compter seulement 1 500 francs.
    “Il faut aussi les traiter. Avant, les anciens les plongeaient dans la mer, mais aujourd’hui, les plages ne sont plus aussi accessibles”, mentionne Jean-Marc. Avec sa femme, il exploite le bambou sous toutes ses formes, en fonction des propriétés des quatre variétés présentes dans son jardin.
    “Les feuilles peuvent servir pour les costumes de danse, par exemple, et il y a même des gens qui mangent les jeunes pousses”, confie Hinano. Le bambou jaune, strié de lignes vertes au cours de sa croissance, peut faire office de canne à pêche, de perche pour la cueillette, de pilier pour la construction ou pourquoi pas d’abat-jour, au creux duquel il suffit de glisser une ampoule.
    Pour la confection de nasses et d’objets de décoration, Jean-Marc préférera travailler le bambou vert, plus souple, pouvant également servir de réceptacle pour la préparation du pua’a ta’ofe. Les deux autres variétés restantes, plus fines et menues, peuvent assurer les fonctions de pique à chevrette pour l’une, et de haie pour l’autre.
    “On peut faire tout ce qu’on veut !”, souligne Jean-Marc, participant ainsi à la préservation de certaines traditions, sans manquer de moderniser ce végétal aux nombreuses vertus..

    A.-C.B.

    VAHINA 2016-01-27 02:32:00
    FÉLICITATIONS À VS DEUX CAR IL FAUT BEAUCOUP DE PERSÉVÉRANCE A CULTIVER LES BAMBOUS ...
    QUE DIEU VS BÉNISSE ET VS PROTÈGE
    MON COUSIN ET TA PETITE FAMILLE
    QUE DU BONHEUR !!☝?☝
    Océane 2016-01-26 14:53:00
    Bonjour,

    Avez vous un numéro de téléphone ou mail pour joindre Jean-Marc et Hinano ?

    Merci

    Océ
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