Le centre des métiers d’art prépare le film de sa rencontre océanienne

    jeudi 21 janvier 2016

    Une délégation du Centre des métiers d’art (CMA) a participé, du 2 au 17 janvier en Nouvelle-Zélande, à la 4e édition du Putahi.
     Are Raimbault, vidéaste, les a suivis à travers cette rencontre artistique et culturelle océanienne afin de capturer interviews, ateliers, conférences et créations.  Le CMA entend présenter ce film à la prochaine sélection du Fifo.
    C’est avec la valise pleine d’expériences, de rencontres et de partages que la délégation du Centre des métiers d’art (CMA) est rentrée samedi dernier de Nouvelle-Zélande. Là-bas, six élèves, trois enseignants et le directeur du centre ont pris part, du 2 au 17 janvier, à la 4e édition du Putahi (putahi signifie être unis, comme les jeunes et les anciens rassemblés en un lieu, comme une famille, une troupe), une rencontre artistique et culturelle océanienne initiée en 2012 par Viri Taimana, le directeur du CMA, Tokai Devatine, enseignant, et Donn Ratana, enseignant à l’université de Waikato, en Nouvelle-Zélande.
    Une trentaine d’artistes professionnels et en devenir du Pacifique ont été réunis en ce même établissement universitaire, où un gymnase a été transformé en atelier géant pour l’occasion.
    “Il y avait notamment deux artistes de Tonga, deux artistes de Nouvelle-Calédonie, une de Rarotonga, des artistes maori qui étaient plus nombreux, et nous, du Centre des métiers d’art”, raconte Viri Taimana. “La collaboration a été très enrichissante pour tout le monde. On créait tous ensemble dans un échange mutuel. Et pour arriver à tisser une relation beaucoup plus proche, chacun devait faire une conférence par rapport à sa propre pratique.” Pour la Polynésie, ce sont Alexander Lee, artiste et intervenant en art contemporain au CMA, Tokai Devatine, enseignant en histoire et culture polynésienne, et Hihirau Nanai, enseignante en sculpture, qui ont présenté leurs œuvres.

    Fixer un instant T

    Élèves et professeurs ont également pu s’essayer aux différents ateliers proposés : poterie, peinture, gravure sur linoleum et gravure sur argent. Ce dernier a reçu “l’engouement de nos élèves, qui ont mobilisé cet atelier jusqu’à 4 heures du matin afin que tout le monde puisse réaliser une pièce en argent”, reprend Viri Taimana. “Nous avons discuté avec l’artiste qui enseignait ce travail et il viendra en avril donner une formation aux enseignants et aux élèves au Centre des métiers d’art.” Cette rencontre du Pacifique à Aotearoa a été capturée par Are Raimbault, un vidéaste du fenua, à la demande du Centre des métiers d’art. Après avoir édité un catalogue du tout premier Putahi, qui a eu lieu à Tahiti en 2012, le centre a voulu aller plus loin avec la réalisation d’un documentaire. “Ce film va raconter la pratique des artistes océaniens à un moment T, qui est celui du Putahi”, explique Viri Taimana. “L’organisateur du Putahi en Nouvelle-Zélande, Donn Ratana, était très enthousiaste. Ce sont surtout les artistes, toujours réticents avec une caméra, qu’il a fallu persuader de la nécessité de fixer à un moment donné leurs propos, leurs pratiques. Il nous a fallu deux, trois jours pour qu’ils acceptent, se mettent en condition et veulent bien se livrer, nous faire de petites confidences sur comment ils se
    voient en tant qu’Océaniens. Parce qu’à un moment, il faut qu’on soit capable de raconter notre propre histoire et la vision, ce regard qu’on porte sur nous-mêmes.”
    Une fois terminé, ce film sera soumis au jury de présélection du Festival international du film documentaire océanien (Fifo) 2017. Et s’il tient toutes les promesses du teaser présenté lundi aux élèves et professeurs qui n’ont pas eu la chance de partir, on peut s’attendre à un très beau film.

    Vaiana Hargous

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