Le centre hospitalier Mamao et le Royal Papeete démolis “d’ici fin 2015”

samedi 10 janvier 2015

L’ancien hôtel Royal Papeete, situé en face de la gare maritime, et le centre hospitalier territorial (CHT) Mamao seront détruits dans le courant de l’année pour faire place à de nouveaux projets. Cette information, révélée par nos confrères de Polynésie 1ère, jeudi, sur leur site Internet, a été confirmée, hier, par Jean-Claude Presti, directeur de Tahiti Nui aménagement et développement (TNAD).
 
Où en est-on de la destruction de l’ancien hôtel Royal Papeete et du CHT Mamao ?
En ce qui concerne les deux opérations, nous sommes dans une phase de démolition. La phase de démolition se décompose toujours en trois étapes. À la première, on fait toujours ce que l’on appelle, et c’est une étape obligatoire et réglementaire, un diagnostic amiante. Quand vous voulez démolir quelque chose, où que ce soit, il faut vérifier préalablement qu’il n’y a pas d’amiante. C’est le laboTP qui l’a fait pour ces endroits.
 
Quel est l’objectif du diagnostic amiante ?
Le principe du diagnostic, c’est d’effectuer un prélèvement, de droite, de gauche, d’un peu partout, sur plein de parties, et ils envoient ça, bien souvent en France, de manière à faire analyser les produits. Vous pouvez avoir des produits, par exemple, dans la colle qui a servi à mettre le carrelage. Cela veut dire que dans le carrelage, il y avait de l’amiante. Donc là, vous êtes obligé d’enlever tout le carrelage avec la colle. C’est donc la première étape.
 
Quelle est la deuxième étape ?
En fonction du diagnostic, on dit voilà, tel bâtiment que nous souhaitons démolir a une présence d’amiante. À partir de ce moment-là, nous passons à une étape numéro 2 où l’on fait désamianter. C’est-à-dire que nous avons des entreprises spécialisées qui doivent intervenir pour enlever partout où l’on a une présence d’amiante.
 
Que se passe-t-il lorsque l’amiante est enlevée ?
Une fois qu’elle est retirée, nous appelons des entreprises pour démolir l’ensemble du bâtiment. Au Royal Papeete, nous avons fait les diagnostics, nous avons repéré une présence d’amiante, nous avons lancé les consultations pour désamianter, les entreprises nous ont déjà répondu et nous allons passer les missions sous peu, histoire d’une semaine ou deux, nous allons passer les marchés pour l’entreprise qui va avoir à charge d’enlever l’amiante au Royal Papeete.
 
Raisonnablement, dans quels délais ces deux bâtiments seront détruits ? 
Normalement, on espère pouvoir tout démolir, Royal Papeete et Mamao, d’ici fin 2015.
 
En termes de coût, peut-on avoir une idée ?
C’est plutôt délicat. On a des budgets. Je ne peux pas me permettre de donner comme cela, et dans la presse et à la télévision, des montants, étant donné que je suis en phase de consultation des entreprises, ce qui serait donner des éléments aux entreprises, ce qui serait en dérogation avec le code des marchés publics. Je n’ai pas le droit de le faire.
 
Même pas une fourchette ?
Disons que si j’avais passé les marchés, ça ne me poserait aucun problème de vous dire que j’ai passé un marché de tel montant, avec telle entreprise…
 
Nos confrères de Polynésie 1ère ont évoqué 500 millions de francs sur leur site Internet… On est loin de la vérité ?
Pour quoi ? Les deux sites ?
 
Oui, les deux sites…
À mon avis, il ne faudra pas que l’on dépasse cela. Si on arrive à ce montant-là, c’est que l’on sera allé très très très très loin.
 
Est-ce que TNAD est concerné par ce qui va se passer ensuite et avez-vous une petite idée des projets prévus à ces emplacements ?
Oui, nous sommes concernés. Pour le Royal Papeete, pour l’instant, nous menons simplement des réflexions avec le Port autonome. C’est quelque chose qui initialement avait été regardé pour la réalisation de parkings. Donc nous regardons la faisabilité, et technique et financière. Pour l’instant, il n’y a rien d’arrêté là-dessus. S’il s’avère que ce n’est pas possible, on développera autre chose.
 
Et à Mamao ?
En ce qui concerne Mamao, c’est un dossier pour lequel beaucoup de personnes doivent être concernées. Dans un premier temps, nous allons nous limiter à nettoyer la forme, mettre peut-être un revêtement dessus, uniquement pour utiliser l’ensemble de la forme pour accueillir des manifestations. On aura  une grande esplanade, une grande plateforme. On espère, dans les mois et les proches années, mener une concertation avec les associations, la mairie de Papeete, la Polynésie et les ministères éventuels concernés, pour essayer d’élaborer un projet sur lequel tout le monde pourrait s’exprimer. De là, sortir peut-être un projet et ensuite, il faudra en regarder la “bancabilité”, comment le financer.
 
Propos recueillis par Karim Mahdjouba
 

SIRE 2015-01-10 11:29:00
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