Le combat de Gérard face aux odeurs nauséabondes

    mercredi 6 avril 2016

     Depuis plus d’un mois, Gérard Ahu subit les odeurs nauséabondes en provenance du camp militaire de Arue, dont il est le voisin mitoyen. Après avoir contacté la gendarmerie et les services d’hygiène, il s’impatiente.  Comme par hasard, hier, une solution au problème semble avoir été trouvée…

    Gérard Ahu en a ras-le-bol. Depuis plus d’un mois, il vit chez lui, fenêtres fermées, pour ne pas avoir à subir les odeurs nauséabondes émanant du camp militaire de Arue, dont il est le voisin mitoyen.
    Il semblerait qu’une fuite d’eau au niveau d’une canalisation soit à l’origine de ces odeurs désagréables qui empoisonnent le quotidien de Gérard. En effet, depuis début février, une flaque d’eau assez importante stagne à l’angle d’un des bâtiments du camp militaire, situé juste en face de sa maison. L’an dernier, déjà, à la même époque, Gérard avait constaté le même phénomène. Il avait averti à plusieurs reprises le camp militaire de Arue, sans suite. “Je suis allé les voir plusieurs fois pour leur signaler le problème, mais la dernière fois que j’y étais allé, je me suis fait jeter”, explique-t-il. Il avait alors contacté la police municipale qui l’avait redirigé vers la gendarmerie.
    Finalement, il n’avait pas eu à porter plainte, puisque la gendarmerie avait pris l’affaire en main et, en quelques jours, le problème de fuite était réglé. “Ce qui m’a été dit, c’est que celle-ci provenait d’un raccordement avec la station d’épuration de Arue, d’où les odeurs désagréables qui s’en dégagent”, raconte l’administré.

    Un parcours du combattant

    Début mars, confronté au même phénomène, Gérard contacte directement la gendarmerie de Arue mais, cette fois, celle-ci lui dit ne pas pouvoir s’occuper de son problème et le dirige vers le centre d’hygiène et de salubrité publique (CHSP).
    Il dépose une plainte au service de l’hygiène le 16 mars. Depuis, pas de retour.
    De son côté, le CHSP dit avoir contacté le 22 mars, par téléphone et par mail, le lieutenant-colonel Jean-Louis Cleret, du département infrastructure de la défense (DID), pour l’informer de la situation et lui demander de réagir pour réparer la fuite.
    “Depuis, pas de retour”, affirme Glenda Melix, directrice du CHSP. Celle-ci reconnaît cependant ne pas avoir effectué de constat sur place, faute de personnel dans son service.
    “Nous avons beaucoup à nous occuper ici et des situations bien plus urgentes à gérer. La procédure est lourde lorsque nous faisons un constat : nous sommes obligés de rédiger un procès-verbal que l’on transmet au procureur pour que celui-ci demande à la gendarmerie de mener une enquête ; ce monsieur aurait directement dû porter plainte au tribunal, plutôt que de passer par nous”, explique-t-elle.
    Finalement, après avoir tenté de contacter le camp militaire de Arue toute la journée d’hier, La Dépêche a fini par joindre le lieutenant-colonel Devaux, qui nous a assurés que le problème de fuite avait été réglé “le jour même”.
    “On vient de découvrir qu’on avait une canalisation d’évacuation des eaux usées bouchée. On vient de la déboucher et, normalement, si la météo ne nous contredit pas, nous ne devrions pas avoir de mauvaise surprise avant la prochaine panne”, a-t-il expliqué.
    Les occupants du bâtiment touché par la fuite auraient, quant à eux, fait remonter l’information le 17 mars, et depuis, plusieurs recherches auraient été effectuées, mais aucune solution n’avait été trouvée, avant-hier après-midi.
    C’est Gérard qui va être content. Il va enfin pouvoir rouvrir ses fenêtres pour respirer l’air pur du fenua.

    É.P.

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