Le don d’organes : parlons-en maintenant

    vendredi 8 avril 2016

    Pas moins de 43 greffes ont été réalisées au fenua depuis la première en octobre 2013.  Cette année, quatre refus des familles des donneurs potentiels ont été enregistrés, et la question de l’information sur le sujet reste patente. Ainsi, une équipe, constituée de Carine Domelier, Jérôme Fernandez et du docteur Ouarda Krid, accompagnés notamment de Ghislain et Kriss, deux greffés, est allée, hier, à la rencontre des étudiants de l’UPF.

    Depuis la première greffe de rein en octobre 2013, 43 greffes ont été réalisées au fenua. Encore faut-il pouvoir disposer d’organes à greffer. C’est là qu’intervient le consentement au don d’organe, sujet d’une matinée dédiée, hier, à l’Université de la Polynésie française (UPF). Cette année, un seul prélèvement a pu être effectué et quatre refus des familles des donneurs potentiels ont été enregistrés. Non pas que ces familles soient hostiles à l’idée, mais elles ne connaissaient pas la volonté de leur parent et, dans l’urgence et la peine du deuil, elles n’ont pas osé dire oui au prélèvement.
    Carine Domelier, infirmière coordinatrice de l’équipe greffes du centre hospitalier de la Polynésie française (CHPF), Jérôme Fernandez, président du syndicat des infirmiers libéraux, et le docteur Ouarda Krid, médecin réanimateur et coordinateur des prélèvements d’organes, sont allés, hier, à la rencontre des étudiants, accompagnés notamment de Ghislain et Kriss, deux greffés qui ont témoigné.
    Outre la distribution de flyers et de cartes de donneur à remplir, l’équipe a fait une présentation détaillée et a répondu aux
    questions, dans l’espoir d’amener de plus en plus de gens à se positionner sur la question et ainsi faciliter le travail des équipes médicales. Cent neuf candidats à la greffe sont actuellement en attente d’une intervention.

    Seulement 20 heures pour agir

    À Tahiti, les dons entre vivants sont rares. Les prélèvements de reins sont réalisés principalement sur des victimes d’accidents vasculaires cérébraux ou de traumatismes crâniens ; ces personnes sont en état de mort encéphalique ou coma dépassé. Leur cerveau est irrémédiablement détruit, ce qui entraîne, quelques heures après, l’arrêt des fonctions vitales. “Il n’y a aucun doute sur le fait qu’ils sont morts”, a rassuré le Dr Krid.
    Elle a également abordé la question du refus du don d’organes pour raisons religieuses : “On est allé voir toutes les confessions religieuses. En fait, il n’y a d’opposition au don d’organes dans aucune confession, même pas chez les témoins de Jéhovah qui acceptent d’être donneurs ou receveurs.”
    Avec 445 patients, les services de dialyse arrivent à saturation. Si tous les dialysés ne sont pas éligibles à la greffe, elle constitue, pour certains d’entre eux, l’espoir de retrouver une vie plus normale pour les 15 à 20 ans de durée de vie du greffon.
    Quant aux personnes qui n’acceptent définitivement pas l’idée qu’on puisse prélever leurs organes, elles peuvent s’inscrire sur le Registre national des refus, que les équipes médicales doivent consulter avant toute intervention. Quelle que soit votre position sur le sujet, il faut aviser vos proches.
    N’oubliez pas que les médecins n’ont que 20 heures après une mort encéphalique pour procéder à une transplantation rénale. Dire clairement oui ou clairement non, c’est éviter de rajouter
    confusion et chagrin en cas de malheur.

    C.P.

    A noter

     Donner un organe, c’est :
    – Anonyme
    – Gratuit
    – Possible au-delà de 13 ans pour tout donneur compatible qui ne présente pas de maladies transmissibles
    – Simplement le dire à ses proches qui pourront témoigner auprès des équipes médicales en cas de décès. En complément, on peut remplir et garder, avec ses papiers d’identité, une carte de donneur d’organes. Renseignements par email à l’adresse : ide-coordination-prelorg@cht.pf

    Soirée caritative le 29 avril
    Carine Domelier anime également l’association “Un don de vie” qui organise, le samedi 29 avril, une soirée buffet au Captain Bligh de Punaauia. Le ticket d’entrée est fixé à 3 500 F. De nombreux lots seront à gagner, dont deux billets Air Tahiti. Les fonds recueillis sont destinés à renforcer les campagnes de communication sur le don d’organes en Polynésie française.

    PAVLOVA 2016-04-09 20:38:00
    @ MELLY: je te donnes RDV au centre psychiatrique du Taaone. Tes bobards on en a rien a secouer, car des magouilles il y rn a donc ouvres ton bec pour cela !
    Melly 2016-04-09 03:08:00
    en droit français c'est "LE CONSENTEMENT PRESUME" qui vaut droit de prélever les organes, SANS demander permission aux familles (depuis Mars dernier, "ils" ne sont tenus QUE d'informer les familles qu'il y a eu des prélèvements sur leurs proches, et non pas de leur demander autorisation - )
    De plus, le "registre des refus" est une fumisterie - outre que faire une démarche pour ne pas qu'on vous VOLE ni VIOLE vos organes c'est dingue - c'est l'Agence de Biomédecine qui gère ce registre, cad ceux qui "distribuent" les organes et sont avide d'en trouver vite fait bien fait et sans gêne ; : conflit d'intérêts flagrant ! - une HONTE -
    comme le dit Emmanuel Hirsch : nos corps nous appartiennent et n'ont pas à être "Etatisés" - morts ou vifs, notre corps nous appartient et a droit au respect et à la dignité ... : "convention des Droits de l'Homme"

    Il suffirait d'exiger que la LOI change pour un CONSENTEMENT EXPLICITE (cad aller s'inscrire VOLONTAIREMENT sur un registre de donneur) et non l'inverse - comme dans beaucoup de pays ...

    Reveillez vous, exigez le respect de la dignité de votre corps !!! -
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