Le fossé se creuse entre manifestants et gouvernement

    samedi 5 septembre 2015

    La mobilisation demeure, elle va même en grandissant. Le ton monte et les actions pourraient se faire plus visibles et radicales. 
    Hier, au cinquième jour de sit-in, les membres de l’association No Te Aru Tai Mareva ont fait le point sur la mobilisation et les discussions avec le gouvernement. 
    Selon Denis Helme, le président de l’association, le mouvement n’est pas près de s’essouffler. “Nous avons vendu 400 tricots et obtenu 4 000 signatures pour la pétition qui demande la constitution des comités de suivi. Nous sommes mobilisés.”
    En revanche, la tension se fait plus palpable entre le gouvernement et les manifestants. Ces derniers ne souhaitent plus dialoguer avec les ministres désignés pour entretenir le dialogue, et notamment avec Albert Solia. 
    “Ce sont des menteurs, ils se foutent de notre g…”, s’insurge Dany Pittman, qui se bat pour la préservation de la Vai’iha et demande la démission du ministre de l’Équipement, car il n’aurait pas tenu sa promesse, à savoir la mise en place d’une étude d’impact dans la rivière de Faaone. 
    Le collectif n’a visiblement pas apprécié que le président Fritch soit parti pour la Nouvelle-Zélande sans prendre le temps de discuter avec eux. “Nous sommes invisibles pour eux”, s’énerve Maire Grandin, de l’association Ia Ora Taharu’u. La jeune femme explique avoir rencontré des spécialistes en métropole, notamment en hydrologie. 

    “Ces enrochements, ils ne tiendront jamais”

    “J’ai eu la confirmation que les travaux de la Taharu’u sont complètement injustifiés et extrêmement mal faits. Ils abaissent le lit de la rivière, ils extraient des matériaux. Tout cela accélère le débit liquide. Cela rogne d’autant plus le fond du lit et les berges parce qu’en fait, la rivière, ce n’est pas juste un cours d’eau, c’est un organisme vivant qui a des fonctions. La principale est de transporter des matériaux. Quand on lui enlève, elle se venge en créant de l’incision, elle attaque le fond, les berges et les enrochements. 
    Sur le long terme, ce n’est pas viable. La meilleure solution est de racheter les terres des gens aux abords. On aura beau dépenser des milliards sur ces enrochements, ils ne tiendront jamais définitivement.” Avant d’ajouter, “en plus, les travaux ont commencé avant même que l’étude d’impact ne soit terminée, ce qui est un grave vice de procédure”. 
    La rivière de la Taharu’u, la première concernée par le plan rivière du Pays, est devenue l’enjeu de cette guerre entre riverains, défenseurs de l’environnement et autorités du Pays. 
    “Jean-Christophe Bouissou a dit à la radio que les extractions ne s’arrêteront pas dans la Taharu’u. C’est un défi qu’il nous lance. Donc, maintenant, qu’ils viennent s’exprimer devant nous tous.”
    Hier, les manifestants comptaient bien camper encore sur le rond-point en bas de l’avenue Pouvana’a a Oopa jusqu’à la signature avec le Pays d’un protocole mettant en place des comités de suivi dans chacune des communes. 
    Le blocage des accès à la Taharu’u était également très sérieusement envisagé. 

    F.C.

    MOOREA56 2015-09-06 18:08:00
    " heureusement qu'ils n'ont que le bac " ,tu veux dire le bac pour aller sur Moorea dans les hôtels et sans payer leur séjour,car les V.I.P.S nous n'allons quand même pas les offenser à leur demander leur carte de paiement.
    SIRE 2015-09-06 13:55:00
    Souhaitons qu'au delà des rivières, le gouvernement entende également que le lagon est pourri par les rejets d'eaux usées dont chacun sait que depuis 20 ans les stations d'épuration ne servent à rien.

    Mais peut importe, des politichiens ont repoussés le CGCT et pleurés pour que la polynésie pourrisse un peu plus, heureusement qu'ils n'ont que le bac, imaginez si ils étaient ingénieur, l'esclavage serait de retour
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