Le groupement des producteurs de mono’i proche de la scission

    samedi 16 janvier 2016

    Comme nous l’évoquions le 15 décembre dernier, dans nos colonnes, le secteur du mono’i de Tahiti est en proie à des luttes intestines. C’est pourtant l’un des rares fleurons de l’économie à avoir du succès à l’export avec plus de 195 millions de francs de vendus en 2015 hors de nos frontières. Il est aussi le seul produit polynésien à bénéficier, depuis 1992, d’une appellation d’origine contrôlée.
    Mais aujourd’hui, la scission semble consommée entre les neuf producteurs qui composent le groupement interprofessionnel du mono’i de Tahiti (GIMT).
    Trois des producteurs qui le composent, Rau Hotu Tahiti, le Laboratoire cosmétologique de Tahiti et la parfumerie Sachet Tahiti ont adressé un courrier au président du Pays, aux représentants de l’assemblée et à la chambre territoriale des comptes pour dénoncer des dysfonctionnements au sein du groupement et, notamment, la gestion de ses fonds assurés par une taxe à l’export.
    Un appel entendu au sommet du Pays puisqu’au début du mois, en conseil des ministres, Édouard Fritch a fait une communication pour insister sur la nécessité de moderniser la structure du GIMT et d’accompagner ce travail d’une réflexion sur la filière visant à la faire évoluer, tout en préservant l’appellation d’origine contrôlée.
    La demande d’audit des contestataires aurait obtenu satisfaction. “D’après les informations que nous avons eues, c’est un dossier prioritaire pour le Pays, nous attendons les propositions qui vont être faites”, explique Tetautiare Pere Toomaru, gérante de Rau Hotu Tahiti, également présidente du cluster Tahiti cosmétique créé en 2009.
    Un groupement où l’on retrouve les trois producteurs contestataires, mais également une vingtaine d’entreprises rattachées de près ou de loin au secteur cosmétique, comme des producteurs de vanille ou de tamanu.
    Pour l’instant, impossible pour les contestataires, de quitter le GIMT, l’une des conditions sine qua non, pour conserver l’appellation d’origine contrôlée. Le Pays pourrait toutefois créer les lois nécessaires pour que ces producteurs conservent ce label au sein du cluster.
    Mais c’est aussi le GIMT qui perçoit la taxe parafiscale perçue sur le mono’i en vrac lorsqu’il est exporté, et les membres du cluster entendent avoir leur part du gâteau.
    “À partir du moment où nous payons cette taxe, nous estimons aussi qu’il est logique que nous en ayons le bénéfice”, annonce Tetautiare Pere Toomaru, qui espère que le Pays prendra sa décision d’ici mi-février. Selon elle, le retour en arrière n’est plus possible. “Il y a deux clans qui se sont formés au sein du GIMT. Aujourd’hui, ce n’est plus tenable.”

    F.C.

    Bio 2016-01-18 17:07:00
    T'as la preuve, que c'est une merde chimique ??? iehe pata ha noa ! La m... c'est ce que tu manges et bois !
    Et le mono'i de nos mamas, on les aime aussi.
    o non pas ca 2016-01-17 22:00:00
    si a la place des taxes, on pourrait parler de la qualite de l'huile :
    c'est une huile industrielle, pression a chaud et rajout de stabilisants, ca n'a rien de naturel !!!!!
    il vaut mieux se mettre de l'huile d'olive en 1° pression a froid que cette merde chimique !!!!
    ou le monoi des mamas fait main....
    Mono''''i 2016-01-17 19:09:00
    Encore ce Toomaru ??? Ca doit être son mari qui est derrière tout ça ! Il n'a pas eu sa sucette ?
    Vu ce qu'elle produit et où elle commercialise, sa part de taxe ne doit être que poussière et encore, franchement même pas honte ! pffff
    Ils ne doivent être là juste pour casser un travail de longue haleine. On ne s'improvise pas chef d'entreprise la petite Toomaru, et j'aimerai bien connaître la version des 6 autres, pourtant majoritaire. Et contre le Toomaru et le Auroy, c'est quoi encore la magouille qui n'est pas passé ?? mddrr
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