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L’antenne de l’état-civil à l’hôpital du Taaone sera t-elle maintenue ?

jeudi 18 avril 2019

La fermeture ou le maintien de l’annexe de l’état-civil de la mairie de Pirae est entre les mains du maire, Édouard Fritch qui doit se prononcer lors du prochain conseil municipal. Photo J Hiongue/LDT Des conditions

La fermeture ou le maintien de l’annexe de l’état-civil de la mairie de Pirae est entre les mains du maire, Édouard Fritch qui doit se prononcer lors du prochain conseil municipal. (Photo J Hiongue/LDT)


Faut-il fermer l’antenne de l’état civil à l’hôpital du Taaone ? La question a été soulevée depuis quelques jours par les élus de la ville de Pirae et la décision finale devrait être prise par le maire, Édouard Fritch lors du prochain conseil municipal.

“C’est le maire qui décide. Cette antenne a été ouverte à l’époque lorsque le maire était Béatrice Vernaudon. L’inauguration avait eu lieu en septembre 2012. Cette antenne de l’état civil ne se charge que des déclarations de naissance ainsi que pour des déclarations d’enfants morts-nés. On ne délivre pas les actes de naissances ni les actes de décès aux administrés. Pour obtenir ces documents, il faut aller à la mairie”, évoque l’agent communal de l’état civil, Francis Tahutini.

 

Documents obligatoires

 

L’annexe de l’état civil de la commune de Pirae a été aménagée dans le hall d’accueil de l’hôpital. Son objectif est de faciliter les démarches administratives des parents du service de la maternité. De ce fait, ils ne vont plus à la mairie de Pirae pour faire la déclaration de naissance.

Mais depuis quelques mois, nombreux sont les parents qui agressent verbalement l’unique agent d’état civil qui travaille dans cette antenne.

Pour faire une déclaration, les gens ont oublié leur pièce d’identité et lorsque Francis Tahutini leur réclame, certains s’énervent. “Si tu leur dis de revenir, ils ne veulent pas. Je n’ai pas de lien avec les autres mairies et bien souvent, ces personnes n’habitent pas Pirae. Normalement, tous les parents sont informés à l’avance de ce qu’ils doivent apporter comme documents pour faire une déclaration de naissance. Des affiches sont collées dans chaque chambre de la maternité. Mais ils viennent à l’hôpital sans document et du coup, lorsque je les réclame, je me fais agresser verbalement. Certaines personnes donnent des coups de poing sur le mur. J’ai reçu plusieurs menaces verbales et je me sens agressé sur mon lieu de travail”, témoigne t-il.

Noms d’oiseaux, menaces proférées à hautes voix, insultes devant tout le monde… Francis Tahutini est psychologiquement atteint par ces agressions gratuites. Face à des comportements violents, il arrive que les agents du service de sécurité doivent intervenir pour calmer les esprits. Du jamais vu dans un hôpital.

“Cela fait trois ans que je suis à l’hôpital. Je travaille seul. C’est l’élue, Eliane Lechêne notre référente. Elle est au courant de tout ça. Si tavana dit “on reste”, du coup, on va rester car c’est lui, le maire, qui décide en fin de compte. Il a le dernier mot. Mais moi, je dis que si on se fait agresser à chaque fois, ce n’est pas la peine de maintenir cette antenne. Maintenant, quand je regagne ma voiture après le travail, j’ai peur d’être agressé. J’ai remarqué qu’aujourd’hui, les gens sont devenus agressifs alors que lorsque j’ai commencé ici, les gens étaient plus compréhensifs”, conclut-il.

 

De notre correspondant JH

 

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