Le Marsupilami a sauté sur Maupiti !

jeudi 2 avril 2015

Houba houba, et hop ! Et des hop, il en a fait David Laffargue, 26 ans, qui a déjà réalisé 400 sauts en base jump en trois ans seulement, dont un, parmi une dizaine, déguisé en Marsupilami, en mars, du haut du mont Nuupure (380 m) à Maupiti dont la vidéo sur Facebook a été déjà, hier, visionnée plus de 21 000 fois depuis sa mise en ligne. Rencontre ordinaire d’un personnage (de BD) extraordinaire. 
Né à Annecy il y a 26 ans – “même si je n’y ai jamais vécu” -, David a voyagé un peu partout. “À l’âge de cinq ans, nous sommes partis et nous avons voyagé 10 ans à travers le monde”, se souvient David. “Nous nous sommes arrêtés à Tahiti quand j’avais 14 ans. Ensuite, après mes études ici, à 20 ans, je suis parti en France faire une école de commerce durant trois ans puis un an, j’ai fait le tour du monde et, enfin, le base jump. Aujourd’hui, je suis mobile. Je me balade de droite à gauche, avec mon parachute dans une main et mon costume de Marsupilami dans l’autre.” 
Revenu à Tahiti il y a trois mois, avec sa valise et ses 10 peluches – “toute ma famille” – et le parachute et le costume de Marsupilami, bien sûr. “Quand j’ai passé la douane, je me suis dit, cela va être difficile à expliquer”, avoue-t-il, amusé. Il repart dans un mois, en Suisse. “Il va falloir s’y remettre, fini les vacances.” 
Il vit partiellement du base jump, sa passion. “En faisant des vidéos, cela rapporte des caméras gratuites, des fringues et quelques voyages. Mais cela ne me rapporte pas d’argent, alors je fais des petits boulots. Plieur de parachutes, réparateur de ski, récemment, en Suisse, j’étais chauffeur d’un van pour parapentistes. Je vis sobrement. Pour l’instant, j’ai un bac+5 avec un master en communication, je n’ai rien trouvé qui va avec”, reconnaît ce dernier. 
David a commencé le base jump il y a seulement trois ans, et a déjà réalisé 400 sauts depuis. Tentative de la tour Eiffel, des sauts en France, en Belgique, en Thaïlande, en Malaisie, en Italie, en Norvège, rien ne l’arrête. Son saut préféré est le “black line” réalisé à plus de 1 400 m, en Suisse. “En haut, le visuel est génialissime, tu es seul au monde”, se souvient celui qui a fait pas mal de sauts à Paris, souvent de nuit. Certains sauts existent mais ne seront jamais dévoilés. “Pour la tour Eiffel, j’attends mon passage devant le tribunal, je me suis fait arrêter en montant. Je risque 1 600 euros d’amende. Mais quand tu es cool avec les flics, ils sont cools avec toi. Sauter des immeubles, c’est plutôt rigolo”, nous a-t-il avoué. “Mais l’interdit fait partie du truc. En Malaisie, j’ai participé à un événement légal. Au bout de 10 sauts, j’ai trouvé cela chiant. C’est super-excitant de rentrer dans un immeuble, d’éviter les caméras, on se croit un peu dans un jeu vidéo ou dans Batman, une fois arrivé en haut. C’est énormément de pression quand on monte et quand tu sautes. C’est l’explosion, la cerise sur le gâteau”, avoue le mordu de sports extrêmes, même s’il a du mal à les définir. “Pour moi, c’est un sport où la moindre erreur peut être fatale. On peut y classer le base jump mais, aujourd’hui, on met tout dedans comme le paintball ou le surf. Je fais aussi du parachutisme, de la plongée, du wakeboard, un peu de tout, comme tout le monde”, nuance David. 

Christophe Cozette

      Edition abonnés
      Le vote

      Le Kitesurf :

      Loading ... Loading ...
      www.my-meteo.fr
      Météo Tahiti Papeete