Le Medef tire à boulets rouges sur les syndicalistes « condamnés »

lundi 1 juin 2015

Dans un communiqué au vitriol, le président du Medef Polynésie, Olivier Kressmann, donne son sentiment sur les multiples conflits sociaux de ces derniers mois qui « mettent à mal (…) l’économie polynésienne déjà si fragile ». « Après la grève à la CPS honteusement détournée au profit d’une tribune politicienne, tant locale que nationale,  après  celle  à  l’Huilerie  de  Tahiti  rançonnée  par  sa  prise  en  otage  des  populations coprahcultrices des îles éloignées au nom du sacro-saint ‘toujours plus et tant pis pour les autres’, après la grève à Gaz de Tahiti dont le préavis était inconnu de ses propres délégués du personnel avant son dépôt et demain d’autres mouvements encore prévisibles (…), comment ne pas déplorer ces  revendications  en  total  décalage  aujourd’hui  avec le  rôle  fondamental  du  syndicalisme professionnel qui consiste en la défense des intérêts collectifs et individuels des salariés ?, s’interroge celui-ci. Le Medef appelle à soutenir uniquement « le syndicalisme responsable et constructif » pour mettre un terme à « cette  exploitation  nauséabonde  du  dialogue  social  polynésien  à  des  fins strictement personnelles, politiques affichées ou cachées, matérielles ou pécuniaires ». Olivier Kressmann demande à ce que « les meneurs hors-la-loi jugés et condamnés pour avoir été pris la main dans le pot de confiture des deniers publics » soient écartés car « il y a urgence à agir ensemble pour instaurer les nouvelles règles qui permettent un vrai dialogue social ».
 
J-B. C.

 
 
 
 
 
 

Pito 2015-06-03 09:40:00
Tous ces patrons de syndicats qui paralysent notre Fenua devraient être arrêtés et mis derriere les barreaux, ce sont eux les fossoyeurs de notre pays. La liberté syndical à un temps, surtout quand elle s'attaque à la liberté du peuple !!
LEPETANT 2015-06-03 05:46:00
Syndicalistes condamnés, politiciens condamnés. Quel pays !
Mathius 2015-06-02 10:42:00
Le garant de la legalté comme d'habitude méprise le droit, comment il peut laisser un syndicaleux condamné pour avoir piqué de l'argent publique, repris de justice et sans droit civil, organiser une grève avec l'argent public que lui accorde la subvention du pays?
Ne serait-ce pas de la malveillance administrative envers les polynésiens? Aussi bien du gouvernement que du garant de la légalité....
    Edition abonnés
    Le vote

    Le Kitesurf :

    Loading ... Loading ...
    www.my-meteo.fr
    Météo Tahiti Papeete