Le Pacifique unis pour la santé sexuelle

mardi 27 janvier 2015

Grossesses précoces, infections sexuellement transmissibles chez les adolescents, VIH, violence sexiste, agressions sexuelles… Les Etats du Pacifique ont décidé de conjuguer leurs efforts afin de mettre en œuvre un programme de santé sexuelle ambitieux au profit de la région. Ils ont élaboré un Programme commun pour la santé et le bien-être sexuels dans le Pacifique. Ce document couvre la période 2015-2019.
Pendant seize mois, sous la houlette du Secrétariat général de la Communauté du Pacifique (CPS), des représentants des pouvoirs publics, d’organisations de la société civile, de réseaux de santé et de catégories clés de la population ont pris part à des consultations visant à façonner le futur programme de santé. Une action financée via le Fonds pour la lutte contre le VIH et les IST en Océanie et au titre du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme.
Approuvé par les ministres de la Santé des 22 Etats et territoires insulaires océaniens* en juillet 2014, l’agenda partagé – un document de 72 pages – est disponible en anglais sur : http://bit.ly/1Bg0sxn.
 
Accessibles. Il s’agit maintenant de mettre en œuvre ce programme. L’objectif est d’accroître la portée des services de santé sexuelle par le biais d’une meilleure intégration des services et programmes analogues. Cet objectif revêt une importance capitale pour l’Océanie, où les services de santé sexuelle et génésique (qui concerne la reproduction) ne sont pas toujours disponibles dans le cadre des soins de santé primaires. Les acteurs de l’agenda partagé admettent ainsi que, pour améliorer la santé et le bien-être sexuels dans le Pacifique, la priorité doit être la prestation de services accessibles, complets et de qualité en matière de santé sexuelle et génésique, et la conduite de programmes répondant aux besoins propres à chaque pays.
Parmi les groupes les plus vulnérables en matière de santé et de bien-être sexuels en Océanie, on peut citer les personnes démunies, celles vivant avec le VIH ou une maladie non transmissible, les femmes, les jeunes, les personnes en situation de handicap, et celles qui se considèrent comme lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenres, en questionnement ou intersexuées (LGBTQI).
 
Education. La mise en œuvre du programme s’articule autour de cinq approches clés : améliorer la circulation des données stratégiques ; développer la coordination des services consacrés aux IST, au VIH et à la santé sexuelle et génésique ; renforcer la communication en matière de santé et l’éducation sexuelle ; donner aux parties prenantes les moyens d’ouvrir la voie à la participation et à la représentation de tous par le biais de réformes juridiques, sociales, structurelles et politiques ; et adapter les services et programmes aux besoins et aux droits des populations clés.
Les gouvernements devant faire face à des priorités de financement concurrentes en matière de santé, les bailleurs de fonds et les autres partenaires du développement sont appelés à jouer un rôle crucial, souligne la CPS.
 
* Îles Cook, Fidji, Guam, Kiribati, Mariannes du Nord, îles Marshall, Etats fédérés de Micronésie, Nauru, Niue, Nouvelle-Calédonie, Palau, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Pitcairn, Polynésie française, Tonga, îles Salomon, Samoa, Samoa américaines, Tokelau, Tuvalu, Vanuatu, Wallis-et-Futuna.

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