Habillage fond de site

Le Plan de gestion de l’espace maritime (PGEM) de Moorea révisé est ouverte au public.

jeudi 7 mars 2019

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La documentation, illustrée au moyen de quatre cartes détaillées, est proposée au public pour consultation, voire pour y apporter des observations si nécessaire. (Photo: Jeannot Rey)


Depuis le 25 février, l’enquête concernant la réglementation du Plan de gestion de l’espace maritime (PGEM) révisée est ouverte
au public.
Les documents avec cartes sont disponibles dans chacune des mairies annexes de Moorea et de Maiao, jusqu’au 27 avril inclus.
Le public est invité à apporter ses observations sur le projet dans les lieux d’affichage.

Ces dispositifs présenté depuis deux semaines au public prennent en compte tout ce qui a un lien avec la fréquentation du lagon : règle de pêche, zone de pêche, zone de protection naturelle, navigation intérieure, mouillages des navires, et bien sûr, zones des activités nautiques qui, à Moorea, sont particulièrement développées.
En règle générale, on peut déjà retenir qu’en ce qui concerne la circulation, la vitesse des navires et embarcations ne peut dépasser les 15 noeuds dans le lagon et 5 noeuds dans les espaces fréquentées ou présentant un intérêt pour la préservation du milieu lagonaire. C’est le cas, par exemple, dans la bande de 70 m entourant le littoral, les installations de pêche fixes ou mobiles, les installations portuaires et les zones de protection de l’environnement. Quelques spécificités sont apportées en ce qui concerne les jet-skis comme l’interdiction pour eux de naviguer en fond des deux baies, Paopao et Opunohu.

Concernant les sports véliques et les kitesurfs, ces activités doivent se pratiquer dans des zones délimitées hors celles interdites suivant la réglementation.
La pêche au fusil doit s’effectuer à 100 m au moins des zones de baignade très fréquentées ou à 50 m au minimum d’un baigneur.
Quatre types de zones lagonaires ont été définies : les zones à vocation de gestion durable et renforcée des activités et des écosystèmes, il s’agit d’espace très fréquentés en raison notamment de l’importance et de la diversité nautique touristique et de loisir ; les zones à vocation de développement durable des activités : il s’agit d’espaces soumis à de fortes pressions en raison des nombreux usages qui s’y exercent. Les objectifs recherchés sont d’assurer un équilibre entre activités nautique, les activités de pêche et les activités scientifiques.

Enfin, les zones à vocation prioritaire de préservation naturelle et culturelle : on parle ici de conservation du patrimoine naturel et culturel en raison du mode de vie rural et local tourné vers la pêche artisanale. La zone à vocation prioritaire de gestion durable des activités et équipement portuaires.comme la zone de Vaiare notamment.
Certaines de ces zones disposent de quelques spécificités concernant les vitesses de circulation imposées à respecter, les types et durées de mouillages, les occupations du domaine public maritime, les types de pêches à exercer, etc. Parmi les zonages spécifiques, ceux de Aroa, Pihaena, Ahi, le lac de Temae, la zone profonde de Paeau (Haapiti), Tiahura, Haapiti centre. On note dans ces zones une réglementation stricte en ce qui concerne la pêche ou la collecte de coquillages, qui tend parfois à l’interdiction.
On note aussi des zones spécifiques dédiées aux activités nautiques motorisées et non motorisées, des zones dédiées à l’amerrissage et au décollage des aéronefs, ou hydro surfaces, (Nuuroa et Maatea), des zones de mouillages organisées courtes et longues durées avec, pour nouveauté importante, la mise en place des quotas par zones.

Nourissage très encadré

Dans le chapitre site d’activités touristique et de loisir, le nourrissage des raies est strictement interdit en tout temps et en tout lieu, exception faite lorsque des autorisations spéciales sont délivrées par dérogation à l’interdiction. Le nourrissage des raies peut se faire au bénéfice de prestataires exerçant une activité commerciale et sur les seuls sites localisés à l’intérieur du lagon. Leur localisation, à l’extrémité ouest du motu Fare one, face au massif de corail émergeant nommé Tarehu et au sud du motu Irioa (face à l’InterContinental) au droit de la commune de Haapiti. Le nourrissage des requins dans le lagon est interdit ; deux sites à l’extérieur sont retenus : à l’extrémité ouest du motu Fare One et face au Hilton à Pihaena. Enfin, vingt et un sites de plongées découvertes ont été retenus tout autour de Moorea.
Les différents documents composant le dossier d’enquête sont mis à la disposition du public qui pourra en prendre connaissance et produire, s’il y a lieu, ses observations dans les mairies de Moorea-Maiao et au service de l’urbanisme à Tahiti aux heures d’ouvertures suivantes du lundi au vendredi de 8 heures à 12 heures et de 13 heures à 15 heures (14h30 le vendredi). Les observations seront consignées sur le registre de l’enquête, elles pourront également être adressées par écrit à Gaspard Ponia désigné en qualité de commissaire enquêteur, dans les mairies de Moorea-Maiao. Le commissaire enquêteur se tiendra à la disposition du public pour recevoir les observations, suivant un planning qui sera fourni aux mairies.

De notre correspondant Jeannot Rey

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