Le préavis de grève est levé à la CPS

    lundi 9 mars 2015

    “Tout le monde sera à son poste ce matin”. Karl Helme, représentant syndical du personnel affilié à O oe to oe rima, a annoncé, hier après-midi, la levée du préavis de grève générale, déposé mardi dernier, à la Caisse de prévoyance sociale (CPS).
    O oe to oe rima, mais aussi le Syndicat des cadres de la CPS, la CSTP-FO, la CSIP et Otahi menaçaient de cesser le travail à compter d’aujourd’hui, dénonçant “la dégradation de jour en jour des relations avec la direction générale”.
    Dans leur ligne de mire : l’actuel directeur Régis Chang, dont la tête avait clairement été demandée par plusieurs leaders syndicaux.
    Ont-ils obtenu gain de cause ? Non.
    “Nous avons fait des propositions aux délégués syndicaux pour que cela ne se passe “pas trop mal” pour la personne concernée”, a laconiquement confié Karl Helme, mystérieux sur le contenu des discussions qui ont fait faire machine arrière aux syndicats.
    “Nous avons trouvé un accord qui satisfait à peu près tout le monde sur les points qui posaient problème. Nous nous sommes engagés à ne pas communiquer sur le contenu des discussions pour l’instant avant que cet accord soit étudié par le conseil d’administration.”

    Partie remise ?

    L’arrivée, ce matin, au fenua, de la ministre des Outre-mer George Pau-Langevin ne devrait donc pas être perturbée par un conflit social à la CPS alors que les syndicats, qui discutent actuellement des réformes de la protection sociale, dénoncent “un chantage” et craignent une remise en cause des acquis sociaux des agents de la CPS et de la convention collective “en contrepartie de la participation solidaire de l’État” au financement du régime de solidarité de la Polynésie française (RSPF), une dotation de 1,4 milliard de francs.
    Le spectre d’un nouveau préavis de grève est-il définitivement écarté ? Accord durable ou partie remise ? Le représentant syndical Karl Helme se montre à nouveau évasif : “Pour l’instant, nous discutons en interne. (…) Le préavis a été levé dans une volonté d’apaisement.”
    Rappelons que les organisations syndicales attendent aussi
    d’être entendues par l’État sur le dossier sensible de la “dette du nucléaire”, qu’ils souhaiteraient négocier en contrepartie de la prise en charge par le système de santé polynésien des dépenses engagées pour soigner les maladies radio-induites.

    R.P.

        Edition abonnés
        Le vote

        Allez-vous voir Vaiana ?

        Loading ... Loading ...
        www.my-meteo.fr
        Météo Tahiti Papeete