Le prix moyen de la perle remonte

mercredi 12 novembre 2014

Le GIE Poe o Rikitea, présidé par Dominique Devaux, a organisé sa 11e vente de perles de Tahiti aux enchères, qui a pris fin hier mardi. Le ministre du Développement des activités du secteur primaire s’y est déplacé lundi. Il a annoncé qu’il travaillait à un projet
de traçabilité de la perle. Le bilan des organisateurs est “plutôt satisfaisant” de par le nombre d’acheteurs, notamment.

La perle (ex-noire) retrouve des couleurs. Organisée depuis dimanche dernier, la 11e vente aux enchères du GIE Poe o Rikitea a pris fin hier soir, après trois jours de mises à prix.
Et alors que les dernières ventes n’étaient pas encore validées – ce sont les producteurs qui décident si oui ou non ils vendent leurs lots, suivant la proposition faite par l’éventuel acheteur –, il semblerait que les organisateurs soient satisfaits de cette 11e vente.
“Nous sommes plutôt satisfaits”, a précisé le vice-président du GIE, visiblement heureux du nombre d’acheteurs lors de ces trois jours. “Quarante-cinq acheteurs, c’est une première”, s’est réjoui Michel Teakaroto, vice-président du GIE Poe o Rikitea,  qui regrette néanmoins les autres ventes sauvages qui se sont tenues au même moment, non loin des locaux du GIE.

Au-dessus de 1 000 Fcfp/g

“Avec les derniers chiffres d’aujourd’hui (hier, NDLR), nous devrions atteindre les 280 millions de Fcfp de chiffre d’affaires”, a-t-il commenté. Dimanche dernier, le prix moyen était de 859 Fcfp/g et est même remonté lundi au-dessus des 1 030 Fcfp/g (1 033 Fcfp précisément).
Au bout de trois jours de vente, le prix moyen, toutes tailles confondues, s’est élevé à un peu plus de 700 Fcfp/g contre 647 Fcfp/g lors de la dernière vente.
Du côté des acheteurs, ce sont les Japonais qui dépensent le plus, suivi de ceux de Hong Kong et de la Polynésie, du moins au classement à l’issue du premier jour des ventes.
Alors fédérer la profession et ne faire qu’une seule grande vente internationale à Tahiti, est-ce possible ?
“Trop de disparités”, selon un acheteur bien connu qui ne rate aucune de ces ventes (lire ci-contre). “Et de toute façon, ce n’est pas gênant, pour nous acheteurs, s’il y a plusieurs ventes”, a précisé René Herrmann.
“Quand il y a des enjeux financiers importants, il y a toujours des tiraillements dans la filière”, semblait lui répondre  Frédéric Riveta, ministre du Développement des activités du secteur primaire.
Fortement intéressé lors de sa visite de cette vente, lundi, en début d’après-midi, le ministre très en verve, n’a pas manqué de poser moult questions au président du GIE, Dominique Devaux, venu lui présenter les lots proposés à la vente. Lors de cette visite, le ministre a précisé qu’il aimerait encadrer la profession, courant premier semestre 2015 (lire ci-contre). 

CC

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