Le projet de loi a, a priori, l’aval des perliculteurs

    vendredi 1 avril 2016

    Depuis la fin du mois de mai, le ministère de l’Économie était en en réflexion, multipliant les réunions avec les professionnels du secteur perlicole pour une réforme souhaitée par tous les acteurs de ce pilier de l’économie qui, s’il semble se redresser, a toujours la santé fragile.
    Une réforme nécessaire, mais longue à mettre en place, surtout lorsque les avis divergent depuis des années au sein de la profession.
    “C’est pour cela que cela a mis du temps”, a expliqué Teva Rohfritsch. “J’aurais pu aller beaucoup plus vite, mais l’objectif fixé par le président et il a bien raison, c’est qu’il y ait un consensus le plus large possible. Le consensus total n’existera pas, mais là, je crois que nous avons toutes les sensibilités réunies, du plus petit perliculteur jusqu’au plus grand”, se réjouissait-il à l’issu de cette première réunion, où chaque article a été soumis aux professionnels présents.
    Des professionnels plein d’appréhension au moment d’entrer, après n’avoir eu que 36 heures pour prendre connaissance de ce premier jet laissant la part belle aux arrêtés pris en conseil des ministres par la suite.
    “Les chapitres sont la grosse ossature, mais les arrêtés sont très importants. C’est un peu comme un joli bâtiment, mais reste à savoir ce que l’on met dedans”, détaille ainsi Dominique Devaux, finalement rassuré par la promesse “que cela sera étudié de façon collégiale avec les professionnels avant d’être arrêté en conseil des ministres.”
    “C’est une grosse révolution que nous allons mettre en place, donc il faut se donner quelques instruments de souplesse, en concertation avec les professionnels, pour que l’on corrige ce qu’il faut sur les deux ans à venir”, complète le ministre.
    Une satisfaction qu’ont, semble-t-il, partagée l’ensemble des perliculteurs, y compris sur la question qui les divise, celle du contrôle ou non des perles avant l’exportation.
    Finalement, il appartiendra à chacun de faire son choix. Il est également question de quota pour éviter d’inonder les marchés étrangers comme aussi la surexploitation des lagons, avec la création de comité de suivi.
    Le texte n’a pas encore été dévoilé entièrement au public, reste encore deux réunions pour parfaire cet épais document reprenant tous les textes existants dans le domaine.
    Il devra notamment être question des autres métiers tels que les négociants ou les détaillants, mais aussi de la traçabilité. “Cela va hurler, car cela relève du commerce et de la confidentialité, les négociants et détaillants ont fait un effort en disant qu’ils achètent, mais ils ne veulent pas donner leur chiffre d’affaires”, commente un perliculteur.
    Un futur écueil, que le ministre est déjà prêt à devoir à désamorcer (voir ci-dessous) pour que le débat reste comme hier “dans un esprit constructif.”

    F.C.

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