Le ras-le-bol des enseignants de Henri-Hiro face à la “banalisation de la violence”

    mardi 22 mars 2016

    Insultes, menaces, crachats à la figure ou encore violences physiques… Les professeurs et les surveillants du collège Henri-Hiro de Faa’a tirent la sonnette d’alarme. Plus que las de “la banalisation de la violence” qui devient leur quotidien, ils ont poussé, hier, un coup de gueule.
    Si les faits ne sont pas nouveaux au sein de l’établissement, l’agression de l’un de leurs collègues par un collégien à pousser les professeurs à s’exprimer.
    Mercredi dernier, un élève âgé d’à peine 12 ans, scolarisé en classe de 4e, a en effet porté plusieurs coups à son professeur de sport.
    À l’origine de l’altercation, la confiscation par l’enseignant d’une boîte de paka et d’une pipette, présumée être destinée à la revente.
    L’adolescent n’aurait alors pas supporté l’autorité de son aîné et est sorti de ses gonds.
    Résultat, trois jours d’incapacité temporaire de travail (ITT) pour le professeur et une remise à la brigade de prévention juvénile pour l’adolescent, qui s’est vu présenté au commissariat de la gendarmerie.
    “Le principal du collège a mené le professeur de sport chez le médecin où il s’est vu délivrer une ITT. C’est vraiment inconcevable de travailler comme cela”, s’est époumoné hier Jean-Patrick Lévèque, professeur et représentant syndical auprès du syndicat national des enseignants.
    Si le collégien fera prochainement l’objet d’une sanction disciplinaire en conseil au niveau de Henri-Hiro, il devra également répondre de ses actes devant le tribunal pour enfant le 31 mars.
    “Ces genres de comportements et d’incivilités deviennent quotidiens”, se désolent les professeurs.
    Au total, sur 700 élèves, une quarantaine d’entre eux joueraient les caïds. Depuis le début de l’année scolaire, sept faits sont déjà à déplorer. Jean-Patrick Lévêque relate : “En décembre dernier déjà, une professeure de français a été prise à partie par un élève qui l’a menacée et l’a insultée. Une quinzaine d’élèves ont suivi. Ils voulaient en découdre. Que peut-on faire ?”
    Outre les menaces et autres violences à l’encontre du corps enseignant, ils déplorent également les mêmes sévices à l’égard des autres élèves.
    “Il y a beaucoup de vols, de rackets, d’insultes entre élèves. Les bagarres sont monnaies courantes”, racontent impuissants les adultes du collège. Alcool et paka sont également le lot de l’établissement.

    Un cahier de doléances

    Face à cette situation, les professeurs ont rédigé un cahier de doléances pour le soumettre à la direction générale de l’éducation et des enseignements (DGEE).
    “Nous avons un problème de locaux. Le collège est complètement éclaté. La surveillance est très difficile. Les élèves sont très difficiles. On nous a répondu que la DGEE était prête à faire des travaux et à améliorer la situation. Cela devient urgent. Devant le collège, il y a une zone de non-droit. C’est un emplacement où les élèves et les parents d’élèves viennent en découdre les uns avec les autres”, souffle le représentant syndical.
    Coups de fil à la police municipale ou à la gendarmerie deviennent une tâche de tous les jours.
    À la DGEE, le directeur Cyril Desouches assure être un partenaire pour les acteurs du collège. “Il est logique de réagir et de construire avec notre partenaire. Il faut aller jusqu’au bout. Comme tous les établissements, nous rencontrons souvent le collège. Ensuite, il ne faut pas mélanger le spectaculaire avec les faits qui se sont déroulés. Néanmoins nous nous demandons toujours comment améliorer la situation dans l’établissement. Il est important pour nous de les soutenir et d’apporter des solutions concrètes”, souligne-t-il.
    Les professeurs à bout de nerf n’en attendent pas mieux. Ils aspirent aujourd’hui à plus de respect notamment de la part des élèves, mais également des parents d’élèves.
    Ils souhaitent en outre une formation pour les élèves difficiles et enfin que le Pays mène globalement “une vraie politique sociale”.

    Jenny Hunter

     

    Les professeurs au bout du rouleau

    Des vigiles au portail du collège, l’un à l’entrée de l’établissement, l’autre du côté du parking des enseignants. L’ambiance est lourde pour les professeurs, qui aujourd’hui, crient au ras-le-bol. Hier nombre d’entre eux ont dénoncé des agissements au sein des murs du collège Henri-Hiro : “Il n’y a plus du tout de respect. Les violences physiques comme verbales vont crescendo. Par exemple, à midi, ce sont des boulettes de pain ou tout ce qu’ils trouvent sous la main pour les balancer. C’est intenable. Il y a même des crachats sur les profs. On a de tout”.
    Les gros bras vont jusqu’à voler les scooters ou casser les voitures des professeurs. “Comment voulez-vous travailler dans ces conditions ? Comment voulez-vous enseigner ?”, se désolent certains. L’éducation familiale est clairement remise en question.
    Par ailleurs, les enseignants sont également pris à partie par les membres de la famille des collégiens. “Cela devient banal. Ce n’est pas parce que l’on est un établissement REP+ que l’on doit tout accepter. Le climat est lourd. Les élèves vont même jusqu’à pisser sur les portes des classes ou taper dedans comme des fous. On a par ailleurs dû rehausser avec du barbelé au niveau du stade de sport”, raconte un autre professeur.
    Une ambiance loin d’être idéale pour travailler. Néanmoins, tous sont unanimes : “Heureusement qu’il n’y a pas que des élèves comme cela. Mais c’est fort dommage car les autres sont également les premières victimes des caïds. Il faut protéger les professeurs mais aussi ces élèves qui n’ont rien demandé. Les enfants sont également en danger”. Tous appellent les parents à se responsabiliser.

    Maiarii-Babbucci 2016-03-24 20:09:00
    Je pense qu'il faudrait exclure ses élèves rebelles,les orientes vers un autres secteur,faudrait peut être nous refaire un autre Moria ou les enfants en difficultés étaient placer,à cette époque on voulait pas se retrouver la bas,et puis 2emechose c'est de changer le nom de l'école,Henri Hiro était un rebelle tahitien,ça veut tout dire....je ne comprend pas pourquoi on l'idole,je n'ai jamais compris son propre tahitien,pourtant je pense bien maîtriser ma langue,m'enfin le changement fera du bien à cette école.
    Joseph 2016-03-23 23:33:00
    Oui ben constat est fait, depuis que l'armée nést plus obligatoire, tous part en couillle. Les parent nárrivent plus ,ou n'ont pour la pluspart rien a foutre de l'éducation de leur gamins occuppés pour certains a vendre du paka pour s'en sortir d'autres travaillent et gagnent leur vie honêtement ...Mais l'éducation d'un enfant ce n'est normalement pas aux enseignant a qui doit revenir cette tâche ...Alors sa chie des gosses qui font c.... le peuple excusez les termes mais c'est pas possible ue sa puisse continuer ainsi il faut arrêter ...Il y en a qui font des gosses dans léspoire de toucher les allocations...UN élève qui fous sa zone c'est simple blame sa passe par les services sociaux quin informent la CPS qui celle si coupe les vivres ...Un enfant déscolarisé =0 indemnité a la fin du mois ...L'école est obligatoire jusqu'a un certain age et gratuite suivant la ou on est inscrit. Si on continue a quotionner la connerie de dire <> pendant que vous faites la guerre a leur gamins il y en a pas mal qui se la coule douce ,devant la t'élévision ou se tapper des pétards avec des potes ou encore qui se permette de mettre en oeuvre un autre bambin comme si sa ne suffisait pas ce n'est pas une critique c'est hélas la triste vérité mais il faut la crier haut et fort la vérité arrêter la loi du silence <>A force de donner de la faciliter les gens ne savent plus comment de gerer et gerer sa famille du manque d'éducation déja Et du <>Il n'y a plus de place a NUUTANIA .IL faut remettre l'armée obligatoire...
    courage 2016-03-23 18:35:00
    bin dis donc, il faudra mettre des mesures strictes comme à l'armée, donner une formation militaire aux surveillants, pouvoir les cogner de temps en temps ces connards d'élèves !!! Putain, pour qui ils se prennent !!! TAPARAHI IA RATOU, EHA NA TE OROMETUA AU RARO NOA? HAERE HOI TERA MAU METUA purée FANAU NOA FANAU NOA ! MAI TE PEU E MEA POIRI TE METUA POIRI ATOA IA TE TAMARII !!! AITE RAVEA !!!
    TEISSIER Didier 2016-03-23 13:05:00
    Quand j'étais enseignant à Taunoa de 2002 à 2006, ce n'étais pas tous les jours facile, mais rien de grave et jamais un manque de respect de la part des élèves ou des parents. Pour moi, c'était plus facile qu'en métropole. Alors, je ne comprends plus, le fenua aurait-il changé à ce point? J'ai beaucoup aimé mes élèves, eux peut-être moins car je n'était pas un prof facile.
    Si la situation s'est dégradée à ce point, je suis bien entendu très sensible aux difficultés des profs et des élèves, celles et ceux qui ont envie de travailler.
    Teva 2016-03-23 10:13:00
    Courage aux professeurs, aux autres élèves et aux personnels !
    Teva 2016-03-23 10:11:00
    Moi je dis qu'il faut les mettres sur la corde comme aux temps des romains.....
    tia 2016-03-23 10:10:00
    Il faut les noyés !!!!!
    rohirohi 2016-03-23 10:08:00
    Il faut exclure les 40 élèves qui jouent aux caïds et afin de donner la chance à ceux qui veulent réussir dans la vie.
    Ou déscolarisé et orienter vers une autre école les élèves qui travaille et faire de ce lieux une prison de caïds. Et mettre que des gros bras qui les bastonneront à leurs tours. Top mon idée.
    PROF 2016-03-23 10:04:00
    Quand j'y étais il y a quelques années, les élèves se baladaient dans la cour avec des bâtons, il y a avait du vol, de la casse, excréments devant la porte, bouteilles de pisse balancées dans les ventilateurs, uru pourris jetés par la fenêtre, tympans explosés par des élèves qui cognent dans les portes, car une bonne partie n'est même pas en cours mais dans les couloirs ... C'est de ce collège dont proviennent la plupart des délinquants et SDF ...
    Pilote 2016-03-23 07:59:00
    Est-ce que le Vice-Rectorat s'est déjà déplacé dans l'établissement ?
    Des moyens supplémentaires sont-ils envisagés ?
    Bon courage aux enseignants et à tous les personnels !
    MOOREA56 2016-03-22 21:03:00
    La mode est à la communication et surtout pas à l''action. On nous explique qu'il faut "expliquer" ,,expliquer,expliquer. Lorsque nous logeons les problèmes dans un tiroir un jour il déborde puis ils te sautent à la figure et bien sur c'est trop tard , et il faut encore et encore " expliquer" .. Les parents sont ( hi ) responsables de leurs enfants mineurs.
    hiro 2016-03-22 19:11:00
    ces enfants on un super debut de vie...drogue, alcool, videos pornos, accros aux reseaux sociaux des 11 ans...on fait rien a l ecole..."mon pere il est con, ma mere elle est nulle"...rien a foutre de l autorite, on crache sur les flics, on repond au juge avec des insultes...RETOUR A L UNIFORME POUR REDUIRE L ECART SOCIAL ( VISUEL). MISE EN PLACE DE CLASSE DE REDRESSEMENT!!! Etude le matin, sport l aprem. Moins de vacances pour les cancres... Faut faire quelque chose...dans 15 ans ces gosses vont se reproduire et on sera UN DEMI MILLION ICI A TAHITI !!!!!Vous croyez que la france va doubler les aides?? vous croyez que l independance les fera manger ces gens??? PFFFF...c est maintenant qu il faut une reforme dans l education. Faut arreter de pleurer et faut pousser les mursun peu...ca fait des annees qu on se bloque avec un systeme d enseignement depasse allez voir comment font les autres pays qui ont une super education... Suede, canada, allemagne....adaptez....
    TEIKI 2016-03-22 16:38:00
    Vive les droits de l'enfant mais on oublis bien souvent que les enfants ont aussi des devoirs ! les parents se désengagent
    complètement de l'éducation des enfants.!
    moana 2016-03-22 15:25:00
    @ pouf...quoi encore Faa'a....le papy gardien qui tire sur son voisin, c'est à Paea, les lycéens de Gauguin attaqués par les jeunes du Quartier Estall c'est à Papeete, le monstre qui tue sa femme à coup de couteau et qui y met le feu sur son corps et sa maison en début d'année c'est à Taravao, et ce "monstre" a grandi du côté de la mission,les bagarres et vente de paka du côté d'Outumoro çà n'existe peut être pas.. je peux te faire la liste de tous les faits divers à ne plus finir qui arrivent dans d'autres communes ou îles de la Polynésie. Tu crois que les profs n'ont pas de problèmes d'incivilité et de disciplines du côté du collège de Papara, Taunoa ou Bora bora.....Il n'y a pas de communes qui n'échappent aux violences. Réfléchit un peu au lieu de prendre des raccourcis stupides.
    michel 2016-03-22 14:20:00
    Et les parents, ils font quoi ?. C'est leurs devoirs d'éduquer leur enfant. Un bon balai Niau comme au bon vieux temps par exemple.
    pouf 2016-03-22 14:12:00
    encore Faa'a....!
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