Le Sang des Nègres : l’histoire atomique du fenua liée à un massacre en Guadeloupe

samedi 23 mai 2015

Le journaliste François-Xavier Guillerm (FXG) et le réalisateur Xavier-Marie Bonnot viennent de sortir un essai au contenu explosif, chez Galaade Edition. Ils émettent l’hypothèse que le massacre de plusieurs dizaines d’ouvriers grévistes, en mai 1967, en Guadeloupe, est lié aux essais nucléaires en Polynésie française.
Un avion transportant du matériel nucléaire destiné à Morurua, aurait été en transit en Guadeloupe au moment de la grève…
Interview avec François-Xavier Guillerm.
 
Dans votre essai Le Sang des Nègres, vous émettez l’hypothèse que le massacre de mai 1967, en Guadeloupe, qui a fait des dizaines de morts, aurait un lien avec les essais nucléaires en Polynésie française… Que s’est-il passé ?
« Le fameux week-end (26 et 27 mai 1967), où il y a la manifestation des ouvriers du bâtiment en Guadeloupe, qui réclament 25 % d’augmentation de salaire, il y a, au même moment, en transit à l’aéroport, des éléments, des ingénieurs, du matériel qui sont à bord d’un KC 135, et un 707 militarisé de la force aérienne stratégique. Ils acheminent du matériel depuis Paris jusqu’au  CEP de Moruroa pour le premier essai de la bombe à hydrogène française. C’est le tir qui aura lieu le 5 juin 1967 sous le nom de Altaïr. »
 
Quel est le rapport avec ce matériel nucléaire en transit et le massacre de grévistes ?
« La bombe étant en escale à ce moment-là, il est important pour De Gaulle, qui défend la souveraineté française par la dissuasion nucléaire, que rien ne vienne mettre en danger ce tir.
Et donc les ordres vont être : personne ne s’approche de l’aéroport. Il n’est pas question que l’escale de cette bombe soit mis en péril par une manifestation de « négros » entre guillemet, je prends la langue de Jacques Foccard (monsieur Françafrique de De Gaulle). Et, donc, on va interdire toute approche. Tellement que ça va remonter jusqu’au boulevard Légitimus (dans la ville de Pointe-à-Pitre, capitale de la Guadeloupe). »
 
Combien de victimes y a-t-il eu ?
« Selon les versions, il y a entre 8 (chiffre de la préfecture après les faits) et 87 (déclaration de la France en 1985). Moi, mon chiffre, d’après ce que j’ai pu recueillir des notes de  service, c’est plutôt 22 morts. »
 
 
L’intégralité de l’interview est à lire dans La Dépêche de Tahiti de samedi 23 mai ou sur notre feuilletage numérique.

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