Le surveillant de prison a-t-il sexuellement agressé deux détenus ?

    vendredi 31 juillet 2015

    Comme à l’occasion de son premier procès devant le tribunal correctionnel, il n’a pas varié de d’un iota. “Jamais”, a-t-il juré, hier, aux magistrats de la cour d’appel, il n’a agressé sexuellement deux jeunes détenus alors qu’il exerçait la profession de surveillant, à la maison d’arrêt de Raiatea. 
    Âgé de 53 ans aujourd’hui, le prévenu affirme toujours être victime d’une vengeance, d’un “complot”, dont il ne parvient pourtant jamais à en expliquer la cause. Les deux victimes présumées, elles aussi, sont restées droites dans leurs bottes, maintenant leurs accusations. 
    L’une d’elles, présente à l’audience et aujourd’hui incarcérée à Nuutania, a livré son témoignage expliquant qu’alors qu’elle était emprisonnée à Raiatea, entre 2011 et 2012, le surveillant la faisait régulièrement venir, la nuit, dans son bureau. 
    “Il me caressait. Je n’ai pas accepté, mais il m’a dit qu’il allait me donner des vêtements et de la nourriture. Je me suis laissé faire”, a déclaré le jeune homme. “Je n’ai rien fait”, a répondu en écho le quinquagénaire sans apporter, une nouvelle fois, davantage d’éléments pour sa défense.
    Une posture qui a irrité l’avocate des deux victimes présumées : “Le prévenu ment depuis le début. Personne ne l’a jamais cru. (…) Rien de tout ce qu’il dit n’est cohérent.” L’avocat général est allé dans le même sens : “Il n’y a pas de complot puisqu’il n’y a pas d’opposition entre les détenus victimes et le gardien.  Rien ne vient abonder la thèse selon laquelle les victimes mentiraient. Il y a eu effectivement des agressions sexuelles”, a-t-il tranché en demandant la confirmation de la peine prononcée en première instance, soit trois années de prison ferme. Dernier à prendre la parole, l’avocat du surveillant a fait valoir le principe de présomption d’innocence dont doivent bénéficier les prévenus. 
    Or, dans ce dossier, a-t-il estimé, les choses ont été “inversées” en raison de la profession de son client (aujourd’hui suspendu de l’administration pénitentiaire). Le conseil a également trouvé un peu court que le psychologue chargé de rédiger un rapport au sujet du quinquagénaire ne se soit basé que sur sa “gestuelle”, sa “posture”, pour conclure à des “tendances homosexuelles”. Ce que l’intéressé, père de famille, a toujours nié. “Doit-on croire un surveillant pénitentiaire ou deux détenus ? (…) Vous n’avez pas d’élément concret qui vienne assoir les accusations”, a-t-il conclu en sollicitant la relaxe. La cour d’appel s’est donnée le temps de la réflexion. Elle rendra son jugement le 24 septembre. 

    Compte rendu d’audience J-B.C. 

    geronimo 2015-08-02 21:50:00
    pour ce faire plaisir ou par vengeance parce que le gardien ne leur fait pas de cadeaux ne leur donne pas ce qu'ils veulent n'est pas ami ami .. fait tout simplement son travail
    elboy1965 2015-08-02 21:19:00
    ATTENTION, pas de conclusions hâtives. Le Président du tribunal a une lourde tâche dans cette histoire. La grande majorité des gardiens sont honnêtes et droits mais il y a des exceptions comme partout. tout comme on voit des détenus porter plainte contre des gardiens sans aucune raison, juste pour ce faire plaisir. Pas simple cette affaire
    tahish 2015-07-31 12:56:00
    Ils ont fait quoi les détenus pour être en tol? Viol? Si cette histoire est vrai et bien j''ai envie de dire c''est bien fait pour eux !! Qu''on les encule bien profond ils sauront ce que ça fait de se faire violer !
    geronimo 2015-07-31 10:41:00
    il s'est laissé faire pour des vêtements et de la nourriture ensuite il porte plainte .. hum! qui à raison qui à tort
    est ce que les détenus se connaissaient !!
    zizi 2015-07-31 10:27:00
    Pas de pitié !!

    Peine de mort au violeur maton !!
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