Le syndicat No Te Aru Tai Mareva rencontre Fritch

mercredi 10 juin 2015

Une délégation de 12 personnes représentantes du syndicat No Te Aru Tai Mareva, qui regroupe un grand nombre d’associations de tout horizon œuvrant dans la protection de l’environnement ou dans les problèmes liés au foncier, a rencontré, hier matin, le président du Pays, Édouard Fritch, de retour de son voyage en Chine. Il s’agissait pour cette délégation de lister les problèmes, notamment ceux concernant le projet du Mahana Beach, du domaine des Fareea a Teonetia, à Punuui, des curages des rivières, dont celui concernant la Taharu’u, le encore le projet de barrage de la Vai’iha ou les problèmes liés à la création de la ferme aquacole de Hao. Cet entretien avec le président Fritch a permis notamment de clarifier la position du gouvernement concernant le remblai qui était initialement prévu dans le projet du Mahana Beach. 
Selon la délégation, le président Fritch aurait confirmé que le remblai sur le lagon d’une surface de 18 hectares était abandonné, au plus grand soulagement des associations qui craignaient que les vallées ne soient défigurées pour extraire le volume d’agrégats nécessaire à l’opération.
Le président Fritch a, par ailleurs, confirmé que le président du syndicat No Te Aru Tai Mareva participerait dorénavant au comité de suivi du projet du Mahana Beach, tout comme il sera associé au comité de suivi du projet de barrage sur la Vai’iha et ceux concernant le curage des vallées. 
Un comité de suivi par commune devrait donc être mis en place prochainement afin de suivre tous les projets qui pourraient porter atteinte à l’environnement ou aux intérêts des habitants.

Concertation pour les projets de curage des vallées

Le président Fritch a également assuré la délégation que les projets de travaux dans les vallées ou d’aménagement feraient l’objet d’une consultation préalable avec les associations concernées. Selon les membres de la délégation, le président Fritch aurait confirmé que l’entreprise chargée du curage de la Taharu’u “ne respectait pas le cahier des charges, ni même les recommandations du ministère de l’Équipement”.
Si les associations de défense de l’environnement entendent se faire entendre dans des dossiers qui mettent, selon elles, en danger les riverains des rivières concernées par les travaux de curage, elles affirment néanmoins ne pas être opposées à des travaux réalisés en concertation avec la population. “La demande d’extraction est déjà énorme puisque l’île de Tahiti fournit déjà plus d’un million de tonnes d’agrégats. Il est évident qu’en cas de très gros projets d’aménagement, il faudra procéder à de nouvelles extractions comme celle de la Taharu’u qui devait fournir, à elle seule, le triple des extractions habituelles. Le président Fritch nous a donc assuré que les nouvelles extractions se feraient dorénavant en concertation avec les associations, ce qui évitera des litiges comme ceux de la Taharu’u”. 

Pascal Martin

Lire l’interview de Monil Tetuanui dans notre édition du jour ou au feuilletage numérique.

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