L’eau potable à nouveau remise en question à Toahotu

    mercredi 15 février 2017

    eau potable

    En fin d’année dernière, peut-être aurait-il mieux valu s’abstenir de boire l’eau du réseau privé, supposée potable… (© Anne-Charlotte Bouleau)

     

    Se rendre dans sa cuisine, saisir un verre et le remplir au robinet, c’est un privilège que partagent les 205 propriétaires du lotissement Mitirapa Plateau, à Toahotu, depuis une vingtaine d’années.

    Pourtant, en fin d’année dernière, peut-être aurait-il mieux valu s’abstenir de boire l’eau du réseau privé, supposée potable… Suite à des prélèvements réalisés par la Polynésienne des eaux, le 20 décembre 2016, un rapport du Laboratoire d’analyses de la salubrité des eaux et des aliments (LASEA), de l’Institut Malardé, en date du 23 décembre, a conclu à la non-conformité des paramètres microbiologiques, les tests ayant mis en évidence une présence d’enterocoques intestinaux et d’Escherichia Coli nettement supérieure à la norme, et multipliée par 100 dans le cas des bactéries coliformes.

    “On ne peut pas rester indifférent à ça ! Il est du devoir du lotisseur de prévenir la population immédiatement, de façon à pallier d’éventuelles pathologies. Il faut protéger les enfants, les nourrissons, les femmes enceintes et toutes les personnes fragiles. Ce qui n’a pas été le cas. Pourquoi, depuis les résultats provisoires, le 21 décembre, et définitifs, le 23 décembre, personne n’a réagi, jusqu’au 27 janvier ?”, lance Hubert Konn, propriétaire depuis 16 ans, pointant du doigt le fait que l’information, aussitôt transmise au lotisseur, Jimmy Nordhoff, représenté par sa fille, est parvenue aux habitants avec plus d’un mois de retard, par l’intermédiaire du président du conseil syndical.

     

    Une “anomalie grossière”

     

    Oubli volontaire ou simple négligence ? Pour le retraité, qui suit avec attention le projet de rétrocession du réseau hydraulique à la commune de Taiarapu-Ouest (voir notre édition du 15 mai 2016), cette “anomalie grossière” illustre plus largement un problème de gestion, d’autant qu’une situation similaire se serait déjà produite fin 2015.

    “On s’aperçoit que l’entretien des bassins pourrait être fait de bien meilleure façon. Il faut absolument recentrer ces égarements, de sorte qu’on puisse avoir de l’eau potable au robinet, comme c’est prévu dans le cahier des charges”, souligne-t-il, tout en précisant qu’il a lui-même informé le Centre d’hygiène et de salubrité publique (CHSP) de la situation, et qu’il ne manquera pas de revenir sur le sujet lors de la prochaine assemblée générale, à la fin du mois.

    Si les résultats des dernières analyses — réalisées le 3 février et communiquées dans la foulée, soit trois jours plus tard — confirment un retour à la normale, cela n’empêcherait pas certains résidents du lotissement de privilégier la consommation d’eau en bouteilles ou en bonbonnes, et ce, au quotidien.

    A. -C. B.

     

     

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