Habillage fond de site

L’économie de la Polynésie française en 2018 va beaucoup mieux

mardi 23 avril 2019

Le climat des affaires est bien meilleur qu’il y a cinq ans. Source : ISPF, Douanes Source : Enquête de conjoncture de l’IEO

Le climat des affaires est bien meilleur qu’il y a cinq ans. (Source : Enquête de conjoncture de l’IEOM)


L’indicateur du climat des affaires aligne un cinquième exercice au-dessus de sa moyenne de longue période, assure l’IEOM dans son dernier rapport. Les entreprises ont repris les embauches, et le regain de vigueur du marché de l’emploi a permis une hausse des revenus des ménages. En résumé, ci-dessous, les grandes lignes économiques 2018 du fenua, de bon augure pour 2019.

• Les affaires

En dépit d’un léger retrait dans l’expectative des élections territoriales d’avril-mai, l’indicateur du climat des affaires s’est maintenu à un niveau élevé tout au long de l’année 2018.

Le climat de confiance qui en a résulté s’est traduit, pour les particuliers, par un regain de consommation et la poursuite des investissements en faveur de leur logement.

Concernant les entreprises, l’amélioration de leur volume d’affaires a permis une nette amélioration de leur situation financière, reflétée par la hausse des cotations favorables attribuées par l’IEOM (53 % en 2018 contre 47 % en 2017).

Ce contexte porteur s’est traduit par une reprise significative de leur investissement et le renforcement de leur effectif salarié.

 

Les prix

L’indice des prix à la consommation (IPC) s’est replié de 0,7 % en moyenne en 2018. Les principaux contributeurs à la baisse ont été les prix des produits alimentaires (-1,9 % en glissement annuel) et surtout ceux des communications (-21,7 %), qui ont résulté de la concurrence accrue entre les opérateurs de téléphonie mobile et d’accès Internet.

 

L’emploi

Après des années de relative stabilité, l’indice de l’emploi salarié a connu une nouvelle année de hausse, soit + 3,2 % en rythme annuel. Cette évolution a concerné tous les secteurs. Sur les neuf premiers mois de l’année, 1 400 emplois ont été créés, dont la moitié dans le tertiaire et un tiers dans le secondaire.

Les effectifs salariés s’élevaient à 65 000 en septembre 2018, en progression moyenne de 2,2 % sur l’année, mais demeuraient encore en deçà de leur niveau d’avant la crise économique (68 000 en 2008).

 

• La consommation

Entre septembre 2017 et septembre 2018, la masse salariale moyenne a connu une hausse de 3 %.

La dynamique de l’emploi et la baisse générale des prix ont positivement impacté les revenus réels des ménages et favorisé la consommation.

Le marché de l’automobile en a pleinement profité, d’autant plus que les aides gouvernementales au renouvellement du parc polynésien (aide à l’achat de voitures propres et de petites cylindrées) ont été prolongées en 2018.

Les immatriculations de véhicules neufs ont ainsi dépassé les 7 000 unités (+ 11,4 % en un an), niveau qui n’avait pas été atteint depuis 2008.

Les importations destinées aux ménages ont augmenté, tant celles de produits de consommation, + 6,1 % sur l’année, que celles issues de l’agroalimentaire (+ 1,5 %).

 

Le secteur privé

La tendance favorable de l’investissement privé ne s’est pas démentie, tant pour les ménages que pour les entreprises, soutenue par les dispositifs de défiscalisation et d’aides aux entreprises, tandis que l’investissement public s’est avéré stable en 2018.

Sur les huit premiers mois de l’année, les dépenses liquidées par le Pays s’élevaient à 14,1 milliards de francs, soit 28 % des crédits disponibles, comme en 2017 sur la même période.

L’encours des crédits à l’habitat accordés aux ménages a crû de 5,9 %, après + 4,8 % en 2017 et + 2,6 % en 2016, grâce à une forte production locale de prêts immobiliers (33,2 milliards de francs en 2018 contre 26,6 en 2017).

 

Le déficit commercial

Les exportations locales se sont contractées de 4,9 % en 2018 (12,3 milliards de francs contre 13 en 2017) en raison de la baisse des ventes de produits perliers (- 8,3 %), qui comptent pour les 2/3 du total.

La progression des recettes d’autres produits d’importance, tels que le poisson (+ 12,4 %), n’a pas permis d’infléchir significativement la tendance globale.

Hors éléments exceptionnels, les importations se sont, quant à elles, accrues de 8,6 %, soutenues par la demande intérieure (biens d’équipement, biens intermédiaires, biens de consommation et automobiles) et l’alourdissement de la facture pétrolière (+ 19,6 %).

En conséquence, le taux de couverture des importations (hors éléments exceptionnels) par les exportations locales s’est légèrement dégradé pour s’établir à 6,8 %, contre 7,7 % en 2017.

 

Les secteurs d’avenir

Le tertiaire

Premier contributeur au PIB de la Polynésie française (85 % en 2015), le secteur tertiaire a profité en 2018 de la robustesse de la consommation et de la fréquentation touristique.

Sur les neuf premiers mois de l’année cumulés, son chiffre d’affaires a enregistré une progression de 1,4 % en rythme annuel, grâce au commerce (+ 2,9 %) et à l’hébergement-restauration (+ 3,7 %).

Mais cette évolution a été freinée par celle du transport (- 2,7 %), sans doute affecté par le renforcement de la concurrence dans le domaine aérien international.

 

Le tourisme

En 2018, la fréquentation touristique a augmenté de plus de 17 000 visiteurs (216 000 au total), essentiellement des Européens (37 %), amenés par la compagnie French bee depuis l’ouverture de sa ligne Papeete-Paris en mai, et des Nord-américains (35 %), premiers clients des croisières en Polynésie française (+ 29,7 % par rapport à 2017).

Les principaux marchés émetteurs de tourisme de la Polynésie française demeurent les États-Unis (35 % du total), la France (23 %), les autres pays européens (15 %) la zone Pacifique (12 %) et le Japon (5 %).

L’embellie du tourisme a profité à l’hôtellerie polynésienne, dont le revenu moyen par chambre disponible a progressé de 5 % en 2018.

 

Le secteur primaire

Après deux années de baisse, la récolte de coprah, qui représente un quart de la production agricole commercialisée, s’est vivement redressée (+ 26 %) pour s’établir à 13,6 tonnes en 2018 (10,8 en 2017).

Les exportations du secteur primaire, en revanche, ont diminué de 5,1 % sur un an (9,2 milliards de francs), touchées par le repli des produits perliers (7,5 milliards de francs soit – 8,1 %).

L’amélioration des recettes à l’export d’autres produits, comme le poisson (1,5 milliard de francs ; + 12,5 %) ou la vanille (0,7 milliard de francs; + 7,5 %), n’a pu compenser l’évolution globale.

 

Le bâtiment

Indice d’une conjoncture plus favorable, les importations de ciment ont progressé de 31,6 % en 2018 en rythme annuel (86 000 tonnes), tandis que le chiffre d’affaires du BTP sur neuf mois progressait de 3,3 %.

Longtemps pessimistes, les chefs d’entreprise du secteur affichent des carnets de commandes fournis.

La commande privée, notamment au niveau de l’habitat individuel, anime ce secteur, qui bénéficie, de la part des banques, de conditions de taux historiquement favorables.

Au niveau de la commande publique, le lancement du Plan 3 000 logements établi par le gouvernement (2018-2020) a redonné un élan a secteur du logement social.

 

L’activité bancaire

En 2018, la croissance de l’encours des crédits octroyés par les banques locales (+ 5,2 % en glissement annuel, après – 2,2 % en 2017) tient à l’amélioration de leur production. Leur abondante collecte de dépôts (+ 4,9 %, après + 2,9 % en 2017) a entretenu la surliquidité de la place polynésienne.

La reprise de l’activité bancaire s’est donc confirmée en 2018, avec une hausse de leur PNB et un résultat proche de celui de 2017. En 2018, les ménages et les entreprises ont conforté leurs avoirs de respectivement 9 et 11 milliards de francs. En repli en 2017, ceux des collectivités locales ont augmenté de 1 milliard de francs.

En 2018, la croissance de l’encours sain des crédits, + 6,6 % (contre + 3,4 % en 2017), s’est diffusée à l’ensemble des segments de clientèle.

L’amélioration de la conjoncture a permis de retrouver des contreparties solvables, dans un contexte de taux encore favorables pour les emprunteurs.

Cette accélération a bénéficié aux entreprises, dont l’encours a crû de 7,8 % sur l’année (+ 4,5 % en 2017), aux ménages (+ 5,6 %, après + 3,1 % en 2017), et aux collectivités locales (+ 5 %, après – 1,6 %), la Polynésie française ayant sollicité les banques locales dans le cadre du plan de financement de son budget 2018.

La dette du Pays devrait s’établir à 84 milliards de francs fin 2018 (86 milliards de francs fin 2017).

 

CC avec communiqué

 

Retrouvez ici la synthèse de l’IEOM : ce_economie_pf_2018_synthese

0
0
0

Pavé PI

Edition abonnés
Le vote

Selon vous, qui sera élue Miss Tahiti 2019 :

Loading ... Loading ...
www.my-meteo.fr
Météo Tahiti Papeete