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“L’éducation prioritaire est évolutive” selon la ministre à Papara

samedi 22 octobre 2016

Najat papara

Arrivée au collège de Papara, la ministre de l’Éducation nationale a été accueillie par le maire Putai Ta’ae et une partie de son conseil municipal. (© Charles Taataroa)

 

 

 La ministre de l’Éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem, est arrivée jeudi soir au fenua.

Après une visite au Monument aux morts de Papeete et à Huahine hier matin, elle s’est rendue hier après-midi au collège de Papara pour se rendre compte des résultats du dispositif REP+ mis en place depuis 2015.

Elle a salué le dynamisme de tous les acteurs qui se sont investis dans ce dispositif puisque les premiers résultats sont très encourageants.

 

 

La ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche Najat Vallaud-Belkacem a visité, hier après-midi, le collège de Papara. Dès son arrivée dans l’établissement, elle a été accueillie par le maire de Papara, Putai Ta’ae et une partie de son conseil municipal, ainsi que le principal Pascal Delesmont et ses collaborateurs.

La visite a très rapidement démarré par une classe de troisième, une classe défense et citoyenneté qui vient de signer un partenariat avec l’armée, plus particulièrement avec la frégate de surveillance le Prairial. La ministre s’est ensuite entretenu avec tous les acteurs du dispositif REP+ afin de connaître les premiers résultats.

 

 

Des résultats positifs

 

 

La présentation été réalisée par le principal du collège Pascal Delesmont, qui ne cache pas sa satisfaction devant les premiers résultats. Pour lui, les moyens financiers et humains supplémentaires mis en place dans le cadre du REP+ a conduit à améliorer le taux de réussite des élèves aux examens du Diplôme national du brevet (DNB), notamment en ce qui concerne les élèves du Centre d’éducation aux technologies appropriées au développement (Cétad) du collège de Papara. Pour lui, il y a eu une véritable dynamique de la part de tous les acteurs du dispositif, comme par exemple les enseignants qui organisent des activités pendant la pause méridionale.

Dans son discours, la ministre a salué le dynamisme de l’ensemble des acteurs du REP+, qu’il s’agisse du collège, mais aussi des écoles primaires qui viennent également d’intégrer le dispositif comme celles de Tiama’o et de Apatea.

Elle a également rappelé que le dispositif REP+ est évolutif, c’est-à-dire que d’autres établissements scolaires pourraient également l’intégrer s’il le faut.

Enfin, Najat Vallaud-Belkacem a conclu que l’État a mis les moyens pour atteindre les objectifs attendus, à savoir offrir à tous la possibilité de réussir sur le plan scolaire et, au final, une insertion professionnelle.

 

 

C.T.

 

 

 

On sent cette envie d’inscrire la Polynésie dans l’éducation du XXIe siècle”

(© Christophe Cozette)

(© Christophe Cozette)

 

 

Le dispositif REP+ a été mis en place au collège de Papara en 2015. Est-ce qu’il sera également étendu à d’autres établissements scolaires ?

C’est une discussion que nous avons eue avec le vice-recteur de la Polynésie. J’ai toujours dit, depuis que nous avons réalisé la réforme de l’éducation prioritaire, qu’elle serait évidemment évolutive. C’est-à-dire qu’il nous fallait pouvoir évaluer, chaque année, si un établissement mérite d’y rentrer.

En tout cas, il faudra revoir la carte régulièrement. Ici, à Papara, on sait à quel point il a été profitable aux établissements scolaires. Donc je suis favorable à faire rentrer d’autres établissements s’il le faut. C’est profitable parce que ce sont des moyens supplémentaires. La réforme que nous avons menée nous a conduits à mettre 300 millions d’euros (36 milliards de francs, NDLR) de plus pour soutenir l’éducation prioritaire.

Ce sont des professeurs mieux rémunérés, stabilisés dans les établissements scolaires, qui ont plus de temps pour mieux se former et travailler en équipe pour recevoir les parents. Ce sont des élèves qui sont accueillis plus jeunes parce qu’ils sont scolarisés avant même l’âge de trois ans. Ils sont mieux suivis et mieux tutorés, notamment en classe de 6e. Donc, ça produit des résultats, y compris dans les performances scolaires.

 

 

Le chantier de l’éducation en Polynésie paraît immense…

Oui, mais en même temps, c’est vraiment enthousiasmant. On sent ici de la part de tous les acteurs engagés, à commencer par la ministre de l’Éducation locale, une envie de bien faire en matière éducative. On sent aussi chez le président Édouard Fritch et son gouvernement cette envie d’inscrire la Polynésie dans l’éducation du XXIe siècle.

C’est-à-dire résoudre à la fois les défis auxquels ce territoire est confronté, en particulier l’éloignement géographique – dans ce cas, on parlera de construction d’internats par exemple – mais aussi tout ce qu’il faut pour que tous les petits Polynésiens puissent avoir une éduction de la plus grande qualité qu’il soit et que surtout, on ne laisse aucun sur la route. Donc, il y a un vrai souci de lutter contre le décrochage scolaire, l’illétrisme, etc.

Dans ce réseau REP+, lorsque l’on conjuge les efforts de la France et de la Polynésie, on peut avoir de beaux résultats. Il faut continuer dans cette voie. La convention decennale pour l’éducation va dans ce sens.

 

 

Propos recueillis par C.T.

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