L’effort se poursuit pour aider Lifou à panser ses plaies

    lundi 15 mai 2017

    cyclone

    Pas une tribu de Lifou n’a été épargnée par les vents dévastateurs de Donna. Dès le lendemain de son passage, c’était le branle-bas de combat pour nettoyer et reconstruire. (© LNC)

    À Lifou, la situation reste très précaire. Le puissant cyclone Donna a laissé d’innombrables cicatrices sur l’île. Cinq jours après son passage, c’est le branle-bas de combat pour qu’un semblant de vie normale puisse reprendre au plus vite.

    Car Lifou a payé un lourd tribut après avoir été balayée par des rafales de vent à plus de 150 km/h pendant des heures, mardi dernier puis dans la nuit qui a suivi. Plus d’une centaine d’habitations ont été entièrement détruites, le réseau routier est encombré par la chute de nombreux arbres et de branchages et des milliers de foyers sont privés d’électricité et de téléphone.

    La population, animée par une immense vague de solidarité, s’est immédiatement mise à l’oeuvre pour aider tout le monde à se relever. Certains ont recueilli leurs voisins sinistrés. D’autres, originaires de l’île et venus de la Grande Terre principalement, sont rentrés à Lifou donner la main à leur famille.

    Lifou n’est pas seule. Elle peut compter sur la mobilisation des autorités, de la commune et de l’État. Vendredi dernier, les forces armées de Nouvelle-Calédonie sont venues prêter main-forte. Il s’agit pour elles de sécuriser les infrastructures, notamment les établissements scolaires de Traput, de Hnazianu et de Hnatalo, et aider les habitants à reconstruire leurs maisons dévastées.  Ce détachement de militaires, dont la mission doit durer cinq jours, a déjà nettoyé le grand fare de la tribu de Luecila. L’espace qui accueillait les touristes et les croisiéristes avait été soufflé par le cyclone. À bord de l’avion Casa qui a atterri vendredi dernier à Lifou, l’armée était accompagnée d’une relève de l’unité d’intervention de la sécurité civile et de la Croix-Rouge. Ces hommes et ces femmes ne sont pas venus les mains vides. À bord de l’engin de transport des militaires, 55 kits d’hygiène, 70 kits de cuisine, 70 de construction, 140 bâches et six mètres cubes de vêtements.

    “Dans ces kits de construction, il y a des marteaux, des clous, l’essentiel pour commencer des travaux de base”, explique la sécurité civile. “C’est la même chose pour ce qui est des kits d’hygiène, ce sont des produits de base, essentiels pour faciliter la vie des familles qui vivent, pour certaines, dans des conditions très précaires.”

    Côté tourisme, l’hôtel Drehu village a rouvert ses portes mais, là aussi, les dégâts sont nombreux. S’il est fréquenté par de rares habitants venus déjeuner, l’établissement est vide de touristes, partis dès les premières rotations d’Air Calédonie. D’autres gîtes ont été touchés et seront prochainement rouverts. Peu à peu, la clientèle devrait revenir.

     

    LNC

     

     

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