Habillage fond de site

Législatives – Les enseignements du second tour de la présidentielle

lundi 8 mai 2017

législatives

Les résultats du second tour de la présidentielle sont loin d’offrir des certitudes en matière de positionnement des blocs dans le cadre des législatives. (© Yan Roy)

Le second tour de l’élection présidentielle, loin d’offrir des certitudes en matière de positionnement des blocs dans le cadre des législatives, nous offre bien au contraire un joli brouillard qui risque fort de s’épaissir encore un peu plus lorsque tous les candidats seront connus.

Sur le papier, le soutien du Tapura à Emmanuel Macron a fortement joué et le nouveau président de la République a explosé son score du premier tour. Une raison pour faire du parti d’Édouard Fritch le favori des prochains scrutins ? Oui et non.

En effet, tout le monde se revendique aujourd’hui d’être le grand artisan du score de l’un ou de l’autre des candidats.

Seul le Tahoera’a peut aujourd’hui s’approprier la majeure partie des 37 319 bulletins à s’être reportés sur la candidate du Front national (FN). Quasi inexistant jusqu’alors en Polynésie française, le mouvement FN a bondi d’un coup, sous l’impulsion du camp orange qui, faute de grives, a fait voter pour un merle. Un score finalement honorable pour le parti orange qui veut stopper l’hémorragie de ses soutiens après l’Œdipe d’Édouard Fritch alors que l’échéance majeure de l’élection territoriale se profile dans un an. Le mouvement Bleu Marine/Te Nati verra en revanche sa vraie valeur électorale à cette occasion.

Quant aux soutiens d’Emmanuel Macron, on ne sait plus où donner de la tête. Tauhiti Nena s’est raccroché aux branches après avoir soutenu Bruno Le Maire puis François Fillon et clame déjà être le seul Polynésien à bénéficier de l’investiture d’En Marche !. Un parti politique qui n’existe d’ailleurs pas encore. Les militants locaux de la première heure sont eux, en revanche, de parfaits inconnus ou des sous-lieutenants d’anciens partis qui n’ont pas fait leurs preuves.

Le Tapura, de son côté, a fortement contribué à faire passer en tête le nouveau président de la République qui n’était que quatrième au soir du premier tour en Polynésie française et doit désormais se concentrer pour transformer l’essai de cette première élection directe qu’affronte le jeune parti.

Mais derrière Emmanuel Macron, se sont aussi réunis les votes de gauche alors que le Tapura se revendique de droite et vient d’obtenir l’investiture des Républicains pour la députation.
La tentation d’être du bon côté du manche à l’Assemblée nationale pourrait faire basculer d’un côté comme de l’autre, s’ils sont élus, les candidats du Tapura.

Enfin, le Tavini a choisi de ronger son frein et d’attendre, là encore, en faisant croire sans même une once de gêne, que les Polynésiens qui se sont abstenus lors des deux tours du scrutin, étaient ceux qui avaient répondu à son boycott de l’élection. 108 330 électeurs ne se sont pas rendus aux urnes samedi dernier. 108 330 électeurs du Tavini ? Cela serait étonnant.

Bertrand Prévost

 

 

1
0
0

Pavé PI

Edition abonnés
Le vote

La pose des silhouettes noires peut-elle avoir un impact sur les habitudes de circulation ?

Loading ... Loading ...
www.my-meteo.fr
Météo Tahiti Papeete