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Législatives – Le point avec Nicole Sanquer et Teura Iriti

mercredi 14 juin 2017

Nicole Sanquer, du Tapura : priorité à la jeunesse

nicole sanquer

Lundi soir à Taravao, Nicole Sanquer réunissait les électeurs de Taiarapu-Est et Ouest et de Hitiaa o te Ra, soutenue par ses collègues
du gouvernement, Nicole Bouteau, Jean-Christophe Bouissou et Tearii Alpha, plusieurs élus Tapura à l’assemblée de la Polynésie française, et plusieurs tavana de la 2e circonscription. Elle affrontera, samedi, la candidate Tahoeraa Teura Iriti devant les électeurs
de Mahina, Hitia’a o te Ra, Teva i Uta, Papara, Paea, de la Presqu’île, et de l’archipel des Australes. (Photo : Tapura Huiraatira/FB)

Arrivée en tête du premier tour dans la 2e circonscription avec un score 15,12 %, la ministre de l’Éducation, de la Jeunesse et des Sports, Nicole Sanquer, détenait déjà une belle avance sur sa rivale Tahoera’a du second tour, Teura Iriti (9,67 %).

La semaine dernière, elle a vu sa position confortée par le retour au bercail Tapura de Jacquie Graffe, qui soutenait son adjointe Tapuaraurii Teriitahi, dont les 3 508 voix pourraient se reporter sur la ministre.

Mais elle reste prudente : “L’électeur est libre de son choix au second tour, donc on n’a pas de certitudes. Tant que le scrutin n’est pas clos, je ne veux pas crier victoire.”

Dans cette dernière ligne droite, il s’agit surtout, comme ailleurs, de convaincre les 58,97 % d’abstentionnistes du 3 juin.

Nicole Sanquer a dû se reposer sur ses équipes, “étant donné que la journée, je suis ministre”. “Nous avons pu faire le point sur les gens qui ne sont pas venus au premier tour ou qui avaient voté pour des candidats qui n’ont pas accédé au second tour, et faire du porte-à-porte. C’est vrai que le 3 juin, c’était un long week-end et certains avaient déjà prévu des activités de longue date. Mais, par contre, ils nous ont confirmé leur soutien pour samedi prochain.”

 

Obtenir l’application ici de dispositifs nationaux pour la jeunesse

 

Pour Nicole Sanquer, le thème de campagne qui interpelle le plus les électeurs de la 2e circonscription, “c’est tout ce qui tourne autour de l’avenir des jeunes, des dispositifs d’État disponibles pour cette jeunesse”.

“À Paris, il faudra expliquer que ce qui existe dans d’autres outre-mer n’est pas toujours accessible aux jeunes Polynésiens, et essayer d’en obtenir l’application ici.”

Forte de son expérience ministérielle, Nicole Sanquer a deux exemples précis en tête : “Dans le cadre de l’océanisation des cadres, en Nouvelle-Calédonie, les étudiants peuvent bénéficier d’une aide de l’État pour leurs études, sur des secteurs bien identifiés. L’objectif est que ces jeunes aillent se former et reviennent ensuite dans leur territoire. Eh bien, les Polynésiens ne sont pas encore éligibles à ce dispositif.
Et si on regarde le RSMA, ils ont annoncé que 9 000 jeunes seraient accueillis au niveau national, et non plus 6 000. Là aussi, je veux défendre le bon bilan du RSMA en Polynésie et obtenir une augmentation des effectifs. Il y a aussi toutes ces nouvelles sources de financement que l’on peut avoir de l’État pour les associations, pour les fédérations sportives, nous en avons fait l’expérience, l’année dernière, où la Polynésie a bénéficié du financement du Fonds exceptionnel d’investissement, ce qui n’avait jamais été fait avant.”

Si elle est élue le week-end prochain, Nicole Sanquer devra, dans le mois qui suivra, renoncer à son ministère. Aura-t-elle son mot à dire sur le choix de son remplaçant ?

“Oui, mais c’est une discussion qu’on aura avec le président, en temps et en heure. Par contre, ce que je souhaite, c’est que mon équipe soit maintenue et accompagne le nouveau ministre de l’Éducation et de la Jeunesse et des Sports.”

Il lui faudra aussi renoncer à son mandat de conseillère municipale à Mahina, toujours en vertu de la loi sur le non-cumul des mandats.

En revanche, elle entend revenir sur les bancs de l’assemblée de la Polynésie française, renvoyant ainsi à Papara Putai Taae qui l’avait remplacée : “Je pense que c’est important pour maintenir les relations entre les compétences du Pays et celles de l’État”, dit-elle. 

Caroline Perdrix

 

 

Teura Iriti, du Tahoera’a, ne baisse pas les bras

teura iriti

Teura Iriti y croit toujours et encore, “jusqu’au bout”. (© DR)

Seconde candidate Tahoera’a qualifiée pour le second tour des législatives, Teura Iriti, dans la 2e circonscription (24,06 %, 6 453 voix), n’a “que” 13 points de retard face à Nicole Sanquer (37,61 %, 10 085 voix), candidate du Tapura, à l’issue du premier tour.

Mais depuis le 3 juin, la candidate du maire de Paea, arrivée quatrième, a “retrouvé” le parti au pouvoir et les Tuihani, père et fils, ont quitté le parti orange.

Néanmoins, le moral de la candidate, devenue depuis, après cette double démission la présidente déléguée de son parti, est bon et elle poursuit sa campagne tous azimuts.

 

« Nous avons eu raison”

 

“On nous a toujours appris en politique de ne jamais baisser les bras et surtout de continuer au mieux”, a-t-elle confié, entre deux rendez-vous médiatico-politiques.

“Depuis le 1er tour, nous avons continué à sillonner les communes. Advienne que pourra. L’essentiel est qu’on puisse vraiment se faire entendre, ainsi que la population”.

Les remous dans sa circonscription et au sein de son parti ne semblent pas l’affecter outre mesure.

Concernant le retour de Jacqui Graffe dans le giron du Tapura : “Je lui laisse le soin de prendre sa décision. Nous sommes en politique. On peut s’attendre à tout”, lâche la candidate orange.

Nos voix ne nous appartiennent pas. Nous allons les chercher partout, dans tous les partis. Nous étions onze au départ, n’oublions pas.
Lors des résultats du 1er tour, ma réaction a été de dire ‘Nous avons eu raison’, car cette population crie famine, même si on nous dit que tout va mieux. Oui, peut-être pour ceux qui ont un salaire tous les mois pour mettre quelque chose dans leur assiette. Oui, nous sommes des politiciens. Nous devons voir loin mais nous devons voir ce qu’il se passe aujourd’hui”, avoue celle qui ne semble jamais lâcher.

La double démission des Tuihani ? Presque un non-événement, pour Teura Iriti.

“Nous sommes en pleine campagne. Quand la nouvelle est tombée, nous n’avons pas le temps de nous pencher trop là-dessus”, explique l’intéressée. “Le Tahoera’a a fait ses preuves mais, aujourd’hui, ça avance à pas de fourmi. Il nous faut aller plus vite.”

Son constat et sa peut-être future mission lui importent bien plus, que la politique politicienne. Députée, “c’est avant tout, de pouvoir se présenter à l’assemblée et de parler du terrain”, précise l’ancienne ministre.

 

« La santé et la retraite vont mal »

 

“Pour moi, ce qui est essentiel, c’est de pouvoir apporter une aide à ceux qui souffrent aujourd’hui. Malgré quelques améliorations aujourd’hui, il y a encore beaucoup à faire. La PSG est une mesure qui a beaucoup aidé la population. Nous devons aujourd’hui la sécuriser. On entend qu’il y a de réels problèmes et aucune réelle réforme n’a été entamée. Il s’agit de monter à l’assemblée pour assurer cela et apporter une aide à cette PSG ,et notamment au RSPF, qui a plus que doublé depuis sa création.
La santé ensuite va mal, car nous nous nourrissons mal. Mais les retraites vont mal aussi. Nous devons ouvrir nos yeux. Grâce au Tahoera’a, depuis 2013, nous avons enclenché cette machine pour dire qu’il y avait très peu d’argent dans les caisses du Pays, puis Édouard (Fritch, NDLR) est arrivé au bon moment. Maintenant, il s’agit de répartir ces fonds récoltés au mieux.
Ma priorité, c’est le social pour qu’il n’y ait pas de véritable révolte, pour enclencher ensuite, le développement de nos ressources propres et de notre économie.
Il nous faudra aussi redistribuer du foncier pour le secteur primaire, tout cela à côté de grands projets pour donner enfin un travail à cette jeunesse”, explique-t-elle, d’une traite, tout en appelant à venir voter massivement au second tour.

“C’est une décision commune à prendre pour les cinq ans à venir pour notre pays”.

Christophe Cozette

 

 

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