Législatives : Rohfritsch cède sa place, Howell et Bouissou candidats

    samedi 17 septembre 2016

    législatives

    Le président du Pays a fait le point, lors d’un déjeuner de presse, hier, sur les candidatures du Tapura aux législatives et le remaniement imminent du gouvernement. (Photo : Marie Guitton)


    Confirmée avec Maina Sage, Nicole Sanquer devrait rester ministre pour l’instant

     

    Des finances publiques “assainies”, un plan “exceptionnel” d’actions économiques…

     

    Édouard Fritch a présenté, lors d’un déjeuner de presse, hier, le fascicule 2 ans, 1er bilan, dont il avait parlé à l’assemblée de la Polynésie, jeudi, et qui répertorie les réussites du gouvernement depuis son arrivée à la tête du Pays. Cinq cents exemplaires seront distribués dans les places fortes du territoire. Trente pages d’auto-satisfecit. Son gouvernement, pourtant, va être remanié dans les jours à venir. Tache d’huile sur le tableau ?

    Pas de mésentente ni d’insatisfaction, promet le président : “Aujourd’hui, je salue le travail qui a été fait. (…) Je n’ai rien à reprocher aux ministres. Mais j’ai des contraintes.” Comme trouver des épaules assez larges pour porter la réforme de la protection sociale généralisée (PSG), remplacer le sénateur Nuihau Laurey à la vice-présidence pour se conformer à la loi sur le non-cumul des mandats, réattribuer le portefeuille de l’Agriculture tombé dans le tiroir des attributions présidentielles depuis le rappel de Frédéric Riveta à l’assemblée…

    Ou encore anticiper les élections législatives de 2017, auxquelles prétendent plusieurs ministres. Outre la confirmation, jeudi soir, de Maina Sage dans la première circonscription, Édouard Fritch a annoncé hier que Nicole Sanquer, l’actuelle ministre de l’Éducation, sera la candidate du Tapura dans la seconde. Jacquie Graffe a eu beau “insister beaucoup” en faveur de Tepuaraurii Teriitahi, “malheureusement notre candidate de Paea est trop peu connue”, a expliqué le président du Pays, hier.

    Il s’était initialement opposé à la candidature de sa ministre, mais “plusieurs maires m’ont convaincu que pour contrer Teura Iriti (du Tahoera’a Huiraatira, NDLR), il fallait mettre quelqu’un de connu et de reconnu, a-t-il déclaré. La commission d’investiture a donc validé la candidature de Nicole Sanquer.

    Le président semble toutefois avoir l’intention de confirmer la ministre dans ses fonctions actuelles jusqu’aux élections. Elle conserverait ainsi son portefeuille de l’Éducation, élargi à la Jeunesse et aux Sports depuis le retour de René Temeharo, il y a un an, à Tarahoi : “Je pense que Nicole Sanquer porte bien son ministère”, a-t-il déclaré à la presse. Et si elle est élue en 2017 ? “C’est l’une de mes préoccupations, mais ce sera dans un an.

     

    Quel vice-président ?

     

    Dans l’immédiat, la plus grande interrogation concerne donc le successeur de Nuihau Laurey à la vice-présidence. “Bien sûr que ce n’est pas un choix anodin, a commenté Édouard Fritch. Il faudra que je prenne quelqu’un de confiance. Et j’ai confiance en tous mes ministres…” Sans confirmer ni infirmer l’option “Teva Rohfritsch”, l’actuel ministre de l’Économie, le président a tout de même confié hier que “mon vœu le plus cher serait de le garder auprès de moi”.

    Plus explicite en face du principal intéressé, qui n’a pas souhaité réagir, Édouard Fritch a ensuite révélé que la décision de son maintien au gouvernement était en tout cas déjà prise : “Nous étions tous partis pour soutenir Teva Rohfritsch dans la troisième circonscription pour les législatives. Mais toi, tu vas rester à côté de moi”, a-t-il déclaré en invoquant la continuité de la politique économique.

    Accédant à la demande du président, “celui qui a aujourd’hui la confiance des patrons” – et d’une partie des élus de l’assemblée –, a donc renoncé à sa candidature. Résultat : la commission d’investiture reprendra ses travaux la semaine prochaine. Patrick Howell, le ministre de la Santé, et Jean-Christophe Bouissou, du Tourisme, prétendent au siège, avec, en ligne de mire, donc, d’autres portefeuilles à pourvoir lors du remaniement.

    Afin de mener à bien la réforme de la protection sociale généralisée (PSG), un “super-ministère” réunissant la Santé et la Solidarité, avec un possible débarquement de Tea Frogier, se profile également à l’horizon. “Il faut un homme de dialogue, quelqu’un qui connaisse bien le sujet, et surtout quelqu’un qui convainque les acteurs sociaux de la nécessité de remettre les choses en question, a soufflé hier Édouard Fritch. Donc ça ne va pas être facile.” 

     

    Marie Guitton

     

     

        Edition abonnés
        Le vote

        Allez-vous voir Vaiana ?

        Loading ... Loading ...
        www.my-meteo.fr
        Météo Tahiti Papeete