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L’enseignante à la retraite jouait la tenancière d’une maison de jeux

mercredi 8 mars 2017

justice tribunal

Dénoncée en septembre 2010, l’affaire avait mené au démantèlement de deux maisons de jeux. (© Florent Collet)

C’est un courrier de Béatrice Vernaudon, alors maire de Pirae, qui a déclenché l’affaire. En septembre 2010, elle envoie une lettre au procureur s’insurgeant de la présence d’une maison de jeu  non loin du lycée professionnel Saint-Joseph.

La DSP, puis le GIR (groupement d’intervention régional de la gendarmerie), se saisissent de l’enquête et effectuent des surveillances, au cours desquelles ils remarquent des allées et venues nombreuses, l’après-midi, dans une maison à proximité d’un magasin.

Par la suite, l’enquête permettra de déterminer qu’un hangar y abrite trois tables de poker dont l’une est convertible pour jouer au black-jack et un jeu de roulette.

I.A., une enseignante à la retraite, et C.T., dont le père a déjà tenu des tripots à Mahina, en sont respectivement la tenancière et le banquier.
Ils disposent aussi de croupiers, serveurs, et portiers. Mais l’une des joueuses assidues, employée à la CPS, met les gérants au courant d’une enquête préliminaire à leur sujet.

Ils déménagent donc rue Meorenhout, où les forces de l’ordre observent le même manège.

Ils interviennent finalement en décembre 2010, et mettent notamment la main sur 4 millions de francs liquides. Difficile en revanche d’établir ce que I.A. a réussi à gagner grâce à son tripot.

L’enseignante jouissant, en effet, d’une retraite et de loyer atteignant les 820 000 F. Accroc au poker, elle affirme avoir perdu jusqu’à 15 millions au jeu, même si elle aurait aussi gagné 3 millions de francs par an grâce au jeu.

Alors que l’instruction se poursuit, I.A., qui est aussi aidé de  deux de ses fils et de sa belle-fille, ne voyant pas de suite judiciaire pense avoir le champ libre. Elle ouvre une nouvelle maison de jeux à Punaauia, en bord de mer, puis côté montagne, servitude Assaud. Elle sera aussi démantelée par la gendarmerie.

Si I.A. assume la tenue de cette maison, sa belle-fille a confirmé, hier, à la barre l’avoir ouverte malgré la désapprobation de sa belle-mère.
Traduits en justice pour travail dissimulé, tous les prévenus ont reconnu ne pas être déclarés lorsqu’ils travaillaient dans ces maisons de jeux.

En revanche, tous ont maintenu que le public n’était pas librement admis dans ces maisons de jeux de hasard, mais réservé à une clientèle d’habitués.

Au final, le procureur a requis 3 ans de prison avec sursis et des amendes allant de 10 à 15 millions de francs à l’encontre de I.A. et C.T., 2 millions d’amende à l’encontre de V.N. la belle-fille, 6 mois de prison avec sursis à l’encontre de K.B., l’un des fils de I.A. et 300 000 F d’amende avec sursis pour les trois autres prévenus.

Le délibéré sera connu le 16 mai.

F.C.

 

 

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