Les amoureux du “car audio” unis pour se faire entendre et comprendre

    lundi 4 avril 2016

     Samedi dernier, une centaine de pratiquants du “car audio” était réunie à Vaitupa, à Faa’a. Ils ont adopté une “charte pour bonne
    pratique du car audio”.  Ils refusent d’être associés aux “voitures boum boum” ou aux “cars bass”.

    Le mois dernier, l’annonce des mesures du plan de prévention n’a pas sonné comme une douce mélodie à leurs oreilles. La possibilité qu’il soit, à l’avenir, interdit de munir son véhicule d’équipements sonores puissants les a poussés à se faire entendre.
    Refusant les étiquettes de “voitures boum boum” ou de “car bass” et encore moins celle de délinquants, les passionnés, souvent déjà regroupés en associations ont monté le collectif Passion car audio.
    Lors d’une première réunion, un comité de coordination a été mis sur pied pour proposer une organisation et une réglementation.
    Les choses n’ont pas traîné. Samedi dernier, ils étaient plus d’une centaine, réunis à Vaitupa à Faa’a afin d’adopter une “charte pour une bonne pratique du car audio” qui sera présenté dans les jours à venir aux différents groupes politiques de l’assemblée de la Polynésie française et aux membres du gouvernement.

    “Pas dans les zones habitées”

    Le collectif, qui annonce compter 2 500 soutiens, indique ainsi dans sa lettre de principe que “si, en effet, certaines personnes utilisent leurs véhicules pour nuire, sciemment ou pas, à la société avec de la musique forte et des basses à faire trembler les toitures, d’autres sont respectueux de la population et se sont engagés (…) à ne pas faire usage de leurs appareils dans les zones habitées”.
    Une attitude constructive et consensuelle pour éviter de voir cette passion être mise en péril.
    Le collectif entend ainsi collaborer avec le Pays et l’État pour l’élaboration de textes législatifs et réglementaires.
    Les membres ont d’ores et déjà adopté la charte qui repose sur quatre principes : le respect des personnes, le respect de l’environnement, le respect des lois et de la réglementation en vigueur et enfin la prévention et la lutte contre les comportements à risques.
    Le collectif entend également se rapprocher des maires afin de déterminer des lieux où il pourrait exercer sa passion sans mettre à mal la tranquillité des autres citoyens, comme cela a déjà été le cas à Raiatea et Bora Bora.
    À terme, le collectif souhaite mettre en place une licence “car audio”, délivrée par les associations affiliées à une fédération.
    “Elle serait une garantie pour les forces de l’ordre du respect de la charte et de la réglementation en vigueur des propriétaires des véhicules appareillés, en sonorisation puissante.
    Les contrevenants licenciés se verraient infliger par les forces de l’ordre des sanctions prévues par la loi et par son association, le retrait de sa licence.
    Les non-licenciés ne pourraient pas pratiquer la discipline. Les entreprises et installateurs du secteur s’engageraient à ne pas fournir d’appareils audio aux personnes ne possédant pas de licence”, explique la lettre de principe. 

    F.C

     

    Antonio Soares Pires Porte-parole du collectif Passion car audio : “Tout le monde est mis dans le même sac”

    Qu’est-ce qui vous passionne dans le car audio ?
    Tout simplement, dans un premier temps, nous aimons la musique, comme tous les Polynésiens. Cela fait partie de notre identité. Cette passion est une manière de vivre plus intensément notre identité polynésienne moderne.

    Quelle est votre position sur la réglementation actuelle et celle qui pourrait être adoptée dans le futur ?
    Aujourd’hui, elle dit que nous ne devons pas nuire à la tranquillité de la population et nous tenons à ce qu’elle soit respectée. Par contre, aujourd’hui, les comités de prévention de la délinquance travaillent à la rédaction d’un projet de loi visant à interdire l’installation de tels équipements. Nous n’y sommes pas vraiment favorables car tout le monde est mis dans le même sac, ceux qui respectent la loi et ceux qui ne le font pas.

    Avez-vous l’impression d’être des délinquants ?
    On voit que les autorités et la presse pointent du doigt le car audio, alors que nous sommes convaincus que le car audio n’est pas à l’origine de toutes les nuisances sonores.

    Vous indiquez être favorable aux sanctions contre ceux qui ne respecteraient pas votre charte ?
    Nous ne sommes pas là pour nous opposer à la réglementation, bien au contraire. Mais plutôt pour maîtriser les passionnés de car audio et les encourager à respecter cette réglementation et pour mieux faire connaître notre passion.

    Pour l’instant, il est difficile de respecter votre charte puisqu’il n’existe pas de lieu dédié à cela à Tahiti ?
    Cela fait partie du travail que nous allons entamer avec le collectif. En rassemblant tous les passionnés, nous pourrons négocier la mise en place de ces lieux et qu’ils soient agrémentés pour l’exercice de cette passion.

     

    Lou 2016-04-05 18:29:00
    "...le car audio n’est pas à l’origine de toutes les nuisances sonores." Bel argument de mauvaise foi... qui est de plus une manière de reconnaître que les "car audio" sont bien responsables de nuisances sonores.
    Il faut vraiment avoir de l'argent à "foutre en l'air" pour se monter une sono de malade dans sa bagnole, alors que l'on peut obtenir une qualité d'écoute de la musique bien supérieure avec un bon casque qui doit coûter dix à cent fois moins cher, et qui n'embête pas les voisins.
    yo 2016-04-04 17:35:00
    s'ils veulent se faire entendre
    hein attendre!
    non entendre,baissé le volume.
    Major Tom 2016-04-04 15:46:00
    Appliquez la méthode "Singapour" à Tahiti !
    Dans l'état-ville de Singapour, la municipalité était fiu de nettoyer les trottoirs souillés par des chewing-gum. Les autorités ont fini par interdire l'importation et l'utilisation de la petite gomme, avec promesse de bonnes sanctions. Résultat : finis les lieux publics dégueulassés.

    Même méthode pour les pollueurs sonores, qui ne font pas de la musique, mais du bruit et s'ils prétendent le contraire, qu'ils arrêtent de prendre les enfants du Bon Dieu pour des canards sauvages. C'est aussi un problème de santé publique.

    Mesure impérative : interdire l'importation de tout ce matos, de même que l'usage local de ce qui reste. Il n'y a pas de grands espaces éloignés ici permettant ce genre d'activité, ce qui fait que tout le monde est contraint de subir.

    L'article ci-dessus parle des mesures proposées par le collectif, comme interdire la "discipline" aux non-licenciés, etc. Quand on pense à une discipline - on pense aux sports, avec la notion d'effort, etc. - mais avec le phénomène boum-boum, ça fait sourire. Imaginez les adeptes, bien calés sur leur siège, avec la canette fraîche à la main, à tourner les boutons pour cracher des décibels, c'est tout de même une sacrée discipline, chapeau, respect !!
    lebororo 2016-04-04 15:44:00
    S'ils aiment le son, qu'ils mettent eux-mêmes leurs écouteurs dans leurs oreilles...
    TEIKI 2016-04-04 15:14:00
    Ce n'est pas de musique, c'est du bruit qu'ils écoutent ! A interdir tout ces appareils qui émettent au dessous de 20 HZ !

    "Pulsing sounds" : ce que les gens ressentent à l'intérieur des maisons comme des "vibrations et changements de pression" sont en fait des infrasons, perçus seulement par l'oreille interne et d'autres organes internes du corps. Sinon, ils seraient perçus par l'oreille externe comme des sons audibles. Notez que pour la majorité des gens, l'oreille externe cesse de percevoir les sons dont la "fréquence" est au-dessous de 20 Hz – d'où leur nom : "infrasons".
    nous apprenons que certaines très basses fréquences (disons par ex. 16 Hz) peuvent être perçues comme des sons audibles par environ 6% des hommes et 18% des femmes, à des distances pouvant aller jusqu'à 40 km dans certaines conditions atmosphériques (une couche d'air stable juste au-dessus du sol). C'est pour cela que la femme dont il est question dans le mémoire doit allumer la radio afin de pouvoir dormir.

    Note : le fait que 94% des hommes et 82% des femmes ne puissent pas entendre certaines très basses fréquences que d'autres peuvent, ne veut pas dire que leur oreille interne ne réagit pas, ni que leurs organes internes ne résonnent pas à ces fréquences. Leur corps les perçoit comme des vibrations et des changements de pression. Or ces infrasons peuvent tuer, comme nous le verrons dans la troisième partie.

    Plus longue est leur exposition aux infrasons (0,1 Hz à 20 Hz) ou aux sons audibles à basse fréquence (20 Hz à 200 Hz), plus les riverains pourront développer des problèmes de santé. Par exemple, il est universalement reconnu que le manque de sommeil chronique débilite la résistance du corps aux attaques virales, ou que le stress favorise les arrêts cardiaques. Or les basses ou très basses fréquences peuvent causer insomnies, maux de tête, tinnitus, nausée, haute tension, arrêts cardiaques, stress, dépression, suicides etc. chez ceux qui y sont soumis, en particulier la nuit à la campagne quand il n'y a pas d'autres bruits. De plus, les vibrations émises par les éoliennes sont "impulsionnelles", à cause du passage des pales devant la tour ou peut-être aussi par la différence de vitesse du vent en haut et en bas de la tour (c'est la toute dernière explication). Ces pulsations, qui ressemblent aux battements du coeur sans toutefois les suivre, ont aussi un effet stressant, surtout pendant le sommeil.

    Les infrasons sont dangereux, comme l'a démontré le scientifique français Vladimir Gavreau dans les années soixante (vidéo ci-dessus et note post-scriptum 1). Ses études ont été reprises puis poursuivies par les armées de plusieurs pays ; mais il est difficile de faire des infrasons une arme pratique, c'est-à-dire qui discrimine entre amis et ennemis. Cependant, un dispositif pour contrôler les foules avec des infrasons a été présenté l'année dernière par Raytheon (2).

    Il faut aussi savoir ceci : une autre étude, publiée en Écosse en 2005, conclut que les vibrations sismiques émises par les éoliennes peuvent être ressenties jusqu'à 50 km (3).
    Lecouillon 2016-04-04 15:00:00
    Si on a aucune autorité qui se déplace eh ben on a de quoi péter un fusible
    Lecouillon 2016-04-04 14:58:00
    J habite papara par expérience j ai été confronté aux niisances sonores . Vendredi au soir boum boum j appelle la police municipale même au bout du 3e appel aucune réaction le lendemain soir rebelotte. ...c bien de mettre en place des lois mais
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