Les armes de Kim Jong-un ne sont pas des “jouets”

    mercredi 29 juillet 2015

    Les armes atomiques de la Corée du nord ne sont pas des “jouets” et leur avenir n’est pas sujet à négociations, a prévenu hier l’ambassadeur de Pyongyang en Chine, avant l’arrivée d’un négociateur américain.Les propos de l’ambassadeur, M. Ji Jae-ryong, interviennent alors qu’un accord international avec l’Iran vient d’être conclu, qui doit limiter les capacités nucléaires de l’État islamique en échange d’une levée des sanctions. À l’occasion d’une rarissime conférence de presse à Pékin, l’ambassadeur a déclaré que la capacité nucléaire de la Corée du nord “n’était pas un jouet que l’on pose sur la table de négociations, car c’est le moyen essentiel pour protéger sa souveraineté et un droit vital devant la menace nucléaire et la politique hostile américaines”.
    L’ambassadeur Ji Jae-rong s’exprimait depuis l’ambassade nord-coréenne, sous les portraits du fondateur du régime, Kim Il-sung, et de son fils Kim Jong-il, père de l’actuel numéro un nord-coréen, Kim Jong-un. Pyongyang entend “poursuivre la mission confiée à ses forces nucléaires aussi longtemps que les États-Unis poursuivront leur politique hostile”, a ajouté le diplomate, accusant Washington d’avoir entreposé des armes nucléaires en Corée du sud et d’avoir fait de ce pays sa “plus grande base nucléaire avancée”.
    “Nous avons les moyens de répondre à toutes les méthodes de guerre des impérialistes américains et la puissance qu’il faut pour empêcher les actions belliqueuses nucléaires et provocatrices des États-Unis”, a-t-il encore déclaré. L’ambassadeur s’exprimait dans sa langue traduite en anglais par un interprète officiel.
    Ses propos sans concession ont été tenus alors que l’envoyé de Washington aux négociations à six –destinées à détourner la Corée du nord de son programme d’armement nucléaire– effectue une tournée régionale et est attendu mardi prochain à Pékin. Sydney Seiler a déclaré lundi à Séoul que l’accord avec l’Iran démontrait l’ouverture de Washington dans les pourparlers sur la dénucléarisation.
    Téhéran et Pyongyang, alliés depuis la révolution islamique de 1979, sont soumis à de dures sanctions économiques en raison de leur programme nucléaire. 
    L’accord international avec Téhéran a pu donner à penser qu’il pourrait servir de modèle pour relancer les négociations avec la Corée du nord, qui a déjà procédé à trois essais nucléaires en 2006, 2009 et 2013. 
    Les commentaires de l’ambassadeur de Pyongyang sont en ligne avec ceux d’un porte-parole du ministère nord-coréen des Affaires étrangères, selon qui la situation n’est pas la même qu’avec celle de l’Iran, car la Corée du nord “est un État doté de l’arme nucléaire, nominalement et dans les faits, et ses intérêts sont ceux d’un État nucléaire”. Les commentaires de l’ambassadeur de Pyongyang sont en ligne avec ceux d’un porte-parole du ministère nord-coréen des Affaires étrangères, selon qui la situation n’est pas la même qu’avec celle de l’Iran, car la Corée du nord «est un État doté de l’arme nucléaire, nominalement et dans les faits, et ses intérêts sont ceux d’un État nucléaire.  

    AFP

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