Les collégiens de Taaone perfectionnent leurs robots

    vendredi 6 mai 2016

    Avant-dernière séance avant le jour J… Hier matin, les élèves de 3e H du collège de Taaone ont fait faire de l’exercice à leurs robots de compétition.
    Jeudi 19 mai, leurs équipes, et celles de la 3e B, affronteront d’autres collèges de Tahiti dans le cadre du concours Maramarama, organisé à la direction générale de l’éducation et des enseignements (DGEE).
    Pour remporter cette Coupe de robotique 2016, les machines s’opposeront au cours de quatre épreuves : une course de vitesse, deux parcours où elles devront souffler des bougies et éclater des ballons, et un combat de “sumo”.

    À l’aide d’un logiciel 3D

    “C’est l’épreuve la plus populaire !”, sourit le professeur de techno Vincent Burlot, en regardant ses élèves de 14 et 15 ans crier pour encourager leurs poulains électroniques.
    “Ils sont partis de rien en début d’année, rappelle-t-il. Ils ont fabriqué les robots en entier, à l’aide notamment d’un logiciel 3D.”

    Montés sur roulettes, ces derniers sont modulables en fonction des épreuves, tantôt équipés d’un ventilateur pour souffler les bougies, ou d’un capteur ultrason pour détecter la présence d’adversaires.
    Les professeurs Vincent Burlot et Laurent Branger ont programmé les grandes lignes de leurs fonctions grâce à la plateforme d’architecture libre Arduino, et le logiciel Ardublock.
    La présentation est assez simple : sur l’écran, les actions à réaliser chronologiquement se suivent sous la forme de blocs alignés à l’horizontal.

    Et lorsque plusieurs choix se présentent en même temps, les blocs se superposent à la verticale.
    Par exemple, une fois que le robot se trouve au centre du tapis de sumo blanc, délimité par un contour noir, trois options s’offrent à lui : “si je vois un bord noir, je recule”, “si je détecte un obstacle, je m’avance vers lui”, “si je ne vois rien, je tourne sur moi-même”.
    Sur le terrain toutefois, ce n’est pas si simple ! Car c’est aux élèves d’ajuster les paramètres du logiciel, comme les angles de rotation et la vitesse de déplacement, en fonction du parcours. Les robots souffrent parfois aussi de petits défauts de fabrication.

    “Le nôtre, ça va trop vite ! Il a une roue plus grande que l’autre, mais ça serait trop long à refaire…”, glisse ainsi un petit groupe en tentant, tant bien que mal, d’équilibrer sa machine en jouant sur les variables.
    Jusqu’à présent, son robot n’a validé aucune des quatre épreuves, ce qui fait bien rire les camarades…
    Mais comme le lièvre et la tortue : rien ne sert de courir, il faut partir à point. De toute façon, les collégiens reconnaissent qu’ils s’amusent beaucoup à ce cours et promettent de s’impliquer jusqu’au bout. Qui sait : peut-être que leur robot créera la surprise le 19 mai !

    M.G.

        Edition abonnés
        Le vote

        Allez-vous voir Vaiana ?

        Loading ... Loading ...
        www.my-meteo.fr
        Météo Tahiti Papeete