Les conflits sociaux s’invitent dans les débats

vendredi 5 juin 2015

L’actualité sociale s’est invitée hier dans  la séance de questions orales à l’assemblée de Polynésie française. Les élus ont fait part de leurs inquiétudes concernant la paix sociale menacée par les tensions liées aux grèves. De plus, pour son retour au gouvernement, Teva Rohfritsch s’est exprimé sur le rapport de la Chambre territoriale des comptes (CTC) sur l’OPT.
 
Au cours de la séance de questions orales au gouvernement qui ouvre traditionnellement les séances à l’assemblée de Polynésie française, de nombreuses questions ont été posées concernant la multiplication des mouvements sociaux et leurs répercussions tant sur la population que sur l’économie locale.
Teapehu Teahe a interrogé le ministre de l’Agriculture, Frédéric Riveta sur les conséquences de la grève à l’huilerie de Tahiti, et tour à tour, Michel Buillard, représentant du groupe Tapura huiraatira puis Gilda Vaiho pour le groupe Tahoera’a ont demandé l’assurance d’un règlement rapide à la société Gaz de Tahiti. « L’agacement chemine un peu plus chaque jour vers un paroxysme qui n’est pas de bon augure tandis que le système de la débrouille s’organise au quotidien », expliquait hier Gilda Vaiho. Face aux déclarations d’Edouard Fritch, expliquant de ne pas être en mesure d’intervenir dans un conflit social au sein d’une entreprise privée, l’élue orange tacle le gouvernement : « Est-ce à dire que le gouvernement se désintéresse d’un conflit qui prend en otage nos concitoyens ? (…) Pourtant, le gouvernement a bien la charge de veiller au dialogue social. », concluait-elle.
Alors que l’élue Tahoera’a fustigeait l’attitude des grévistes « preneurs d’otages » à Gaz de Tahiti, Michel Buillard interrogeait le gouvernement pour sa part sur les solutions pour remettre tous les partenaires sociaux autour d’une table alors que le moment « est mal choisi avec une économie chancelante. »
La ministre du Travail était nécessairement très sollicitée. Assurant qu’elle ne laissait pas tomber le dialogue social, elle s’est dite malgré tout « surprise » de l’attitude de certains syndicats au moment de s’installer autour d’une table de dialogue. « Le gouvernement est loin de se désintéresser du conflit », a-t-elle assuré. « Mais seul l’Etat ne peut intervenir et mettre fin aux troubles à l’ordre public. »
Frédéric Riveta a lui aussi pris la parole au sujet de la grève à l’huilerie. « Il faudra entre 8 a 12 mois pour revenir à une situation normale à l’huilerie après cette grève », expliquait-il parlant ainsi de l’a forte hausse de la production de coprah en Polynésie française, ce qui par extension plombe les caisses du Pays qui finance l’activité via le Fond de soutien de la caisse du coprah. Un ministre qui s’envolera dans le courant du mois d’août pour l’Inde et le Sri Lanka pour visiter des centres de transformation de la bourre de coco et voir si de telles technologies sont possibles à mettre en place en Polynésie française.
 
Bertrand Prévost

Lire plus dans La Dépêche de Tahiti de vendredi 5 juin ou au feuilletage numérique : « L’UPLD insiste sur la dette de santé de l’Etat liée au nucléaire », « Poste et Télécommunications numérique : les premières positions de Teva Rohfritsch », « Bascule ou pas? »
 

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