Les créations à quatre mains de Linda et Albert Tereua

    mercredi 6 avril 2016

     Linda et Albert Tereua viennent de créer leur entreprise, Taiarapu couture, aux ateliers-relais de Taravao.  Tous deux sont spécialisés dans la couture lourde, autrement dit de gros œuvre. Grâce à ce savoir-faire et à des outils adaptés, le couple réalise des créations sur-mesure et tous types de rénovations.

    La couture n’a aucun secret pour Linda Tereua, habituée à manier le fil et l’aiguille depuis plus d’une vingtaine d’années, à l’instar de ses deux sœurs, elles aussi couturières.
    À 45 ans, elle a déjà été tour à tour salariée et patentée, en commençant par la confection de vêtements féminins, pour finir chez Pamatai bâches. Passionnée, elle a entraîné sans le vouloir son mari, Albert Tereua, 35 ans, poseur aluminium de métier.
    “Il a appris sur le tas : il s’est mis un beau jour à une machine et c’était parti”, se souvient Linda Tereua.
    “On n’a pas vraiment de spécialité l’un ou l’autre, mais c’est vrai que c’est plutôt moi qui m’occupe d’installer les stores !”, s’amuse Albert Tereua. Depuis sept ans, le couple affine ainsi un savoir-faire pas comme les autres : la couture lourde. “C’est-à-dire la sellerie, les stores, les bâches, etc. Tout ce qui relève du gros œuvre”, précise Linda Tereua, qui a choisi la Presqu’île pour se lancer.

    Des machines industrielles

    Avec son mari, ils viennent de monter leur propre entreprise, Taiarapu couture, il y a un mois, dans le cadre des ateliers-relais de Taravao. “Faire la navette pour gagner des clopinettes, c’était devenu trop dur”, confie-t-elle.
    La couturière est visiblement heureuse d’évoluer au quotidien dans un atelier pour le moins surprenant, où les machines à coudre côtoient thermosoudeur et coupe à chaud. “C’est rare de voir des femmes dans ces métiers-là, parce que les matériaux de base sont très lourds”, avoue-t-elle. Et pour venir à bout de toutes sortes de tissus épais et autres toiles PVC, le couple collectionne les outils industriels, achetés au fil du temps et de leurs besoins. À chaque machine sa spécialité : l’une peut piquer jusqu’à un centimètre d’épaisseur, quand l’autre permet de réaliser des coutures en zigzag, pour la confection de voiles, par exemple. La surjeteuse, elle, sera essentiellement utilisée pour les travaux d’ameublement.
    “Dans les prochains mois, on devra quand même investir dans des machines neuves. Les nôtres ont déjà beaucoup travaillé… On en a une, rachetée à l’un de mes anciens employeurs, qui a plus de soixante ans !”, confie Linda Tereua, aussi soigneuse avec son équipement que minutieuse dans son travail.
    “C’est important dans notre métier. On collabore avec des sociétés qui exigent une qualité irréprochable, tout comme les particuliers, d’ailleurs.” À peine installé, le couple croule déjà sous les commandes, de la confection de tauds pour bateaux à la rénovation de sièges de deux-roues ou jet-skis.

    De l’art de la restauration

    Ce jour-là, il était en pleine restauration de la banquette “dans un état comateux” d’un jet boat, pour une pension de Afaahiti.
    “Tout est possible dans la couture, quand on sait s’y prendre”, assure Linda Tereua, qui excelle dans l’art de la récupération.
    “Ça nous arrive de ramasser des objets abandonnés en bord de route pour essayer d’en faire quelque chose. C’est le cas de mon fauteuil de bureau, qui aujourd’hui est impeccable”, explique-t-elle, ravie de redonner vie à tous types de meubles ou de véhicules, et ainsi de lutter contre le gaspillage.
    Pour développer son entreprise, le couple envisage d’importer directement ses matières premières, pour constituer son propre stock et surtout faire baisser les coûts de production.
    Motivés, Linda et Albert Tereua mettent assurément du cœur à l’ouvrage, comptant sur le bouche-à-oreille pour se faire connaître et pouvoir ainsi continuer à travailler main dans la main.

    A.-C.B.

    Contacts
    Tél. : 40.85.64.69. ou 87.24.02.36.
    E-mail : taiarapucouture@mail.pf

    Vai 2016-04-08 10:52:00
    Félicitation Linda Piha, j'ai rencontrai Linda a pamatai bâche j'ai effectuer mon 1er stage ( formation préfo et qualifiante en qualité de couturiére, via le Sefi former par Thérése Tumg 2014/2015) auprés d'elle je remercierai jamais assez tous ceux dont j'ai appris avec elle sur la manipulation des divers textiles de la sellerie, sur les matériaux de quaicaillerie.
    Si j'avais choisi ce secteur de la sellerie c'est parceque je voulais le découvrir, et j'ai pas regretter j'ai voulus me baigner dans ce secteur mais le matérial demandait plus de dépense donc je me suis placer dans la couture flou, fraîchement sortie de ma formation en septembre 2015 j'ai décider d'avance doucement et sûrement.
    Je me rapel toujours de çe que Linda m'a dit "il n'y a pas de secret, si tu aimes la couture tu n'auras pas de probléme" et j'ai compris avec seulement çette phrase j'ai vu beaucoup de chose venir et je te remercie de tout ces moment passer à la coupe et on machine Merci beaucoup Linda Piha
    vaki auguste 2016-04-07 09:58:00
    Bravo et félicitations à ce couple et faaitoito pour la suite. Je vous souhaite grande réussite et soyez un modèle pour tous.
    Faatoa 2016-04-06 21:52:00
    Félicitations au couple qui ont beaucoup de courage
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