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Les opuhi sont infestés par le Bunchy Top des bananiers

vendredi 17 février 2017

opuhi

L’inquiétude quant à la santé des plants de opuhi était née en novembre dernier, dans une exploitation à Papara. (© Charles Taataroa)


Selon des analyses réalisées à La Réunion, les opuhi malades de Papara sont infestés par le Bunchy Top des bananiers. Le service du développement rural vient effectuer des prélèvements dans les différentes exploitations horticoles et vivrières de Tahiti pour connaître le taux d’infestation du virus. Il devrait ensuite y avoir une phase d’arrachage des plants pour éviter la propagation du virus à d’autres espèces.

 

 

En novembre dernier, le département de la recherche agronomique du service du développement rural (SDR), à Papara, a été interpellé par une horticultrice du quartier de la carrière qui s’inquiétait de voir ses plants de opuhi dépérir.

Suite à ce signalement, les agents du service se sont donc rendus dans son exploitation pour effectuer des prélèvements. Les échantillons ont ensuite été expédiés dans un laboratoire de La Réunion pour analyses.
Les résultats viennent d’arriver et confirment qu’il s’agit du Bunchy Top des bananiers. C’est une maladie virale, qui touche actuellement les opuhi, mais qui peut aussi se propager à d’autres plantes.

L’agent responsable de cette maladie est le Banana Bunchy Top Virus ou “BBTV”. Il est présent dans de nombreux pays voisins de la Polynésie française, comme à Fidji, en Nouvelle-Calédonie, dans certaines provin-ces d’Australie ou encore à Hawaii.

Le BBTV est le virus le plus dommageable pour les bananiers et fe’i, toutes variétés confondues. Sa propagation pourrait causer la disparition de toutes les bananes locales et des opuhi. Il se multiplie dans la sève et cause des problèmes de croissance. Le virus est très contagieux puisqu’il se transmet par le puceron du bananier (pentalonia nigronervosa), un insecte très prolifique, surtout en climat tropical.

 

Comment le virus est-il arrivé ?

 

Pour Maurice Wong, chef du département de la recherche agronomique de Papara, le virus peut arriver de deux manières sur le territoire : soit d’une manière frauduleuse, soit à partir d’une plante dont l’importation ne serait pas interdite. Mais, pour l’heure, on ne sait pas exactement comment le BBTV a pu arriver en Polynésie.

Ce qui est certain, c’est que plusieurs exploitations allant de Papara à la Presqu’île présentent des symptômes. Les agents du SDR vont réaliser dans les jours qui viennent des prélèvements pour confirmer que le virus est bien présent. Ces interventions concernent pour le moment Tahiti, mais les îles sont également concernées.

Le SDR a déjà réalisé une fiche d’information destinée aux agriculteurs pour les informer de la marche à suivre pour lutter contre ce virus. La solution, selon Maurice Wong, serait l’arrachage des plants infestés. Ensuite, le SDR mettra en place un programme de régénération de plants sains des espèces touchées, à l’instar du programme sur la tomate, réalisé il y a deux ans.

Le BBTV pourrait avoir un impact important sur la production de opuhi en Polynésie, avec des pertes pouvant atteindre 80 % et une dégradation de la qualité des fleurs. 

 

C.T.

 

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