Les parents d’élèves indignés interpellent la ministre

    jeudi 12 mars 2015

    Depuis la rentrée scolaire 2014-2015, les jeunes internes de l’école primaire de Atuona (Hiva Oa – Marquises) semblent vivre un véritable calvaire. En effet, l’établissement accueille, depuis sa création, les élèves des vallées les plus éloignées de l’île, ainsi que des enfants de Tahuata, tous élèves de classes primaires.
    Or, depuis le début de l’année scolaire, des jeunes filles élèves du centre de jeunes adolescents (CJA) ont intégré l’internat de l’école primaire, le CJA de Atuona n’ayant qu’un internat  pour les garçons.
    Ce sont donc des adolescentes, âgées de 14 à 18 ans, qui se retrouvent mélangées avec des petites filles, dont les plus jeunes n’ont que 8 ans. Très rapidement, certaines de ces adolescentes vont mener la vie dure aux fillettes : insultes, coups et racket. Les enfants se plaignent auprès de leurs parents qui signaleront une première fois les faits à la direction du centre scolaire primaire.
    Visiblement, la réponse de l’école ne portera pas ses fruits, car quelques semaines plus tard, c’est le service social, après avoir reçu un témoignage et entendu toutes les petites victimes, qui transmet un signalement au procureur de la République, début novembre. Une enquête de gendarmerie serait toujours en cours depuis.
    Alerté, l’inspecteur de l’Éducation nationale en charge des Marquises se rendra sur place pour entendre le personnel de l’école, mais, au final, sans qu’aucune solution concrète ne soit trouvée pour mettre fin à cette situation insupportable. Depuis, cinq mois après, plus rien, silence total des autorités compétentes. “Qu’est-ce qu’on attend ? Qu’il arrive quelque chose de plus grave ?”, s’inquiète une mère, Elvina.
    La semaine dernière, suite à de nouvelles violences, les parents de Tahuata, excédés, sont venus pour poser un ultimatum à l’école : si, ce mercredi 11 mars (hier), une solution de relogement des élèves du CJA n’est pas trouvée, les parents se verront dans l’obligation de déscolariser leurs enfants afin de les protéger.
    “Un matin, on a aussi découvert qu’elles emmenaient de l’alcool dans le dortoir. En plus, elles fument dans la cour…”, s’insurge Thérèse. “Les petits avec les grands, ça ne va pas. On veut voir les grandes sortir !”, insiste, de son côté, Élisabeth, une autre maman.
    L’association des parents d’élèves, informée de la situation, a saisi la ministre de l’Éducation Nicole Sanquer, pour faire bouger les choses et soutient la démarche des parents. Son président, Robert Heitaa, confirme : “C’est absolument intolérable, on parle là d’adolescentes qui martyrisent des enfants. Nous attendons une réponse immédiate du ministère de l’Éducation pour faire cesser ces agissements, qui sont graves. On ne doit pas aller à l’école la peur au ventre !” K

    De notre correspondante Miwa H.H.

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