Les pays du Pacifique Sud veulent restaurer la “route du corail”

    vendredi 16 octobre 2015

    Hier matin, à l’hôtel Méridien Tahiti, s’est tenu le 25e conseil des ministres de la South Pacific Tourism Organisation (SPTO).  Les ministres du Tourisme ou les représentants des 17 pays membres se sont donc réunis afin d’adopter des stratégies de développement touristiques communes pour l’ensemble de la région Pacifique Sud. Parmi les divers points à l’ordre du jour, le développement du tourisme de croisière et le développement des dessertes aériennes.

    Hier matin, à l’hôtel Méridien Tahiti, s’est tenu le 25e conseil des ministres de la South Pacific Tourism Organisation (SPTO).
    La SPTO est une organisation intergouvernementale dont l’objectif principal est le développement du secteur du tourisme dans le Pacifique Sud. Elle a été créée en 1983, et ses membres incluent les îles Cook, Fidji, Kiribati, les îles Marshall, Nauru, Niue, la Papouasie-Nouvelle Guinée, la République populaire de Chine, Samoa, les îles Salomon, Tonga, Tuvalu, le Vanuatu, les États fédérés de Micronésie, le Timor Oriental, la Nouvelle-Calédonie, et la Polynésie française.
    L’organisation regroupe également 200 entreprises privées, tours opérateurs et professionnels du secteur touristique.
    Un conseil des ministres se tient chaque année, à la même période, dans un des pays membres de la SPTO, choisi à l’issue de la présentation d’un dossier de candidature et, pour cette 25e édition, c’est la Polynésie française qui a été choisie. Les ministres du Tourisme ou leurs représentants des 17 pays membres se sont donc réunis hier afin d’adopter des stratégies de développement touristiques communes à l’ensemble de la région Pacifique Sud.

    La destination du XXIe siècle

    En effet, les petits États insulaires du Pacifique possèdent de nombreuses caractéristiques communes qui sont autant de frein à leur développement, telles que l’insularité, l’isolement, la faible taille de la population et du territoire ou encore la rareté des ressources naturelles. Le tourisme, source de créations de nouvelles activités, de revenus et d’emplois, peut donc contribuer de manière significative à la croissance et au développement économique de ces États. Avant d’attaquer la séance de travail, tous les représentants des membres du SPTO ont assisté à la cérémonie de kava.
    Puis, le ministre Jean-Christophe Buissou a présidé la séance. Dans son discours d’accueil, il a insisté sur le fait que, “par des échanges accrus, notre coopération pourra aboutir à l’élaboration d’une stratégie conjointe visant à faire, pourquoi pas, de la région Pacifique, la destination touristique mondiale du XXIe siècle”. Durant toute la journée, divers thèmes ont été développés, notamment le développement touristique de la croisière dans le Pacifique avec, par exemple, la participation du SPTO au Seatrade, le plus grand rassemblement annuel de dirigeants de lignes de croisière, de fournisseurs en tous genres et de destinations croisières, qui a lieu au mois de mars en Floride.
    “D’autres rencontres sont prévues avec des opérateurs, que ce soit en Australie ou en Nouvelle-Zélande. Nous avons également la volonté de participer pleinement à la grande conférence qui va avoir lieu les 12 et 13 novembre, en Chine, et qui réunit les ministres du Tourisme en provenance du monde entier. Nous pourrons, par exemple, proposer d’amener des bateaux de croisière chinois à venir se baser dans nos ports ou jalonner nos différents pays, ce qui pourrait faire l’objet d’une route intéressante pour ce marché”,
    a expliqué Jean- Christophe Bouissou.
    D’autres themes, comme le développement des dessertes aé­riennes, ont été développés avec, notamment, la volonté de restaurer “la route du corail”, cette ligne aérienne régionale qui permettait, dans les années 1950, de relier entre eux différents pays du Pacifique Sud. “Très clairement, Samoa, Tonga et les îles Cook ont manifesté leur souhait de mettre en œuvre cette route du corail, ce qui permettrait le développement touristique de leur pays. Ça pourrait aussi les aider à développer leur île par du tourisme venant d’Amérique du Nord ou de l’Europe. C’est intéressant également pour nous. Nous pourrions avoir beaucoup plus de gens venant de ces pays-là. C’est un sujet concret et qui fait déjà aujourd’hui l’objet d’une prise en compte, puisque le président Édouard Fritch a déclaré être favorable à la mise en œuvre de cette route du corail”, a affirmé Jean-Christophe Bouissou.
    Il a d’ailleurs été demandé à Michel Monvoisin, président-directeur général d’Air Tahiti Nui, de travailler concrètement sur le sujet, en étudiant dès à présent la pertinence et l’équilibre de ces marchés et le choix du type d’appareil à mettre en place.

    Première édition du SPCF

    Toujours dans le souci de développer le tourisme dans la région du Pacifique Sud, Jean-Christophe Bouissou chapeaute, aujourd’hui et demain, la toute première édition du South Pacific Cruise Forum (SPCF), qui rassemble onze États et territoires insulaires du Pacifique Sud. Cette première édition du SPCF, qui se déroule à l’Assemblée de la Polynésie française, a pour objectif de réunir les autorités maritimes et portuaires, les autorités touristiques, les armateurs de près d’une quinzaine de compagnies internationales de croisière, les agences maritimes et la presse internationale spécialisée pour parler du développement régional de la croisière. Pendant deux jours, ils tenteront d’établir ensemble des feuilles de route sur les réglementations, les infrastructures, les réseaux de transport, les nouveaux itinéraires… Onze États et territoires insulaires du Pacifique Sud, dont la Nouvelle-Zélande, ainsi que des représentants d’Australie et de Singapour ont été conviés.

    E.P.

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