Les petites phrases de nos hommes politiques

    mardi 5 janvier 2016

    Que seraient nos hommes politiques sans les petites phrases qui les accompagnent ? Confidences, déclarations chocs, interviews
    qui dérapent… Chaque année, c’est un florilège de déclarations qui émaillent le débat. 2015 a été plus que fourni en la matière avec la grosse fâcherie entre Gaston Flosse, ex-président, et Édouard Fritch, ex-beau-fils de l’ex-président. L’UPLD s’est fait discrète de son côté, laissant passer les scuds au-dessus des têtes. Même le Premier ministre Manuel Valls ainsi qu’un autre ministre de la République qui avait lâché un “off the record” en métropole à un correspondant AFP se sont mis en devoir de participer à notre collecte des meilleurs mots de l’année. Quelques extraits, bien sûr grandement incomplets, des pensées de 2015. Mention spéciale aux “pots de fleurs”, aux “tricheurs” et aux “disques percés”.                 

    Bertrand Prévost

    – Jean-Marc Regnault (12/01) : “Si les partis n’existent que par la personnalité fondatrice, il n’y a pas de débat démocratique, mais des combats de clans.”
    – Édouard Fritch (15/01) : “Je pense que cela va clasher à un moment ou à un autre…”
    – Marcel Tuihani (30/01) : “Les élus s’ennuient, le gouvernement ne va pas assez vite.”
    – Christophe Plée (02/02) : “Si au deuxième semestre, rien n’a démarré économiquement, on va dans le mur.”
    – Marcel Tuihani (05/02) : “L’assemblée n’est pas qu’une chambre d’enregistrement.”
    – Vito Maamaatuaiahutapu (05/02) : “C’est une cour de récréation. (…) Ça joue aux billes, ça pleure… ça triche aussi.”
    – Gaston Flosse (à Michel Buillard) (20/02) : “Tiens, t’es ministre, toi ?”
    – Michel Buillard, lors de son départ du Tahoera’a (30/03) : “Ça me libère. Je suis heureux d’être enfin détaché des chaînes de l’obéissance servile.”
    – Nuihau Laurey (30/03) : “Si on est là pour décorer, juste suivre une ligne, être un pot de fleurs, ce n’est pas ma façon de voir les choses. Mon engagement politique n’est pas celui d’un pot de fleur.”
    – Gaston Flosse (08/04) : “Quand la gangrène s’installe… il faut amputer.”
    – Teura Iriti (13/04) : “Parfois en politique, il faut savoir couper. À un moment donné, il faut savoir se positionner.”
    – Manuel Valls (16/04) : “Le temps où les majorités se faisaient et se défaisaient depuis Paris est définitivement révolu.”
    – Richard Tuheiava (17/04) : “Tauhiti Nena n’est pas capable d’aller défendre les dossiers à New York.”
    – Gaston Flosse, le soir des sénatoriales partielles et de la victoire de Nuihau Laurey et Lana Tetuanui (03/05) : “C’est la plus grande trahison de ma carrière politique.”
    – Édouard Fritch (27/05) : “Si je dois faire descendre des ministres à l’assemblée de la Polynésie française, je n’aurai aucun état d’âme. Je le ferai pour éviter l’instabilité politique.”
    – Un ministre en métropole (10/07) : “C’est O.K. Corral.”
    – Édouard Fritch (18/08) : “Je ne veux pas non plus envoyer ce pays dans un mur le 15 décembre lors du vote du budget.”
    – Jacques Raioha (25/08) : “Vous m’avez ouvert les yeux, je rentre à la maison. Au Tahoera’a Huiraatira.”
    – Michel Buillard : (02/09) : “On ne se reconnaît plus en Gaston Flosse avec son comportement totalitaire et dictatorial.”
    – Lionel Beffre (08/09) : “Aujourd’hui, je n’en suis pas à considérer qu’il y a instabilité. Il y a des propos ici ou là qui sont des propos très politiques. Mais dans les faits… les choses avancent.”
    – Oscar Temaru (17/09) : “C’est le même disque percé depuis des années.”

     

    En France aussi

    Pour la quatorzième année, le jury du prix “Press Club, Humour et Politique” s’est réuni sous la présidence de Jean Miot fin décembre. Ce prix récompense l’auteur de la phrase la plus hilarante de l’année, qu’il s’agisse indistinctement d’humour volontaire ou involontaire.
    Pour la première sélection du prix 2016 (les deux prochaines auront lieu fin mars et fin juin), le jury a retenu les meilleures “petites phrases” collectées depuis le 1er juillet der-nier :
    – Jean-Marie Le Guen, secrétaire d’État aux relations avec le Parlement : “Le PS ne travaille jamais pour rien ; surtout quand il travaille.” (BFMTV – 30/07)
    – François Rebsamen, ancien ministre du Travail reprenant son fauteuil de maire de Dijon : “Ce qui est frustrant, c’est que j’allais y arriver.” (L’Obs – 26/08)
    – Ségolène Royal, ministre de l’Écologie : “L’égalité homme-femme est une condition indispensable à la réussite de la lutte contre le dérèglement climatique.” (Discours au Bourget dans le cadre de la COP21 – 02/12)
    – Nicolas Sarkozy : “J’ai confiance en Alain Juppé, je pense qu’il a confiance en moi.” (Le Figaro – 14/10)
    – Michel Sapin, ministre de l’Économie et des Finances : “Une croissance nulle conforte nos objectifs en matière de croissance.” (France Inter – 14/08)
    Le jury tient à compléter sa collection de “Hollanderies” :
    – “L’afflux des migrants est une situation exceptionnelle qui va durer.” (Berlin – 24/08)
    Et il salue la colossale finesse de Donald Trump, candidat aux primaires républicaines aux États-Unis :
    – “Je connais bien le monde ouvrier ; j’en ai licencié des milliers.” (CNN – 02/07)
    AFP

    Marcel Tricot 2016-01-06 08:42:00
    Regnault et Plee ne sont pas des hommes politiques...et pour Beffre il manque la saillie sur la décharge de Faa'a....
    lebororo 2016-01-05 12:41:00
    Y'en a pleins de bons... ☺
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