Les principales déclarations de François Hollande jeudi soir

    jeudi 14 avril 2016

    SUR LA SITUATION ÉCONOMIQUE DE LA FRANCE- « Ca va mieux, il y a plus de croissance, il y a moins de déficits, il y a moins d’impôts, il y a plus de compétitivité c’est-à-dire de capacités pour produire, il y a plus de marges pour les entreprises, il y a aussi plus de pouvoir d’achat pour les salariés ». Ça va bien en France ? « Ça va mieux, c’est pas pareil ».

    – « Je poursuivrai jusqu’au bout. Nous avons trois grandes réformes à mener », sur le code du travail, l’égalité et la citoyenneté, et enfin la transparence, la lutte contre la fraude fiscale.

    – « Quel a été le fil conducteur, qu’est-ce que j’ai fait depuis quatre ans, quel a été mon cap ? Ça a été de moderniser le pays tout en protégeant son modèle social »

    – La France « peut toujours dire non » dans les négociations UE – Etats-Unis pour conclure un traité de libre-échange transatlantique (Tafta). « La France, elle a fixé ses conditions, la France elle a dit s’il n’y a pas de réciprocité, s’il n’y a pas de transparence, si pour les agriculteurs il y a un danger, si on n’a pas accès aux marchés publics et si en revanche les États-Unis peuvent avoir accès à tout ce que l’on fait ici, je ne l’accepterai pas ».

    SUR LE MOUVEMENT « NUIT DEBOUT » ET SUR LA JEUNESSE- « Je trouve légitime que la jeunesse, aujourd’hui par rapport au monde tel qu’il est, même par rapport à la politique telle qu’elle est, veuille s’exprimer, veuille dire son mot ».

    – « Je ne renie rien de ce que j’ai dit au Bourget ». « Je serai jugé sur la place accordée à la jeunesse, sur les moyens que je lui aurai donnés » a répondu le chef de l’État, en référence à son discours de janvier 2012, au cours duquel il avait également déclaré que son « principal ennemi » était « la finance ».

    SUR LA LOI TRAVAIL- Elle « ne sera pas retirée, mais qu’il y ait des corrections, qu’il y ait des discussions avec les organisations syndicales – en tout cas celles qui maintenant comprennent le sens et même appuient cette réforme -, oui »

    SUR LA POLITIQUE ENVIRONNEMENTALE- François Hollande a confirmé l’objectif de réduction à 50% de la part du nucléaire dans la production d’électricité d’ici 2025, « étape par étape », alors que le gouvernement doit publier sa feuille de route sur le nucléaire d’ici le 1er juillet.

    « D’ores et déjà – j’avais fait cette promesse- nous allons fermer Fessenheim » et « c’est à partir de 2019, et ce sera à EDF, après l’Autorité de sûreté nucléaire, de nous dire quelles sont les centrales qui devront être fermées ».

    SUR LA SÉCURITÉ ET LA LUTTE CONTRE LE TERRORISME- « Nous avons expulsé à peu près 80 prêcheurs de haine ». 170 jeunes Français partis en Syrie et en Irak sont morts, selon lui. « Il y a aujourd’hui, à peu près 2.000 jeunes ou moins jeunes qui, à un moment, peuvent basculer ».

    – M. Hollande a justifié son souhait, finalement abandonné, d’élargir la déchéance de nationalité par le « besoin d’une réponse symbolique forte ». « Quand je me suis exprimé devant le Congrès à Versailles pour dire que ceux qui, Français, avaient tué d’autres Français parce qu’ils étaient Français, ne méritaient pas la nationalité française, tout le monde s’est levé (…). Si le texte avait été soumis au parlement dans les semaines qui avaient suivi ce discours, ce texte aurait été adopté. Après, les calculs politiques s’en sont mêlés ».

    – M. Hollande a affirmé que l’État transmettrait à leurs familles les certificats de décès des jeunes jihadistes morts en Syrie ou en Irak.

    SUR LE VOILE- En réponse à Manuel Valls, qui estimait que cette question était « posée », M. Hollande a répondu : « Il n’y aura pas d’interdiction à l’université (…) Aucune règle constitutionnelle d’ailleurs ne le permettrait. »

    Le chef de l’État a par ailleurs « regretté » de ne pas avoir voté la loi sur la burqa de 2010.

    SUR LE VOTE FN- « Il faut faire attention à ne pas prendre un médecin qui peut tuer le malade, ou en tout cas à un moment lui faire perdre conscience »

    SUR SA CANDIDATURE EN 2017- Quand prendra-t-il sa décision ? « A la fin de l’année ».

    SUR LA SYRIE- « Ce que nous faisons avec la Russie, c’est de chercher une solution politique », mais « sans que Bachar al-Assad soit une solution à la fin ».

    SUR EMMANUEL MACRON- « Il est (…) un promoteur de l’innovation technologique, c’est sa tâche. Ensuite, qu’il veuille s’adresser aux Français, aller chercher des idées nouvelles, aller les convaincre, je ne vais pas l’en empêcher (…) Il doit être dans l’équipe, sous mon autorité ».

    Agence France-Presse

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