Les principes du droit pénal en débat à l’UPF le 1er mars

    mardi 9 février 2016

    Les magistrats s’expriment rarement en public, et encore moins les procureurs généraux. C’est pourtant ce qui se produira le 1er mars prochain à l’Université de la Polynésie française : un débat entre François Badie, procureur général près la cour d’appel de Papeete, et Yves Jeanclos. Ce dernier, agrégé de droit au curriculum vitae imposant, fut longtemps enseignant et directeur du Centre d’études de défense et de stratégie de l’Université de Strasbourg. Sa carrière est jalonnée de nombreuses publications, non seulement sur la justice, mais aussi sur la démocratie, les conflits internationaux et le terrorisme.
    Le débat du 1er mars aura pour support le dernier ouvrage d’Yves Jeanclos, Les 7 principes du droit pénal, publié au mois de janvier chez Hachette Supérieur, dont c’est aussi la première publication sous forme d’e-book.  Pourquoi c’est important ? Parce que ces principes sont “les pierres angulaires des systèmes juridiques pénaux du XXIe siècle. Ils servent de références aux législateurs, aux juges, aux procureurs et aux avocats pour organiser la meilleure justice pénale possible.”
    Yves Jeanclos est connu pour mettre à l’honneur la dimension historique du droit. Ces sept principes “constituent les fondations de la procédure criminelle et du droit pénal, des origines de l’humanité à nos jours. Ils sont inscrits dans le conscient et l’inconscient collectifs, qui conduisent les États et les personnes à les respecter et à les appliquer.”

    Les sept piliers de la sagesse pénale

    Si le livre d’Yves Jeanclos s’adresse à première vue aux étudiants et aux professionnels du droit, il peut trouver ses lecteurs dans un public plus large, notamment grâce à des annexes didactiques et des schémas : “Ces principes, c’est la garantie de la dynamique pénale et du fonctionnement régulier de la justice pénale”, dit l’auteur.
    François Badie et lui échangeront donc sur les sept piliers de la sagesse pénale : la non-nuisibilité, la légalité des délits et des peines, la non-rétroactivité, le “non bis in idem” (qui interdit de juger une personne deux fois pour les mêmes faits), la présomption d’innocence, la personnalité et la proportionnalité des peines, et l’équitabilité.  
    “On ne comprend pas toujours bien le système judiciaire ni les principes qui sont derrière, et pourtant ils sous-tendent la démocratie. Il faudrait créer une culture minimale qui fasse partie de l’enseignement secondaire. Une véritable éducation citoyenne devrait inclure ces problématiques”, dit Yves Jeanclos. En attendant, rendez-vous à l’UPF le 1er mars pour mieux comprendre l’esprit et la lettre de nos lois pénales.

    C.P.

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