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Les prix des produits alimentaires ont diminué de 3 % en 2018, selon l’ISPF

jeudi 23 mai 2019

Le tableau des hausses et des baisses des prix, selon l’ISPF.

Le tableau des hausses et des baisses des prix, selon l’ISPF.

“Les prix sont tirés à la baisse par l’alimentation et les communications, à la hausse par les transports et le logement”, écrit l’institut de la statistique de la Polynésie française (ISPF), dans son dernier Point fort, publié hier. “En 2018, les produits alimentaires et boissons non alcoolisées sont les principaux contributeurs à la baisse des prix (-0,7 point d’indice)”, résume l’ISPF.

 

C.C. avec ISPF

 

En baisse

• En 2018, les prix diminuent en moyenne annuelle de 0,7 %, après une année 2017 où ils avaient progressé de 0,5 %. Cette situation résulte principalement de la baisse des prix des produits alimentaires et boissons non alcoolisées (-3,0 % en moyenne annuelle, +1,8 % en 2017), en lien avec les produits de la mer.

Une première depuis plus de dix ans, les prix de l’alimentation étant globalement en repli. “Pourtant, au premier trimestre 2018, les prix avaient progressé de manière significative (+1,9 % entre décembre 2017 et mars 2018) mais ont diminué de façon tout aussi significative dès le mois d’avril (-2,7 %). Cette baisse s’est alors poursuivie jusqu’en novembre avant une légère reprise en décembre (+0,8 %)”, écrit l’ISPF.

La baisse des prix des produits de la mer (-16,8 % en moyenne annuelle entre 2017 et 2018) explique la quasi-totalité de la baisse des prix des produits alimentaires en lien avec un approvisionnement plus régulier des poissons du large et du lagon sur les étals. Ils avaient déjà légèrement baissé en 2017 (-1,5 %), mais après avoir progressé en moyenne de 9 % par an sur les dix dernières années avec des pics comme en 2008 (+25,8 %) et 2013 (+18,4 %). Les prix des viandes et des légumes diminuent de 2,0 % en moyenne annuelle.

• Les tarifs dans les communications diminuent en moyenne annuelle de 5,0 % en 2018 après avoir déjà baissé de 2,9 % en 2017. La concurrence entre opérateurs profite aux consommateurs.

Les tarifs d’accès à internet ont sensiblement diminué sur la fin de l’année, essentiellement par l’octroi de plus grandes capacités de connexion pour des prix presque inchangés. Dans la téléphonie mobile, l’impact de la concurrence se réduit et les baisses de prix sont moindres que celles des années passées. Seuls les tarifs des services postaux augmentent (+3,4 %).

• Les prix des véhicules sont en légère baisse (-1,7 %), tout comme ceux des pièces détachées et accessoires pour les véhicules personnels (-2,7 %).

 

En hausse

• En 2018, les prix dans la division transports augmentent légèrement de 0,3 % en moyenne annuelle. Cette progression résulte essentiellement des revalorisations successives des prix des carburants intervenues sur la seconde moitié de l’année.

La non-répercussion systématique des augmentations du cours mondial de l’essence profite aux consommateurs. La concurrence dans le ciel polynésien a contenu l’évolution des tarifs de transport aérien de voyageurs (-0,1 %).

La hausse du cours mondial du kérosène amorcée en 2017 s’est renforcée en 2018. Cette évolution du prix du carburéacteur ne se retrouve pas dans l’évolution des tarifs du transport aérien qui sont globalement restés inchangés entre 2017 et 2018.

• En moyenne annuelle, les prix dans la division logement augmentent plus fortement en 2018 qu’en 2017 (respectivement +1,2 % et +0,1 %).

Les loyers d’habitation sont en hausse de 2,6 %, une progression plus marquée qu’en 2017 (+0,5 %). Les tarifs des services relatifs au logement s’élèvent de 1,4 % en moyenne annuelle.

Les tarifs d’assainissement de l’eau, qui avaient augmenté de 21 % en 2017, progressent de 7,7 % en 2018. Les tarifs des autres prestations communales sont également en hausse. C’est notamment le cas de l’enlèvement des ordures (+ 0,6 %) ou de l’adduction d’eau (+ 1,3 %).

 

À suivre

“L’inflation sous-jacente permet d’appréhender l’inflation issue de la confrontation naturelle de l’offre et de la demande”, explique l’ISPF. “L’inflation globale se décompose ainsi en une partie tendancielle (l’inflation sous-jacente) et une partie plus conjoncturelle. L’inflation sous-jacente se mesure à partir des produits et services à faible saisonnalité non soumis à réglementation. La partie conjoncturelle est induite par les évolutions de prix des produits soumis, à l’inverse, à réglementation ou à de forts phénomènes saisonniers.”

“En 2018, l’inflation sous-jacente en moyenne annuelle se révèle négative (-0,9 %). Quoi que faible, elle était restée positive en 2017. L’inflation sous-jacente se focalisant sur les biens et services où l’offre se confronte à la demande, son niveau tend à refléter dans une certaine mesure le dynamisme de l’économie. Une inflation sous-jacente importante est souvent synonyme de crise économique (comme c’est le cas actuellement dans certains pays comme la Turquie ou le Venezuela) alors qu’une inflation sous-jacente négative et durable reflète une atonie de l’économie”, conclut l’ISPF.

Pourvu que cela ne dure pas…

 

 

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