L’escrime reconnue par le Comité olympique de Polynésie française

    samedi 6 février 2016

     Reconnue par ses pairs au sein du COPF le 12 janvier dernier, la Fédération polynésienne d’escrime en est devenue le 39e membre.
     En moins de cinq ans, l’escrime locale a quitté son état embryonnaire pour devenir une discipline avec laquelle il faudra certainement compter aux Jeux du Pacifique. Les projets, soutenus par le président Bruno Sanchez, sont nombreux et variés.
    Il aura fallu beaucoup de temps et de patience à Bruno Sanchez, depuis 2011, quand il a repris les cours dispensés par le seul professeur du territoire, Arnaud Bellanger, pour redynamiser une discipline olympique et la transformer en Fédération polynésienne d’escrime.
    Cette reconnaissance par les 38 autres fédérations du Comité olympique de Polynésie française n’est pas l’aboutissement des efforts fournis par Bruno Sanchez, qui s’est démultiplié sur le plan national et international.
    L’escrime polynésienne est, depuis le début de l’année, membre associé, au même titre que la Nouvelle-Calédonie, de la fédération océanienne, et son arrivée en tant que sixième nation apporte plus de crédit à une intégration de la discipline aux
    Jeux du Pacifique de 2023 qui devraient se tenir à Tahiti. C’est en tout cas le souhait du COPF qui devra faire accepter la présence de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande pour que les critères électifs soient retenus.
    L’intégration de la nouvelle entité polynésienne à la fédération internationale est aussi en bonne voie et laisse envisager le meilleur dès que celle-ci sera actée. Gênée dans son développement local par le manque de toute structure adaptée, l’escrime se doit de proposer des salles d’armes dignes de ce nom et compte bien le faire dans un délai de deux-trois ans grâce aux aides financières de la fédération internationale. Cette création de salles permettra aussi de développer l’activité handisport et pourra accueillir dans les meilleures conditions les élèves, pour qui la mise à disposition d’un bus est prévue.
    Ce développement se devait
    aussi d’être accompagné par un cadre technique, ce qui sera le cas, dès le mois d’août, avec la nomination à ce poste d’Arnaud Bellanger.

    Le milieu scolaire pour développer la masse

    Les structures administratives en place, tout comme la reconnaissance des institutions, ne reste plus qu’à mener, en parallèle, le développement de la discipline localement. Depuis 2013, grâce à l’appui de Stéphanie Sanquer, du ministère de l’Éducation, l’escrime a été proposée aux différents chefs d’établissements scolaires, et plusieurs d’entre eux y ont répondu favorablement. Pas moins de 26 ont déjà reçu la visite de Bruno Sanchez pour des initiations mais aussi des compétitions avec du matériel électrique. Plus de 3 500 élèves ont déjà été sensibilisés à ce sport et le mouvement s’accélère car, depuis le début de l’année, c’est au rythme de 20 classes par semaine que la bonne parole se propage.
    Les retombées se font déjà ressentir au sein des clubs existants, qui accueillent de nouveaux adeptes, quand ce ne sont pas de nouveaux clubs qui se créent, comme celui des Fines lames de Arue au lycée Raapoto et ses 40 adhérents depuis la dernière rentrée scolaire. Les compétitions s’annoncent donc plus ouvertes entre les différents clubs que sont le Tiki Club, la Salle d’armes d’Artagnan et les Mousquetaires de Taravao (qui va reprendre son activité en août) mais aussi une autre salle à Papeete qui ouvrira ses portes, elle aussi, en août.
    En attendant, c’est bien demain que tous sont attendus à la deuxième édition du Challenge ATN par équipes de deux, au fleuret et à l’épée, mélangeant les catégories minimes à vétérans, où deux billets d’avion sur Auckland seront offerts.

    Luc Ollivier

    Des déplacements pour tous

    Des places seront à conquérir, sur la métropole, à l’occasion des premiers Championnats de Polynésie qui se tiendront les 28 et 29 mai au lycée hôtelier, puisque trois minimes seront sélectionnés pour participer à la Fête des jeunes à Vichy les
    4 et 5 juin. La France verra d’ailleurs plusieurs escrimeurs polynésiens car ces derniers, cinq vétérans du fenua et cinq jeunes qui sont rentrés en métropole, participeront au Challenge des tropiques de Morlaix (11-12 juin) qu’ils avaient remporté l’année dernière. Les cinq vétérans participeront aussi aux Championnats de France de leur catégorie, au fleuret à Leme (18-19 juin) et à l’épée à Nantes (25-26 juin). Si Bruno Sanchez sera, bien sûr, du voyage, on notera la présence de Jean Cuneo qui, bien qu’ayant découvert l’escrime fin 2011, a déjà participé à trois Championnats de France et a décroché l’or aux Oceania d’Australie l’année dernière. Un modèle pour tous, qui prouve une fois encore que ce sport est accessible au plus grand nombre. Si les vétérans tahitiens brillent, l’accent est, bien évidemment, mis sur les plus jeunes pour assurer la relève et après les minimes en métropole, ce seront les juniors qui s’envoleront pour les Oceania à Wellington en septembre.     (L.O.)

    SIRE 2016-02-06 18:05:00
    Que la force soit avec eux et permette au plus grand nombre d'enfants et de grands de découvrir ce sport magnifique.
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