“L’escroc chevronné” derrière les barreaux pendant un an

    vendredi 15 avril 2016

    Le relevé électronique de son casier judiciaire qui remonte à 1992 fait déjà apparaître des escroqueries en récidive. Il s’étend ensuite sur deux pages, toujours pour escroquerie et abus de confiance.
    Sa dernière condamnation, qui portait ainsi sur sept arnaques, l’avait déjà envoyé à Nuutania. Il aura pourtant fallu moins de huit mois avant que Richmond Tetuanui ne reprenne ses mauvaises habitudes pour profiter de la naïveté de personnes en difficulté.
    “La prison, ça n’aide pas à changer la personne”, a-t-il expliqué hier à la barre pour tenter d’éviter un retour derrière les barreaux. “Il n’y a pas de travail, je suis obligé de trouver de l’argent. On dirait que c’est une maladie.”

    Cette fois-ci, l’homme de 57 ans a eu connaissance d’une jeune femme élevant seul deux enfants souhaitant monter un projet à Moorea avec ses parents. À peine rencontrée, il lui expliquait être homme d’affaires avec des entreprises au Vanuatu et en Chine, une affirmation confortée par un faux papier de la banque faisant apparaître un compte riche de 2,4 milliards de francs.
    La promesse d’obtenir un prêt de 50 millions sans intérêts faisait oublier toutes formes de prudence à la victime, qui versait les 30 500 F demandés par le prétendu banquier.

    Une victime moins naïve

    Une affaire tellement intéressante que la victime en parlait également à un ami, lui aussi dans le besoin. Cette fois-ci, c’était une somme de 150 000 F qui était demandée “pour soudoyer l’agent de la banque afin qu’il verse les 50 millions en liquide”, justifiera-t-il à deuxième victime, bien moins naïve.

    Cette dernière, après renseignement, se rend compte de la supercherie, et, à peine a-t-il versé la somme, que des agents de la DSP, prévenus à l’avance, viennent le cueillir. Le premier réflexe de Richmond Tetuanui est de glisser un billet de 10 000 F dans la poche du brigadier.

    Hier, les arguments de “l’escroc chevronné”, comme l’a qualifié la juge, n’ont pas fonctionné. “Si je vais en prison, je ne pourrais indemniser la victime”, “si j’ai fait ça, c’était pour payer le lait et les couches de mes petits-enfants”, tentera-t-il.
    “Au lieu de payer 5 000 F pour faire fabriquer un faux papier de la banque, vous auriez pu acheter à manger pour eux”, a tempêté le procureur avant de reprendre les arguments de l’accusé.

    “La prison ne vous changera peut-être pas, mais cela a au moins un avantage, cela vous mettra à l’écart des gens que vous pourrez arnaquer.” Ces réquisitions ont été suivies. Richmond Tetuanui a été condamné à trois ans de prison, dont deux avec sursis et trois ans de mise à l’épreuve. “Nous allons vous suivre de très très près quand vous serez sorti de prison”, l’a prévenu, une dernière fois, la juge.

    F.C.

    domi 2016-04-18 13:05:00
    Ahurissant ET SIDERANT que le web master laisse passer une ineptie pareille!!!!
    dadi 2016-04-18 08:21:00
    c'est bien l'article pour mettre ta pub Georges Bercher, le ridicule ne tue pas apparemment, comprends pas que la Dépêche accepte de publier ce genre de commentaire!!
    zic 2016-04-16 14:49:00
    l'élection du président...c'est pas de l'escroquerie?
    pffffff 2016-04-15 16:31:00
    et les W. bernier, et sa copine, ct pas de l'escroquerie ?
    raerae hétéro 2016-04-15 15:03:00
    Et ceux qui ont vendu les terrains de Miri, c'est pas de l'escroquerie?
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