L’état d’urgence, une procédure datant de la guerre d’Algérie et appliquée en 2005

    vendredi 13 novembre 2015

    L’état d’urgence, que le Conseil des ministres vient de décréter après les attentats à Paris, est une procédure rarissime instaurée pendant la guerre d’Algérie, et qui a été utilisée lors des émeutes dans les banlieues en 2005.
    L’état d’urgence permet aux autorités « d’interdire la circulation des personnes » et d’instituer « des zones de protection ou de sécurité » où le séjour des personnes est réglementé, selon la loi de 1955 qui a instauré cette procédure exceptionnelle, au début de la guerre d’Algérie, et dont les termes ont été rappelées par la présidence de la République dans un communiqué.
    Un second décret prévoit aussi d’appliquer dans l’ensemble des communes d’Ile-de-France des « mesures renforcées » permises par l’état d’urgence : assignation à résidence de toute personne « dont l’activité est dangereuse », fermeture provisoire des salles de spectacles et des lieux de réunion, et « remise des armes » par leurs propriétaires, a indiqué la présidence.
    Le décret permet aussi « la possibilité de procéder à des perquisitions administratives » en Ile-de-France. 
    En revanche, le communiqué de l’Elysée ne fait pas référence à des « mesures pour assurer le contrôle de la presse » et des médias, une possibilité ouverte par l’état d’urgence à condition que le décret le prévoit explicitement, ce qui ne semble donc pas le cas.
    La prorogation de l’état d’urgence au-delà de douze jours ne peut être autorisée que par une loi, votée par le parlement, qui en fixe sa durée définitive.
    Plusieurs fois mis en oeuvre durant la guerre d’Algérie, l’état d’urgence n’a été décrété que deux fois depuis : en 1985, en Nouvelle-Calédonie, lors des affrontements qui avaient alors touché l’archipel, et en 2005, face aux émeutes dans les banlieues, à l’initiative du gouvernement de Dominique de Villepin. 
    En 2005, les mesures que permet l’état d’urgence ont été en fait peu appliquées: sept préfets ont pris des arrêtés de couvre-feu, et dans 23 départements, a été interdite la vente au détail de récipients transportables de carburant et de matières inflammables. 
     
    AFP

    Martin 2015-11-14 01:20:00
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    Réfugiés, faux réfugiés: pauvre Europe!
    Publication: 06/09/2015 09:03 EDT Mis à jour: 06/09/2015 09:03 EDT

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    L'immense vague de centaines de milliers de «réfugiés», qui envahit l'Europe est très préoccupante. En fait, elle pose un risque existentiel grave pour celle-ci, occulté par le spectacle des souffrances. Tous les commentateurs de bonne volonté somment l'Europe d'ouvrir grand ses frontières, insensibles au fait que plus les portes sont ouvertes plus le flot deviendra gigantesque. Certes, il faut sauver les vies, mais l'humanisme larmoyant n'est pas la solution. C'est d'abord l'analyse des faits et de leurs conséquences prévisibles qui doit informer les prises de décisions.

    Un article récent du journaliste Alain Mouton de Trends.be, bien documenté, décrit les caractéristiques de cette vague. Tout d'abord, du fait que les réfugiés et faux réfugiés avaient transité par des pays relativement sûrs (Jordanie, Turquie ou même Irak), leur vie n'était plus menacée, sauf par les mafias payées pour les transporter et leur faire franchir les frontières. L'image du petit garçon noyé n'est pas la preuve accablante de combats mortels, mais le simple témoignage des risques encourus lorsqu'on transige avec des réseaux criminels. Les pays européens seraient en droit de rediriger les faux réfugiés vers les pays périphériques d'où ils sont partis, qui ne sont pas il faut le rappeler des zones de combats. Cela ne diminue en rien la tragédie des réfugiés et faux réfugiés ni les maux qu'ils endurent pour atteindre l'Europe, ce continent fantasmé, mille fois préféré à des pays comme l'Arabie saoudite ou l'Iran, les deux pôles emblématiques du sunnisme et du chiisme. Alors soyons clairs, si les réfugiés ou plutôt faux réfugiés, puisque ceux-ci constituent le gros des bataillons qui débarquent en Europe, ont un droit absolu à vouloir un meilleur sort pour eux et leurs familles, pourquoi les pays d'accueil n'auraient-ils pas pareillement le droit et même le devoir impératif de protéger leur culture et modes de vie face à des cultures et des pratiques islamiques offensantes au regard des libertés et si odieuses pour les femmes. Cette peur appréhendée n'est pas hypothétique, elle est vécue depuis des années dans tous les pays occidentaux où se sont installés les adeptes de l'islam.

    Le mythe de l'immigration nécessaire

    Ce qui me fatigue particulièrement, c'est que le journaliste répétait un des mantras de la bien-pensance et des divers patronats, à savoir que cet afflux d'immigrés, dont aucun ne repartira jamais était une chance pour l'Europe parce que celle-ci devait compenser son déficit démographique alarmant, répétant ad nauseam une fausse vérité que les élites intellectuelles et politico-médiatiques martèlent sans cesse contre toute évidence. Penser que la santé économique des pays européens requiert un accroissement constant de main d'œuvre pour d'abord remplacer les départs à la retraite des baby-boomers et ensuite assumer les coûts sociaux des retraites ne tient pas la route. Cette hypothèse serait peut-être justifiée si les pays européens ne disposaient pas d'un volant élevé de chômeurs ce qui est malheureusement le cas et si les nouveaux immigrants étaient nettement plus qualifiés que les citoyens chômeurs en place.

    Or ce n'est pas le cas, car les soi-disant «réfugiés» ne sont pas des immigrants «choisis» pour leurs compétences, ce sont des immigrants "subis". Les coûts sociaux requis pour absorber ces immigrants dépassent généralement leurs contributions calculées sur plusieurs décennies. En Allemagne, des recherches ont mis en évidence que le premier million de Turcs, arrivés au début des trente glorieuses, a fait venir sa parenté et de fait seul un pourcentage réduit de cette population turque en Allemagne travaille, le reste requérant les filets de sécurité sociale des Landër ou de l'État fédéral germanique. Calculée sur plusieurs décennies, selon le chercheur Christopher Caldwell, l'immigration turque en Allemagne a occasionné des coûts financiers et sociaux supérieurs aux avantages pour le pays d'accueil.

    Si l'illusoire logique d'un remplacement continuel des travailleurs par des immigrés devait prévaloir trop longtemps, il faudrait pour chaque génération faire venir des étrangers pour équilibrer les comptes. C'est évidemment absurde, car cela signifierait qu'il faudrait pour chaque pays d'Europe un peuple de remplacement toutes les trois générations considérant que c'est le temps qu'il faut pour que le taux de natalité des nouveaux arrivants rejoigne celui du peuple souche. (Emmanuel Todd, 1999).

    Le vrai problème est ailleurs

    Mais là n'est pas le vrai problème, comme le journaliste Alain Mouton le souligne. L'Europe a connu d'énormes vagues d'immigration et a toujours fini par s'ajuster peu importe le coût financier à court et moyen terme et si le passé est gage de l'avenir, cette nouvelle vague s'intègrera comme les précédentes. Hélas, cette vue optimiste néglige un détail qui est tout sauf insignifiant: auparavant les nouveaux venus, appartenaient quasi tous à la mouvance judéo-chrétienne. Partageant un socle commun de valeurs essentielles, ces immigrés finissaient par se fondre dans le moule commun, et en deux générations, l'espagnol, l'italien, le polonais, le russe ou le portugais devenait français ou allemand ou anglais. Exception qui confirme la règle, l'importante communauté indo-chinoise installée en France (près de 500 000 personnes) n'est pas judéo-chrétienne, mais ses valeurs sont telles que l'intégration de ses membres ne fait aucune vague.

    Ce n'est plus le cas aujourd'hui, ceux qui arrivent sont musulmans et leur intégration se fait mal ou pas du tout pour la grande majorité d'entre eux du fait de leur attachement à l'islam. Il faut comprendre également que dans les siècles précédents, lorsque l'immigré s'installait en France ou ailleurs, il était à toute fin pratique totalement coupé de son pays et culture d'origine et bon gré mal gré n'avait d'autre choix que de s'acculturer au milieu ambiant, de prendre pays en prenant femme. Aujourd'hui, avec les satellites, les téléphones, les réseaux sociaux, les voyages rapides au pays d'origine, un immigré est capable physiquement de vivre en Europe et de rester totalement connecté à sa culture d'origine, en veillant même à créer au besoin un cordon sanitaire autour de ses enfants et de ses femmes, au moyen de marqueurs identitaires pour prévenir toute contamination, c'est-à-dire toute véritable intégration.

    L'immigrant dans sa communauté veut, en bon économiste, le beurre et l'argent du beurre, la sécurité économique sans contrepartie d'acculturation. Lors d'un récent sondage au Canada, 42% des musulmans interrogés reconnaissaient sans ambages que leur foi était incompatible avec la culture du pays, judéo-chrétienne comme en Europe. 42% est un chiffre ahurissant, car on peut imaginer que nombre de sondés musulmans n'ont pas voulu livrer leur vraie position. C'est ce dur clivage qui est inquiétant, car il signale peut-être des cassures irrémédiables à venir dans le tissu sociétal de chaque pays occidental qui refuse de considérer les conséquences d'une politique d'immigration non réfléchie, parce qu'aborder ouvertement le problème serait considéré comme un geste raciste. Et pourtant, durant les 60 dernières années, il n'y a pas un seul pays occidental qui n'ait connu des problèmes de terrorisme islamiste ou des revendications visant à reconfigurer la société d'accueil pour que celle-ci se conforme à leur identité musulmane et non l'inverse. Le journal électronique Al Monitor rapporte que lors du plus récent enregistrement de Baghdadi, celui-ci s'est référé au coran pour déclarer «Dear Muslims, Islam was never a religion of peace. Islam is a religion of combat.» (Al Monitor, sept 1er 2015).

    Pour ceux qui pensent que l'État islamique est une aberration temporaire, rappelons ce que disait Joumana Haddad, écrivaine libanaise, auteure du livre J'ai tué Shéhérazade : Confessions d'une femme arabe en colère (Sinbad 2010): «Ce sont les modérés dans le monde arabe qui constituent l'exception et non l'inverse. La majorité des Arabes aujourd'hui souffrent de l'esclavage religieux». Faut-il de nouveau souligner que les éléments subjectifs d'auto identification chez la plupart des musulmans sont fortement structurés autour de leurs textes sacrés, le Coran et les hadiths et que ceux-ci rappellent incessamment la prétendue supériorité ontologique du musulman sur le koufar (non-musulman, mécréant, etc.).

    Michel Houellebecq a touché un nerf lorsqu'il a correctement diagnostiqué comme d'ailleurs Michel Onfray que le vrai danger sociétal n'est pas la nuisance terroriste, c'est plutôt qu'elle conforte cette étrange pulsion dans tant de pays européens vers la soumission, pulsion qui n'est autre au fond qu'un désir de mort, inévitable lorsqu'on ne croit plus en soi.

    Tragédie humaine et risque existentiel, tout va très bien madame la marquise

    La solution est simple, mais inapplicable en Europe, car celle-ci est paralysée par un ensemble de loi et règlements découlant des conventions de Genève et surtout rendue impuissante par la folie des bien-pensants. Le djihad islamiste table résolument sur ce délitement de l'Occident. Ce n'est même pas un secret, Erdogan le premier ministre islamiste de Turquie l'avait écrit en parlant des soldats de l'islam, que le ventre de leurs femmes allait produire, et des mosquées qui leur serviraient de baïonnettes. Kadhafi avait claironné en conférence de presse: «L'Europe tombera comme un fruit mûr sans qu'on ait besoin de tirer un coup de canon». Vienne fut assiégée deux fois par les Turcs et il s'en fallut de peu qu'une autre partie de l'Europe succombât.

    Aujourd'hui l'invasion est facile, contrairement à l'Australie qui n'a pas cédé, l'Europe s'est couchée.

    Je ne suis pas sûr que le Québec, miné par l'idéologie multiculturaliste, aux prises avec des dangers similaires, ait la même épine dorsale que l'Australie, qui elle déporte automatiquement les faux réfugiés vers la Papouasie-Nouvelle-Guinée, ce qui a considérablement ralenti l'arrivée des faux réfugiés.

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