L’État précise son rôle dans ses quatre aéroports

    mercredi 26 août 2015

    À la suite de l’interview du ministre de l’Équipement, Albert Solia, paru dans La Dépêche du mardi 25 octobre, le service de l’aviation civile d’État a tenu à rappeler le rôle de ce dernier dans la gestion des quatre aéroports qui relève de sa compétence, Tahiti-Faa’a, Bora Bora, Raiatea et Rangiroa.
    Pour son directeur, Patrick Mouysset, la situation des quatre aéroports qui relèvent de la compétence de l’État précise : “La situation administrative de ces quatre aéroports est très claire. En ce qui concerne l’aéroport de Tahiti-Faa’a, une concession a été signée entre l’État et ADT en 2010 pour une période de trente ans. Ce délai de concession se justifie par les investissements qui sont nécessaires au fonctionnement des infrastructures, notamment celle concernant Tahiti-Faa’a. L’État est tout à fait satisfait des investissements qui ont été réalisés par ADT dans la période 2010-2015 et qui ont été financés par des emprunts auprès des banques. ADT a en effet déjà investi 3 milliards de francs sur la période 2010-2014, sans compter les investissements à venir qui se montent à 5,8 milliards de francs sur la période 2010-2017, et qui ont concerné la piste, l’aérogare côté départ international et aujourd’hui le circuit arrivée internationale qui sera terminé avant la fin de l’année.”

    1,3 milliard de francs investi entre 2010 et 2020
    En ce qui concerne les trois autres aéroports (Bora Bora, Raiatea et Rangiroa), Patrick Mouysset rappelle les actions du gouvernement français. “En 2010, l’État a signé avec ADT un arrêté d’occupation temporaire (AOT) de 5 ans pour la gestion des terrains. Le 31 mars 2015, cet arrêté a été prorogé pour une nouvelle durée de 5 ans, portant ainsi la fin des AOT en mars 2020.”
    La prorogation des AOT oblige également Paris à apporter des fonds pour réaliser les investissements nécessaires comme le précise le directeur de l’Aviation civile d’État : “Nous apportons d’une part des fonds pour réaliser les investissements, mais aussi des subventions pour équilibrer le fonctionnement puisque ces trois aéroports sont déficitaires. Si l’on regarde les chiffres pour les trois aéroports, sur la période 2010-2014, nous avons apporté près de 570 millions de francs. Pour ce qui concerne la période 2015-2020, nous avons prévu d’investir 800 millions de francs, dont 55 millions de francs pour rénover la piste de Bora Bora en octobre.”
    Quant aux subventions d’équilibre, celles-ci se montent, selon Patrick Mouysset, à 500 000 F en 2014 pour l’aéroport de Bora-Bora, 18 millions de francs pour l’aéroport de Raiatea et 14,5 millions de francs, soit 33 millions de francs pour équilibrer les comptes de ces aéroports.
    En ce qui concerne la possibilité de transformer Bora Bora en aéroport international pour jets, Patrick Mouysset confirme que cette possibilité fait partie du projet figurant dans le plan d’investissement : “Il y a eu 70 jets qui sont venus à Bora Bora en 2014, dont dix en direct depuis l’étranger. Pour ces dix jets venant de l’étranger des douaniers et du personnel de l’immigration ont été affectés sur place avec l’autorisation du haut-commissaire et aux frais des propriétaires des jets. Par ailleurs, nous avons projeté de construire trois nouveaux postes de stationnement pour les jets d’affaires au courant du deuxième semestre 2016 pour éviter l’encombrement des parkings avec les avions d’Air Tahiti. En tout état de cause, ce n’est pas en changeant de gouvernance que cela va changer l’équation économique sur ces trois aéroports.”
    Pascal Martin

    Projet d’investissements période 2015-2020

    – 300 millions de francs à Bora Bora
    – 100 millions de francs à Raiatea
    – 250 millions de francs à Rangiroa.

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